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La Parité et l’INSMI

Beaucoup de mathématiciens, hommes et femmes, ont l’impression qu’avec la mixité et l’évolution de la société la parité en mathématiques s’acquiert peu à peu. Or les chiffres prouvent qu’il n’en est rien. Au contraire : la proportion de femmes en mathématiques diminue, en particulier en vingt-cinquième section (mathématiques fondamentales). On peut consulter à ce sujet l’article de Laurence Broze et Véronique Lizan sur le site du colloque "Math à Venir" qui s’est tenu en décembre 2009.

Alors que la réglementation permet de prendre en compte les questions de parité dans les comités de sélection nouvellement créés dans les universités, la proportion de femmes dans les comités de sélection des sections de mathématiques est inférieure à celle des femmes dans la discipline, comme le montrent Laurence Broze et Camille Ternynck dans un article à paraître dans La Gazette des mathématiciens.

Cette situation appelle à la réflexion, surtout lorsqu’on la compare à l’évolution à l’étranger, où il y a souvent eu une politique volontariste en matière de parité. Ses répercussions ne se limitent pas au problème de l’équité : pour accroître significativement l’attractivité des mathématiques pour les lycéens et les étudiants, on a besoin d’attirer aussi les filles, et on ne peut ignorer les questions de stéréotypes liés au genre.

La politique du CNRS en matière de parité ne peut se limiter à la seule mission pour la place des femmes, sans articulation avec les instituts, l’INSMI en particulier, qui soutient les initiatives mentionnées sur cette page.

Les acteurs et actions en faveur de la parité en mathématiques, à l’INSMI et ailleurs, sont, entre autres, l’association Femmes & Mathématiques, le forum des jeunes mathématiciennes (rencontre scientifique annuelle de trois jours qui est l’occasion d’aborder le thème de la parité), la liste de discussion, une journée annuelle sur la parité (première édition le 6 juin 2011 à l’IHP).