Le CNRS

 

Actualités

 

Nano-filet pour gaz toxiques

Capter les gaz toxiques produits par l’industrie ? Il y a des matériaux pour ça. Purifier les ressources fossiles extraites du sol ? Ces mêmes objets peuvent s’en occuper. Ces matériaux, ce sont des hybrides poreux faits d’oxydes de métal connectés par un ligand organique. Une famille de ces matériaux vient d’être identifiée par des scientifiques de l'université saoudienne KAUST et de l'ICGM. Ces hybrides ont le potentiel de piéger simultanément dans leurs pores nanoscopiques le dioxyde de carbone et l’hydrogène sulfuré. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Energy le 29 Octobre 2018.

 

La forte diversité morphologique des poissons d'eau douce enfin révélée

Par la mesure de 10 traits morphologiques sur plus de 9 000 espèces de poissons d'eau douce, une équipe de chercheurs de l'EDB et de MARBEC vient de montrer que près de 90 % de la diversité morphologique mondiale de ces poissons est supportée par moins de 5 % des espèces. Ces résultats publiés dans la revue Global Ecology and Biogeography parue le 16 novembre 2018 soulignent la nécessité de conserver non seulement les espèces déjà en danger, mais également de prêter attention aux espèces à morphologie extrême, car leur disparition pourrait affecter l'intégrité fonctionnelle des écosystèmes aquatiques.

 

Domination sociale des femelles chez les hyènes tachetées: « L’union fait la force »

Chez les hyènes tachetées, ce sont les femelles qui dominent les mâles dans un groupe. Jusqu’à présent, cette domination était expliquée par le fait que les femelles sont plus grosses et plus agressives que les mâles. Cependant, une étude menée par de nombreux chercheurs impliquant un chercheur de l'ISEM, montre que la domination des femelles s’appuie sur un soutien social du groupe plus important que pour les mâles. En effet, ces derniers sont plus susceptibles de quitter leur groupe natal et s’installer dans un autre dans lequel ils n’ont aucun lien avec les individus qui le composent.

 

Une extrudeuse pour une synthèse plus verte des peptides

La famille des peptides comprend de très nombreuses molécules d’intérêt, mais leur synthèse utilise très souvent des solvants dits « CMR » : cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. En prenant l’exemple de la synthèse de l’aspartame, un groupe de chercheurs centrés autour de l’IBMM s’est passé de solvants CMR grâce à l’utilisation d’une extrudeuse. Selon ces travaux, publiés dans la revue ACS Sustainable Chemistry & Engineering, cet équipement fait subir au milieu réactionnel des forces mécaniques importantes qui permettent de s’affranchir de l’utilisation de ces solvants nocifs.

 

Sud de Sciences - Premier festival du film scientifique

Pour la première fois à Montpellier, le grand public et les scolaires pourront bénéficier d'un festival du film scientifique. Un moment unique de projections et d'échanges avec des chercheurs et chercheuses sur des sujets de société et de recherche. Une invitation au voyage et à la découverte de nouveaux enjeux sur les moustiques, les origines du Sida, le monde des atomes ou encore la pollution plastique ...

Rendez-vous du 12 au 17 novembre à la maison des étudiants Aimé Schoenig (Richter) à Montpellier

 

Un réarrangement des septines déclenche la cytocinèse chez la levure

Les septines sont des protéines du cytosquelette qui sculptent les membranes. Chez la levure, elles forment un collier au site de division cellulaire et sont requises pour l’assemblage de l’appareil de cytocinèse. Ce travail réalisé par des chercheurs du CRBM a été publié dans Nature Communications. Il montre que les septines doivent ensuite être déplacées en fin de mitose pour permettre la constriction de l’anneau contractile et la cytocinèse. Une cascade de kinases et phosphatase s’active aux centres organisateurs des microtubules pour déclencher ce processus.

 

La magnitude des séismes de subduction pourrait-elle être liée à la rugosité de l'interface sismogène ?

Des chercheurs du laboratoire Géosciences Montpellier ont comparé la rugosité des plaques océaniques, juste avant qu’elles n’entrent en subduction, avec le comportement sismogène de la zone de subduction associée. Ils observent que les séismes de magnitude supérieure à 7.5 se produisent préférentiellement là où les plaques sont le moins rugueuses. La relation est encore mieux observée pour les magnitudes supérieures à 8.5.

 

Les Gaulois embaumaient les têtes de leurs ennemis vaincus

Des textes anciens décrivent que l'une des pratiques rituelles les plus impressionnantes des Celtes pendant l'âge du fer (800 avant J.-C. – fin du Ier siècle avant J.-C.) était de couper les têtes des ennemis tués au combat et de les embaumer pour les exposer devant les maisons des vainqueurs. Un site de fouilles archéologiques au Cailar, dans le sud de la France, a révélé un nombre considérable d'exemples de cette pratique par des analyses chimiques effectuées par des chercheurs de l'ASM et de l'IMBE sur des fragments de restes humains et animaux. L’étude est publiée le 7 novembre 2018 dans la revue Journal of Archaeological Science.

 

Biodiversité : La dispersion des espèces suit-elle toujours les mêmes règles ?

Chez de nombreuses espèces, les individus se déplacent au cours de leur vie afin de s’installer dans des habitats mieux adaptés. Ce processus est appelé dispersion par les écologues. Afin d’améliorer les prédictions scientifiques sur le devenir de la biodiversité face aux changements globaux, il est important de comprendre les mécanismes de la dispersion. Dans une étude parue le 5 novembre dans Nature Ecology & Evolution, des chercheurs internationaux dont une équipe de l’ISEM ont défini certaines règles générales pour expliquer la dispersion d’espèces de règnes très différents.

 

Déterminer et visualiser les structures d’intérêt dans un ensemble de données grâce à l’analyse topologique

À l’occasion d’IEEE VIS 2018, conférence internationale de référence sur la visualisation de données, nous proposons une série d’articles pour découvrir différentes facettes de ce domaine. Dans ce deuxième article, nous détaillons l’analyse topologique de données, c’est-à-dire l’analyse et les propriétés des différents types d’espace des données. Cette famille d’outils mathématiques et informatiques permet d’extraire, de mesurer et de visualiser la structure de données complexes.

 

Premiers lauréats pour l'initiative européenne sur les technologies quantiques

L'Union européenne annonce le 29 octobre 2018 les lauréats FET Flagship Quantum Technologies : d'une ampleur sans précédent, ce programme de recherche européen bénéficie d'une dotation d'un milliard d'euros sur dix ans. Son objectif est de développer les applications des technologies quantiques dans les domaines de la mesure, du calcul, de la simulation ainsi que du traitement et de la communication de l'information, en renforçant les partenariats entre recherche et industrie. L'Union européenne a retenu 20 projets dont 19 de recherche parmi lesquels celui du L2C.

 

Un solide nanoporeux pour une réfrigération plus efficace

Enjeu technologique et environnemental de plus en plus important, la récupération de chaleur peut passer par l’adsorption/désorption de vapeur d’eau. Des chercheurs de l’IMAP et de l’ICGM ont pour cela créé un nouveau matériau hybride nanoporeux, robuste et réalisé en conditions vertes. Selon ces travaux publiés dans la revue Nature Energy, cette poudre présente des performances pour la réfrigération jusqu’à 60 % supérieures aux meilleures solutions actuelles.

 

Attribuer une valeur aux services écosystémiques pour mieux protéger les lagunes

Quelle valeur donner à la nature des territoires lagunaires de Biguglia et des étangs palavasiens ? Dans le cadre de l’Observatoire Homme Milieu – Littoral méditerranéen, une équipe de chercheurs de MARBEC a mené une enquête qualitative auprès des acteurs clés de ces territoires pour réaliser une évaluation non monétaire des services écosystémiques fournis par ces lagunes. Les résultats de cette étude publiés dans la revue Ecologial Economics font ressortir des niveaux de consensus et de divergence quant à la priorisation des services écosystémiques, qui pourraient faciliter la prise de décisions efficaces en matière de conservation et de restauration écologique. 

 

Les mortalités des huîtres juvéniles décryptées

Attaque par un virus puis prolifération mortelle de bactéries : un article scientifique, publié dans Nature Communications, permet désormais de comprendre les épisodes de mortalité massive qui touchent les huîtres juvéniles, en particulier depuis 2008. Dans cette publication, les scientifiques du laboratoire Interactions hôtes-pathogènes-environnements (Ifremer/CNRS/Université de Perpignan via Domitia/Université de Montpellier) révèlent que les huîtres savent déclencher des mécanismes de défense face au virus, certaines à temps pour survivre, d'autres de manière trop tardive.

 

Le rythme des microbes planctoniques de l'océan

Les microorganismes marins qui sont à la base des chaines alimentaires de l'océan jouent un rôle primordial pour le bon fonctionnement de l'écosystème marin. Depuis plus de 10 ans, l’Observatoire Océanologique de Banyuls (en particulier le LOMIC et LECOB) s’est attaché à suivre la diversité microbienne et les paramètres physico-chimiques de l’eau au point SOLA, situé en baie de Banyuls, non loin de Perpignan. Ces travaux publiés dans la revue The ISME Journal ont permis de saisir la complexité des communautés microbiennes et de leurs fonctions mais surtout ils permettent de démontrer les liens étroits qui existent entre microorganismes et l’environnement marin au cours des saisons.

 

La kinase cdk1-cycline A est le facteur déclencheur de la division cellulaire

Lors du cycle cellulaire, l'entrée en division (mitose) nécessite une activation rapide de la protéine kinase cdk1-cycline B. En appliquant un modèle mathématique à la division d’ovocytes de xénope, des chercheurs du CRBM ont montré que l’activation du complexe cdk1-cycline B met en jeu une cascade de phosphorylation aboutissant à l'activation de la phosphatase Cdc25. Cette dernière va déphosphoryler et activer cdk1-cycline B en induisant l’entrée en mitose.

 

Comment le noyau atomique influence les forces de van der Waals

En synthétisant des feuillets de nitrure de bore contenant des proportions différentes des deux isotopes du bore, des physiciens viennent de montrer comment la masse du noyau atomique affecte les propriétés physiques du composé, et notamment la distance et force d’attraction entre feuillets voisins.

 

Les introductions d'espèces bouleversent la biodiversité des poissons d'eau douce du globe

Personne n’avait jusqu’à présent étudié comment, à l’échelle du globe, l’introduction d’espèces de poissons exotiques modifie la diversité fonctionnelle des communautés de poissons d’eau douce. Cela revient à tester si les espèces introduites assurent des rôles écologiques différents (capacités de nutrition ou de locomotion par exemple) de ceux assurés par les espèces natives. C’est désormais chose faite par des scientifiques notamment de MARBEC, qui ont mesuré les traits morphologiques associés à la locomotion et à la nutrition de plus de 9 000 espèces de poissons d’eau douce sur les 13 000 connues. Résultat : alors que les introductions de poissons provoquent un accroissement moyen de l’ordre de 15 % du nombre d’espèces dans les cours d’eau de notre planète – ce qui était connu -, ce changement se traduit par une augmentation moyenne en termes de diversité fonctionnelle de l’ordre de 150 %.

 

Un modèle pour prédire la valeur sélective des hybrides

L'hybridation est couramment observée dans la nature et elle est souvent réalisée au laboratoire dans les recherches en génétique et en agronomie pour améliorer les variétés aussi bien animales que végétales. Malgré de nombreux résultats empiriques sur l'hybridation montrant des issues très variées, allant de la vigueur à la non viabilité des hybrides, nous ne possédons pourtant que très peu de prédictions théoriques, et elles sont restreintes à des cas particuliers. Deux chercheurs de l’ISEM en collaboration avec un chercheur de l’Université de Cambridge viennent de publier dans la revue Evolution Letters un modèle mathématique simple et général qui présente une très bonne adéquation avec de nombreux résultats empiriques.

 

 

La catalyse à l’ADN réussit sa première synthèse totale

La vie lui doit tout, et pourtant l’ADN n’a pas fini de se rendre utile. Les recoins de ses longues chaînes de nucléotides fournissent en effet un environnement chimique unique. Des chercheurs de l’IBMM, de BioCIS et de l’Université Queen Mary de Londres s’en sont servi pour obtenir des réactions jusque-là seulement possibles à l’état solide. Ces travaux bio-inspirés, publiés dans Angewandte Chemie, ont abouti à la première synthèse totale d’un composé naturel avec de l’ADN comme catalyseur.

 

Protéger la biodiversité : un manque de décisions politiques et non de connaissances scientifiques

En quinze ans, presque 13 000 articles de recherche ont été publiés dans les principales revues dédiées aux sciences de la conservation. Pourtant, la biodiversité reste menacée partout dans le monde. Deux chercheurs du CNRS, dont un de l'ISEM, se sont penchés sur ce paradoxe inquiétant en étudiant la littérature. L’un des obstacles majeurs serait la recherche constante d’arbitrages plus favorables aux activités humaines. Cette étude est publiée le 10 septembre dans Trends in Ecology and Evolution.

 

Élucider le mystère des bandes blanches des poissons-clowns

Des chercheurs de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer avec des collègues de l’université de Liège et du laboratoire CRIOBE se sont intéressés aux aspects développementaux et évolutifs des bandes blanches des poissons-clowns. Leur étude, publiée dans BMC Biology le 5 septembre 2018, permet de décrire avec précision pourquoi mais également quand et comment ces motifs apparaissent et de mieux comprendre, à terme, leur rôle dans l’organisation sociale des poissons.

 

Pathologies et interactions sociales : se regrouper pour mieux lutter

Et si les comportements sociaux pouvaient influencer la progression des maladies, même non contagieuses ? C’est ce qu’ont mis en évidence des équipes françaises du CNRS (dont MIVEGEC), avec le soutien de l’IRD, de l’Université Paris-Sud, du CEA et de l’Université de Montpellier, ainsi que de collègues espagnols et australiens. En utilisant un modèle de cancer intestinal chez la mouche, leurs travaux montrent qu’outre l’impact négatif de l’isolement social sur la progression de la maladie, la composition du groupe dans lequel l’individu évolue joue également un rôle. Cette étude est publiée le 3 septembre 2018 dans la revue Nature Communications.

 

Parker Solar Probe : la recherche française décolle en direction du Soleil

Parker Solar Probe deviendra bientôt l'engin spatial à s'être le plus approché du Soleil, en se plaçant à un peu plus de 6 millions de kilomètres de la surface de notre étoile. Cette sonde de la NASA embarquera notamment un instrument mis au point par des chercheurs du CNRS, de l'université d'Orléans et du CNES lors de son voyage dans la couronne solaire. En tout, cinq laboratoires français (dont PROMES) sont impliqués dans cette mission visant à lever le voile sur les phénomènes observés dans l'atmosphère du Soleil. La sonde a quitté la Terre le 11 août 2018.

 

L'écorce fait la force

Quelles forces permettent à un arbre de se tenir droit ? Pour pousser droites, les plantes ont besoin d'un système moteur qui contrôle leur posture en générant des forces pour lutter contre la gravité. Les scientifiques ont longtemps pensé que cette fonction motrice n'était contrôlée que par les forces internes du bois. Des chercheurs de l'Ecofog et du LMGC montrent, dans une étude publiée dans New Phytologist, que l'écorce est aussi impliquée dans la génération de contraintes mécaniques chez plusieurs espèces d'arbres.

 

La beauté ne fait pas tout chez les poissons tropicaux

Les poissons tropicaux les moins attractifs ont une richesse fonctionnelle en moyenne 33 % supérieure à celle des poissons considérés comme les plus beaux, selon une étude menée par Marbec. Notre perception de la beauté du vivant peut ainsi biaiser notre perception de la diversité écologique. Cette étude nous interpelle sur nos motivations à préserver la biodiversité. Publiée dans Scientific Reports, elle a reçu un financement du CNRS et de la Fondation de France.

 

Le génome du lièvre ibérique garde la mémoire d'un « fantôme » du passé

Une étude internationale menée au CIBIO/InBio (Portugal) et à l’ISEM, parue dans la revue Genome Biology, montre que le lièvre ibérique possède de nombreux fragments de génome du lièvre variable, une espèce arctique pourtant non présente dans la péninsule ibérique. Certains de ces fragments ont même envahi les populations ibériques. L’étude explique comment et pourquoi de tels envahissements ont pu se produire, illustrant les conséquences positives et négatives possibles de l’hybridation interspécifique.

 

Anti-inflammatoires non stéroïdiens et analgésiques pendant la grossesse : un danger pour la fertilité ?

Le paracétamol et l’ibuprofène sont des médicaments parmi les plus prescrits pendant les premiers mois de grossesse. L’étude, menée dans le modèle souris, montre que l’exposition à ces molécules pendant le développement précoce de l’embryon, affecte la formation et la maturation de l’organe reproducteur et conduit à une baisse de fertilité de leur descendance. Ce travail, mené en collaboration avec l'IGH et publié dans la revue FASEB Journal, suggèrent une réévaluation de l’utilisation de ces médicaments par la femme enceinte.

 

Décrypter les génomes pour comprendre la formation des espèces

La nature et la chronologie des changements génétiques conduisant à la naissance de nouvelles espèces demeurent mal connues. Le séquençage de génomes complets donne dorénavant accès à de nouvelles informations qui permettent de traduire les variations des séquences d’ADN en un livre de l’histoire des espèces. C’est ce type d’approche, publié dans la revue Nature Communications, qu’a développé une équipe de l’ISEM en collaboration avec l’unité MARBEC, pour reconstituer l’histoire de la spéciation chez une espèce de poisson marin, le bar européen.

 

Quand le coeur dépasse ses limites

Après une course d’endurance extrême, le cœur peut présenter une dysfonction qui perdure et dont les mécanismes cellulaires demeurent inconnus. Des chercheurs du PhyMedExp et du LaPEC ont identifié les mécanismes qui affectent la contractilité cardiaque en fonction de la durée de l’exercice. Cette étude, publiée dans la revue International Journal of Cardiology, décrit des interactions entre les signalisations redox et adrénergiques à l’origine de désordres fonctionnels de la machinerie contractile cardiaque pouvant contribuer à différentes pathologies cardiaques.

 

Les oiseaux à guano du Pérou sensibles à l’accessibilité de leurs proies et à la pêche industrielle à l’anchois

Les populations d’oiseaux marins au Pérou sont en partie régulées par l’accessibilité à leur proie principale, l’anchois péruvien, et par les prélèvements d’anchois effectués par la pêche industrielle. C’est ce que révèle une étude à long terme (près de 50 ans) dirigée par des laboratoires dont Marbec et publiée dans Ecography. Ces résultats pourraient contribuer à mieux gérer la pêche dans l’écosystème marin de Humboldt en tenant compte des besoins des oiseaux et de la variabilité climatique.

 

Les Romains chassaient-ils la baleine en Méditerranée ?

La chasse commerciale à la baleine, jusqu’ici considérée comme ayant commencé avec les baleiniers basques vers 1 000 après J.-C., a entrainé la disparition des baleines franches (Eubalaena glacialis) et des baleines grises (Eschrichtius robustus) dans l'Atlantique Nord-Est. Une équipe internationale, impliquant des chercheuses du CEFE, a utilisé de nouvelles techniques d’analyses moléculaires pour étudier des os de baleines provenant de sites archéologiques d’usines romaines de salage de poisson dans le détroit de Gibraltar. L’équipe a montré qu'il y a 2 000 ans, des baleines grises et des baleines franches étaient présentes en Méditerranée, probablement pour s’y reproduire.

 

Comment nos bronches évacuent le mucus

En reconstituant in vitro un tissu bronchique, des chercheurs dont certains de l'IMAG ont mis en évidence à l’échelle centimétrique une organisation spontanée des cellules ciliées à l’origine d’un mouvement circulaire du mucus. Ce travail est publié dans la revue Scientific reports.

 

Des mutations "gain de fonction" d'un canal calcique dans l'atrophie cérébelleuse de l'enfant

Des chercheurs de l’IGF (Montpellier) et de l’Imagine (Paris) se sont associés pour identifier et caractériser des gènes responsables de l’atrophie cérébelleuse de l’enfant. Cette étude, publiée dans la revue Brain, identifie comme mécanisme causal de cette pathologie, l’activité exacerbée d’un canal calcique de type T.

 

Inauguration de HUman at home projecT (HUT)

Comment la technologie peut-elle améliorer nos conditions d'habitation ? Comment interagirons-nous avec le logement « intelligent » ? Quelles informations est-il possible et souhaitable de partager ? Quel cadre législatif futur pour ces données ? Porté par le CNRS, l'Université de Montpellier et l'Université Paul-Valéry Montpellier 3, le projet Human at Home (HUT) se penchera sur ces questions grâce à un « appartement-observatoire » habité à partir d'octobre 2018. Membre du consortium, Montpellier Méditerranée Métropole soutient le projet qui s'inscrit dans son approche de la Cité intelligente. L'expérience HUT a été inaugurée à Montpellier le 26 juin 2018.

 

Des sédiments révèlent l'histoire de l'exploitation minière et métallurgique dans les Balkans de l'âge de Bronze à la révolution industrielle

Les Balkans sont comme le berceau de l'exploitation des ressources en minéraux et de la métallurgie en Europe. En analysant un enregistrement géochimique continu et à haute résolution provenant de sédiments d'une tourbière de l'ouest de la Serbie, des chercheurs de la Northumbria University (Royaume-Uni), de l’Académie des Sciences de Roumanie, et de l’ISEM  montrent que le signal de pollution anthropique au plomb n’a cessé de croître depuis l'âge du bronze. De plus, cette augmentation est régulière tout au long des périodes romaines et byzantines et jusqu'à la période médiévale. Ces travaux sont parus dans la revue PNAS.

 

Un nouveau modèle rhéologique pour expliquer les glissements lents et les trémors non volcaniques

Le développement récent de réseaux haute résolution sismologiques et géodésiques denses a permis la découverte de nouveaux signaux transitoires appelés séismes lents, parmi lesquels on trouve les trémors non-volcaniques et les glissements lents épisodiques. La combinaison de ces phénomènes est communément observée le long des frontières de plaques, entre la zone sismogénique bloquée à faible profondeur et la zone en fluage ductile à plus grande profondeur. Cette association définie des glissements et trémors épisodiques (Episodic Tremor and Slip, ETS), systématiquement associés à des surpressions de fluides ainsi qu’à des conditions proches de la rupture. La physique cachée derrière les ETS reste peu comprise de nos jours. Dans une publication récente parue dans Geophysical Research Letters, les auteurs de Géosciences Montpellier proposent un nouveau modèle mécanique basé sur l’étude de microstructures pour expliquer ces phénomènes transitoires.

 

L'efficacité des réserves marines compromise par la proximité humaine

Les bénéfices écologiques des réserves marines situées à proximité de l'Homme sont limités. C'est ce que démontrent des chercheurs de l'Université de Montpellier, de l'IRD et de l'Université de la Nouvelle-Calédonie, en association avec le CNRS, qui ont étudié 1 800 récifs coralliens, dont 106 situés dans 20 réserves marines. Ces travaux sont publiés dans PNAS le 18 juin.

 

La grande oxygénation de l’atmosphère terrestre revisitée

Pour comprendre quand, comment et à quelle vitesse l’oxygène est devenu un composant de notre atmosphère entre environ 2,5 et 2,2 milliards d’années, une équipe international,e comprenant des chercheurs de OSU OREME et Géosciences Montpellier, a étudié la systématique des quatre isotopes du soufre dans plus de 700 mètres de dépôts sédimentaires australiens. Les résultats obtenus montrent que l’oxygénation de la planète a commencé bien plus tôt que traditionnellement admis et que son enregistrement n’a pas été synchrone d’un continent à l’autre (Australie, Afrique du Sud, Amérique du Nord) mais étalé dans le temps sur presque 300 millions d’années. Ce décalage apparent reflète un effet local lié à l’altération en conditions oxydantes de surfaces continentales plus anciennes.

 

Un nouveau mécanisme d'activation de l'expression des gènes chez Mycobacterium tuberculosis

Chez les bactéries, la sous-unité sigma de l'ARN polymérase contrôle la reconnaissance des promoteurs et l'initiation de la synthèse de l'ARN. En utilisant la méthode de transfert d'énergie de Förster entre molécules uniques (smFRET), les chercheurs de l'IRIM et du CBS ont démontré que Mycobacterium tuberculosis utilise un mécanisme d'activation transcriptionnelle encore inconnu dans lequel l'ARN polymérase conserve la sous-unité sigma en conformation inactive "fermée" sauf si elle est stabilisée en conformation active "ouverte" par la protéine activatrice RbpA.

 

L’homme, une espèce cancérigène pour la faune sauvage ?

Une étude menée en collaboration entre le CNRS (MIVEGEC), les Etats-Unis (Arizona State University et Louisiana State University) et l’Australie (Deakin University) publiée dans Nature Ecology and Evolution suggère que les activités humaines pourraient conduire à une augmentation des taux de cancer dans la faune sauvage. Ainsi, l’espèce humaine pourrait être définie comme une espèce cancérigène avec des conséquences majeures sur le fonctionnement des écosystèmes.

 

Une journée avec le président-directeur général du CNRS

Dès sa nomination à la présidence du CNRS fin janvier, Antoine Petit a souhaité visiter les 18 délégations régionales. A l'occasion de sa visite à Montpellier vendredi 8 juin, la convention pluriannuelle de partenariat entre le CNRS, l'université de Montpellier et l'ENSCM a été signée. Retour sur une journée dense et fructueuse.

 

Un dioxyde de titane hybride nanoporeux photoactif

Pour combiner les performances optoélectroniques déjà prometteuses du dioxyde de titane, utilisé notamment pour les cellules solaires, et celles des solides nanoporeux, des chercheurs de l’Institut des matériaux poreux de Paris, de l’ICGM et de l’Institut de recherche de chimie Paris ont créé un matériau hybride nanoporeux stable et plus « vert ».

 

Une réapparition de la vie rapide au point d’impact de l’astéroïde qui aurait achevé les dinosaures

Il y a environ 66 millions d’années, à la fin du Crétacé, un astéroïde est entré en collision avec la Terre, mettant fin au règne des dinosaures et éradiquant 76% des espèces. Tandis que l’astéroïde tueur a engendré la disparition de nombreux organismes vivants, il n’a fallu que quelques années pour que la vie marine réapparaisse dans le cratère de Chicxulub généré au point d’impact, et 30 000 ans pour qu’un écosystème foisonnant s’y développe. Ce retour à la vie s’est fait bien plus rapidement qu’en d’autres points de la planète. Ce sont les résultats de l’étude récemment publiée dans la revue Nature par une équipe internationale de scientifiques dont des chercheurs de Géosciences Montpellier.

 

Décryptage du chemin évolutif de l’agent du paludisme le plus meurtrier

L’itinéraire de l’évolution du parasite humain le plus virulent, Plasmodium falciparum responsable du paludisme, vient d’être révélé. Il appartient à la famille des agents paludéens nommés Laverania qui infectent uniquement l’homme et les grands singes africains, chimpanzés et gorilles. Un travail publié le 21 Mai 2018 dans la revue Nature Microbiology, fruit d’une collaboration entre chercheurs du CNRS, de l’Institut de Recherche pour le Développement, du Wellcome Sanger Institute (U.K.) et du Centre International de la Recherche Médicale (Gabon), montre que l’émergence de ce parasite spécifique à l’homme est plus récente que l’on ne le pensait.

 

Chez les tiques, vivre de sang grâce à des bactéries

Comment les tiques survivent-elles à une alimentation uniquement composée de sang ? Une étude publiée dans Current Biology vient de mettre en évidence le rôle déterminant de bactéries symbiotiques qui synthétisent des vitamines B peu présentes dans le sang ingéré par les tiques et pourtant essentielles à leur cycle de vie. Privées de leurs bactéries symbiotiques, les tiques ne peuvent pas atteindre l’âge adulte ou se reproduire. Ces travaux, menés par des chercheurs du CNRS (notamment de MIVEGEC et de l'IBMM) et du Cirad, montrent également que la capacité de ces bactéries à synthétiser des vitamines B dérive d’un ancêtre pathogène dont le génome s’est progressivement dégradé..

 

Un supergène pour la survie

Chez certains papillons, la survie passe essentiellement par les motifs colorés qu'ils arborent sur leurs ailes. Des chercheurs du CEFE en collaboration avec des équipes britanniques et américaine ont étudié les génomes de papillons tropicaux (Heliconius numata) pour comprendre l'origine de la diversité de leurs motifs colorés. Ils ont identifié un supergène, apparu il y a 2 millions d'années, suite à une hybridation puis transmis de génération en génération et qui serait la clef de cette diversité. Cette étude est publiée dans Current Biology.

 

Des traces de notre lointain passé insectivore

Grâce à la génomique, il est aujourd’hui possible d’en savoir plus sur le régime alimentaire des mammifères qui vivaient sur Terre au temps des dinosaures, il y a 100 millions d’années. Des chercheurs de l’ISEM et de l’Université de Californie à Berkeley se sont intéressés au gène CHIA qui permet de produire la chitinase, une enzyme capable de dégrader la chitine composant les carapaces des insectes. Ce gène était déjà connu pour être présent chez l’Homme. En étudiant 107 espèces de mammifères actuels, les scientifiques ont découvert que leur génome conservait les traces de l’histoire évolutive de CHIA. Existant probablement en 5 versions, ce gène a traversé les âges en s’inactivant petit à petit lorsque les mammifères délaissèrent progressivement le régime insectivore après la disparition des dinosaures. Cette étude, publiée le 16 mai 2018 dans Science Advances, démontre que l’humain comme le rhinocéros ou le dauphin a conservé dans son génome des « fossiles moléculaires » hérités d’un lointain ancêtre commun qui côtoyait les dinosaures et mangeait essentiellement des insectes.

 

Péricytose dans le cerveau épileptique

Les péricytes sont des cellules situées sur la paroi externe des vaisseaux capillaires. Une étude d’imagerie dynamique transcrânienne chez la souris a permis d’établir une restructuration fonctionnelle de ces cellules sur le système vasculaire cérébral suite à l’induction d’un état épileptique. Les dysfonctionnements hémodynamiques et hémorragiques associés sont efficacement traités avec du PDGF-BB, un facteur trophique spécifique des pericytes.

 

La survie d'oiseaux marins affectée par les cycles océaniques

Dans le contexte du changement climatique global, des chercheurs du CEFE et leurs collaborateurs internationaux ont mis en évidence l'impact de cycles océaniques (oscillation décennale Pacifique et El Niño) sur la survie d'un oiseau marin, le Fou de Nazca, nichant aux îles Galapagos. Ils démontrent notamment pour la première fois que des cycles longs (courant sur plusieurs décennies) affectent directement la survie des populations adultes. Ces travaux publiés dans le numéro de mai de la revue Ecology pourraient s'étendre par la suite à d'autres oiseaux marins.

 

Le champignon responsable de la dévastation des populations d'amphibiens à travers le monde provient d'une colonisation récente en provenance de l'Asie de l'Est

.Une nouvelle étude menée notamment par des chercheurs de l'Imperial College de Londres, l'EPHE, le CNRS (CEFE) montrent que le champignon pathogène qui ravage actuellement les populations d'amphibiens sur tous les continents est originaire d'Asie de l'Est. Cette colonisation s'est faite au cours du XXème siècle, et le commerce international des amphibiens a favorisé cette épidémie.
Les chercheurs soulignent la nécessité de renforcer la biosécurité à travers les frontières, y compris une interdiction potentielle du commerce des amphibiens comme animaux de compagnie, pour assurer la survie des espèces vulnérables..

 

La migration des oiseaux, une histoire d’énergie

Les oiseaux migrent pour optimiser la balance entre apport et dépense énergétique, rapporte une étude par Marius Somveille (Université de Oxford), Ana Rodrigues (CNRS, chercheuse au CEFE) et Andrea Manica (Université de Cambridge), publiée en ligne cette semaine dans la revue Nature Ecology & Evolution. Cette règle s’applique également aux espèces non-migratrices et apporte une explication à la distribution globale de tous les oiseaux.

 

Protection de la mégafaune : la diversité invisible des requins révélée à partir de fragments d'ADN dans l'océan

Une étude internationale, conduite en Nouvelle-Calédonie par des chercheurs de l'IRD, de l'Université de Montpellier et de l'EPHE-PSL, en association avec le CNRS, montre que des fragments d'ADN dans l'eau de mer révèlent la présence d'espèces rares et craintives de requins là où on les pensait disparues. Ces résultats, publiés le 2 mai 2018 dans la revue Science Advances, remettent en cause la distribution géographique de ces espèces et interpellent sur la protection de ces populations résiduelles dans les écosystèmes soumis à l'impact de l'Homme. MARBEC et le CEFE ont pris part à ces résultats.

 

Changement climatique et pratiques locales : double peine pour un récif corallien

Arrêt Upolu, une des neuf îles de l'État des Samoa, dans l'océan Pacifique. Connu par les amateurs de plongée, ce récif corallien isolé promettait une riche biodiversité aux scientifiques embarqués dans l'expédition Tara Pacific, principalement du CNRS (Lomic, Criobe), du CEA et de la King Abdullah University of Science and Technology (Arabie Saoudite). Alors que certains signaux de blanchissement avaient été observés sur leur route, l'état des récifs d'Upolu s'est avéré beaucoup plus fortement dégradé : la couverture corallienne y est inférieure à 10 % pour plus de 80 % des 124 sites considérés. Selon les scientifiques, cette situation s'explique par la conjugaison de facteurs globaux et locaux. Leur étude est publiée dans la revue Marine Pollution Bulletin.

 

Le changement climatique renforce la sensibilité du fonctionnement des écosystèmes forestiers à la diversité en espèces d’arbres

Le changement climatique affecte le fonctionnement des écosystèmes directement à travers les impacts sur la physiologie des organismes, mais il a également un impact indirect à travers les changements dans la composition et la diversité des communautés. Pour la première fois, une étude publiée dans Scientific Reports par des chercheurs du CNRS, notamment du CEFE, de l'Institute of Terrestrial Ecosystems de Zürich, de l'Université de Freiburg et de l'INRA a quantifié l’importance relative de ces effets directs et indirects par simulations, sur un gradient climatique de forêts tempérées européennes. Les résultats montrent que les effets indirects liés au changement de composition des communautés ont été largement sous-estimés jusqu’ici.

 

Culex pipiens, le moustique qui stérilise sa femelle

Certains moustiques mâles Culex pipiens sont capables de stériliser les femelles de leur propre espèce. Des chercheurs de l'ISEM ont contribué à expliquer les mécanismes sous-jacents à ce phénomène. Les facteurs qui stérilisent les femelles moustiques ne sont pas codés par le génome des mâles mais par celui de bactéries, appelées Wolbachia, qui habitent les cellules de leurs testicules. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Communications. La connaissance de ces mécanismes permettrait de lutter contre des maladies virales dont les moustiques sont des vecteurs.

 

Un nouveau lien entre intégrité du génome et inflammation

Des chercheurs de l’IGH, ont mis en évidence un nouveau rôle pour la protéine SAMHD1 dans la réplication de l’ADN. En absence de SAMHD1, des petits fragments d’ADN produits par la réplication anormale des chromosomes s’échappent du noyau et s’accumulent dans le cytoplasme, où ils activent des senseurs de l’immunité innée. Ces résultats permettent d’expliquer pourquoi la perte de SAMHD1 induit une inflammation chronique dans le syndrome d’Aicardi-Goutières. Ces travaux ont été publiés le 18 avril 2018 dans la revue Nature.

 

Effet du mélange vertical sur la dynamique du phytoplancton et l'exoportation de carbone organique en Méditerranée occidentale

Dans le cadre du programme MERMEX (Marine ecosystems response in the mediterranean experiment, composante biogéochimique du méta-programme MISTRALS), des chercheurs (en particulier du Lomic) ont montré qu’au cours de l’année 2012/2013, l'exportation de carbone organique sous la couche éclairée (150 m) et son transfert vers les eaux profondes (800 m) ont été respectivement 5 et 8 fois plus élevés dans la région de convection profonde du golfe du Lion que dans le sous-bassin algérien. Le transport latéral, associé à la dispersion des eaux denses profondes vers le sud du bassin, et la forte variabilité interannuelle du mélange hivernal dans cette région suggèrent qu'une quantité importante de matière exportée est séquestrée dans les masses d’eau profondes.

 

L'activité oncogénique d'une pseudo-kinase réputée inactive élucidée

Les enzymes de la famille des protéine-kinases sont des cibles thérapeutiques dans le traitement du cancer mais  10% d’entre elles, dites pseudo-kinases, sont supposées non-catalytiques et ne donc sont pas considérées a priori, comme des cibles intéressantes. Une collaboration entre chercheurs du CBS et du CRBM montre la structure de la pseudo-kinase oncogénique Pragmin et révèle son mode d’action, impliquant l’activation de CSK, une kinase active.

 

Des membranes artificielles bio-inspirées pour filtrer l’eau

Alors que l’accès à l’eau potable est considéré comme l’un des principaux enjeux du XXIème siècle, des scientifiques viennent d’ouvrir la voie à de nouveaux procédés de filtration. S’inspirant de protéines cellulaires, ils ont développé des membranes dotées de canaux artificiels asymétriques à l’intérieur desquels ils ont pu observer de l’eau « chirale », une propriété qui favorise les flux de matière indispensables à la filtration. Ces travaux, menés par des chercheurs CNRS de l’IEM et du LBT, en collaboration avec des scientifiques américains, sont publiés dans Science Advances du 23 mars 2018.

 

Un médicament anti-leucémique pour traiter les cancers colorectaux métastatiques ?

Le cancer colorectal métastasique est de très mauvais pronostic avec seulement 10% de chance de survie à 5 ans. Les travaux publiés le 9 février dans la revue EMBO Molecular Medicine montrent que l’inhibition de l’activité du récepteur au collagène DDR1 par un médicament anti-leucémique, le nilotinib, permet de réduire les propriétés métastatiques des cellules de cancer colorectal. Ce médicament pourrait donc permettre d’améliorer l’efficacité des traitements thérapeutiques de ces cancers agressifs.

 

Diatomées pico- et nano-planctoniques : une importance sous-estimée dans les cycles biogéochimiques océaniques

Les diatomées sont l'un des principaux groupes de producteurs primaires des océans, responsables chaque année d'environ 20 % du CO2 fixé par photosynthèse sur Terre. Si dans les modèles biogéochimiques, elles sont généralement assimilées au microphytoplancton (20-200 µm), il existe de nombreuses diatomées appartenant au nano- (2-20 μm) voire au pico- (< 2 μm) phytoplancton. En raison de leur très petite taille, elles sont difficiles à détecter par les méthodes classiques d'observation et sont très mal caractérisées. Au cours de la campagne DeWeX-MERMEX dans le nord-ouest de la Méditerranée, des chercheurs ont mis en évidence une floraison printanière massive en 2013 de la plus petite diatomée connue (Minidiscus). En parallèle, l'analyse des données de métagénomique acquises au cours de l'opération Tara Oceans leur a permis de révéler une présence significative à l'échelle mondiale, et largement sous-estimée jusqu'à présent, de ces petites diatomées. Les chercheurs ont aussi démontré que ces espèces pouvaient être exportées rapidement vers les zones méso- et bathypélagiques sous forme d'agrégats et que des diatomées pico- et nanoplanctoniques pouvaient ainsi localement contribuer à la pompe biologique tout en alimentant également la boucle microbienne.

 

Des marques épigénétiques au service de la recombinaison méiotique

La recombinaison homologue est à l’origine d’échanges entre chromosomes lors de la méiose, division cellulaire spécialisée qui génère les gamètes haploïdes. Ces échanges ont lieu dans des régions du génome de taille restreinte, déterminées chez l’homme et la souris par les sites de fixation de la protéine PRDM9. Des chercheurs de l’IGH ont mis en évidence le rôle essentiel de l’activité méthyl-transférase de PRDM9 dans la détermination des sites de recombinaison méiotique chez la souris.

 

Volcanisme, climat et peuplement paléolithique en Méditerranée : des interactions complexes

Au sein du programme de recherche pluridisciplinaire « Le peuplement paléolithique des Abruzzes : le gisement de Valle Giumentina dans le cadre du Paléolithique ancien et moyen d’Italie et d’Europe », une équipe de recherche franco-italienne coordonnée par l’École Française de Rome en collaboration avec le CNRS, le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, le CEA et l’Università di Siena, a mis en évidence un lien entre éruptions volcaniques, changement climatique, formation des sols et phases d’occupation humaine au Paléolithique inférieur dans le sud de l’Europe. Les résultats viennent d’être publiés dans la revue Quaternary Science Reviews.

 

Protéger à la fois la richesse et la connectivité des espèces dans un réseau d’aires marines protégées augmente la persistance de ces espèces

Des chercheurs de l’EPHE, de l’Université de Montpellier, avec le soutien du CNRS, ainsi que de quatre universités ou instituts étrangers ont montré que considérer la connectivité des populations de poissons en plus de la richesse en espèces augmente la persistance des populations dans le réseau des aires marines protégées (AMP) de la mer méditerranée. Cette étude publiée dans la revue scientifique Conservation Letters en février 2018 est la première à montrer un bénéfice d’un réseau d’AMP sur la persistance des populations en considérant conjointement la représentation en espèces et leur connectivité.

 

MacrilenTM, nouvel outil pour identifier le déficit d'hormone de croissance chez l'adulte

Spécialisés dans l'étude du récepteur qui contrôle la libération de l'hormone de croissance, des chercheurs de l'IBMM sont à l'origine du JMV1843, un composé qui active le récepteur et permet la libération de l'hormone. Rebaptisé MacrilenTM, le JMV1843 vient d'obtenir une autorisation de mise sur le marché en Amérique du Nord pour le diagnostic de déficience de l'hormone de croissance, chez l'adulte. D'autres applications pourraient suivre…

 

La conversion rapide des bois coulés en source d'énergie chimiosynthétique

Avec leurs applications prometteuses, les ondes térahertz suscitent un fort engouement et demandent l’adaptation de nombreux composants électroniques. Des chercheurs de l’IES, du L2C et des universités de Manchester et de Shandong ont développé un détecteur d’ondes térahertz en graphène fonctionnant à température ambiante. Ses performances allient exceptionnelle sensibilité et réduction du bruit. Ces travaux sont publiés dans la revue Nano Letters.

 

Mesurer l’impact de la pollution marine grâce aux tortues

Les déchets marins, en particulier les plastiques, envahissent l’ensemble des mers et des océans de par le monde et ont un impact sur la faune marine. Des politiques internationales de réduction de la pollution marine sont mises en place et il est nécessaire d’évaluer l’évolution de la situation suite aux mesures prises par les Etats membres. Le projet européen INDICIT (INDICator Impact Turtle) vise à les soutenir en proposant des indicateurs d’évaluation de l’influence des politiques de réduction sur la quantité de déchets en mer.

 

Recherche scientifique : limiter la « crise de reproductibilité »

La science est actuellement confrontée à une « crise de reproductibilité » car les résultats de nombreuses expériences s’avèrent non répétables. Pour répondre à ce défi crucial dans le contexte de la recherche en écologie, la même expérience a été répétée dans 14 laboratoires de 5 pays européens. Cet effort international, piloté par des chercheurs du CNRS (Ecotron européen de Montpellier, CEFE) en collaboration avec l’ENS, AgroSup Dijon, l’INRA et l’IRD, a montré qu’il est possible de réduire la variabilité inter-laboratoire des résultats par l’introduction contrôlée de diversités génétiques parmi les organismes expérimentaux.

 

Un ancien mécanisme pour savoir où mettre sa tête

La régionalisation antéro-postérieure du système nerveux des vertébrés est mise en place par la voie Wnt. Sébastien Darras du laboratoire BIOM, en collaboration avec des chercheurs américains, montre qu'un ver marin, l'hémichordé Saccoglossus kowalevskii, utilise le même mécanisme pour définir son axe antéro-postérieur. Ces résultats qui révèlent l'origine ancienne de ce mécanisme, viennent d'être publiés dans la revue PLoS Biology.

 

La conversion rapide des bois coulés en source d'énergie chimiosynthétique

Dans les profondeurs marines, les bactéries transforment en quelques semaines seulement le bois en une nourriture abondante, via la chimiosynthèse. Grâce à  un dispositif expérimental unique déployé à 500 mètres de profondeur, les chercheurs du LECOB ont révélé que les microorganismes pionniers utilisent le soufre comme vecteur d’énergie pour restituer à la surface du bois les ressources piégées dans la matrice ligneuse, avant que les bivalves foreurs ne propagent ce processus au coeur du bois.

 

De nouveaux dispositifs sur silicium grâce à une combinaison de dépôts physique et chimique

Des chercheurs de l'IES, en collaboration avec l'INL, ont réalisé des nanostructures d'oxydes ferroélectriques sur silicium en combinant l'épitaxie par jets moléculaires avec une méthode de dépôt chimique en phase aqueuse. Ces travaux, publiés en couverture dans la revue Small, ouvrent une voie à la réalisation de nouveaux dispositifs de capteurs et de mémoires.

 

Des interactions rares mais très spécifiques façonnent la structure de l'ADN

Il y a moins de 5 ans, un nouveau niveau d'organisation structurale de l'ADN a été démontré, jouant un rôle clé dans la régulation de plusieurs activités cellulaires et pouvant mener, s'il est altéré, à des pathologies graves. La manière dont les différents éléments de l'ADN interagissent pour donner naissance à ces structures était jusqu'à présent difficile à observer et à quantifier. L'équipe de Marcelo Nollmann au CBS démontre que la fréquence d'interaction entre ces régions d'ADN change entre différents types de cellules. Bien que rares, ces changements subtils d'une cellule à l'autre peuvent être d'une importance fondamentale pour la structure de la chromatine, le développement des organismes et dans l'apparition d'éventuelles altérations pathologiques. Ces travaux ont été publiés le 24 novembre 2017 dans la revue Nature Communication.

 

Des puces pour modéliser et mieux comprendre la maladie de Huntington

En combinant l'utilisation de neurones issus de souris modèles de la maladie de Huntington, une maladie neurologique d'origine génétique, et la technologie microfluidique, l'équipe de Frédéric Saudou du GIN, en collaboration avec Benoit Charlot, de l'IES, a reconstitué sur une puce le circuit neuronal atteint chez les patients. Cette étude qui a permis d'identifier un nouveau mécanisme pathogénique, a été publiée dans la revue Cell Reports le 2 janvier 2018.

 

L’agriculture andine, l’histoire d'une adaptation

En Bolivie, l'essor de l'agriculture durant la période préhispanique a permis aux populations de surmonter une longue période de climat défavorable. Les sociétés locales, peu hiérarchisées, ont su mettre en place des techniques de production durables, pouvant être des sources d'inspiration pour faire face aux changements globaux actuels. Cette étude menée par une équipe de chercheurs franco-argentins (IRD, CNRS, CONICET) est publiée dans Science Advances.

 

Fièvre nocturne chez une microalgue marine

L'algue verte marine microscopique Ostreococcus est un organisme modèle pour un grand groupe de plancton photosynthétique présent dans les océans du monde entier. Il peut être infecté par de gros virus à ADN. Ces virus lysent leurs cellules hôtes, libérant ainsi des nutriments cellulaires dans l'environnement et contrôlant les populations de phytoplancton. Une équipe du BIOM de l'Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer a étudié en détail le cycle de vie d'un virus, en révélant quels gènes de l'hôte et du virus sont exprimés séquentiellement à différents moments sur une période d'infection de 27 heures. Cette étude a été publiée le 29 novembre 2017 dans le Journal of Virology.

 

Pourquoi les doses faibles de médicaments anticancéreux pourraient être plus efficaces ?

Des équipes de l’IGMM et de l'ISEM apportent la première validation expérimentale du concept de la “Thérapie Adaptative” fondée sur les principes de l’évolution Darwinienne. Cette stratégie thérapeutique émergente repose sur l’idée, non encore validée, que l’administration de doses réduites d’anticancéreux qui arrêtent la prolifération des cellules cancéreuses, pourrait se révéler plus efficace en maintenant une compétition entre cellules sensibles et résistantes à la chimiothérapie. Cette étude publiée le 8 décembre 2017 dans la revue Nature communications, confirme ce principe en démontrant que l’efficacité des régimes de Thérapie Adaptative dépend de la compétition spatiale au sein des tumeurs.

 

La planète dans une boule de cristal - enjeux et limites de la prédiction en écologie

Face à la crise environnementale, on attend beaucoup du développement d’une écologie plus prédictive. Mais en quoi consiste exactement la prédiction écologique ? Des chercheurs en philosophie et en écologie se penchent sur cette question (CEFE, IHPST et ISEM) dans un article paru dans la revue Oikos. Ils identifient deux formes de prédiction qui n’ont pas le même statut épistémique et qui ne font pas face aux mêmes difficultés, selon que la prédiction est un outil de corroboration des théories scientifiques ou une anticipation de futurs possibles. Ils montrent qu’une distinction explicite de ces deux dimensions est doublement favorable à l’écologie : dans sa mission d’avancement des connaissances et dans ses capacités d’aide à la décision.

 

Evoluer pour mieux tolérer les nouveaux venus : quand Darwin est réveillé par une invasion

L’invasion d’une espèce introduite peut déclencher l’évolution rapide de traits chez les espèces locales avec lesquelles elle entre en compétition. C’est ce que montre une étude menée chez des escargots aquatiques par des chercheurs de l'IRD et du CNRS (dont le CEFE), publiée dans The American Naturalist. L’étude montre qu’une interaction entre espèce peut déclencher une évolution darwinienne en seulement quelques générations. Ces résultats n’auraient pu être obtenus sans la réalisation de suivis à long terme.

 

Mésanges des villes et mésanges des forêts : une fable génomique

L’urbanisation croissante met au défi les populations animales en leur imposant de nouvelles contraintes écologiques. À Montpellier, un groupe de chercheurs du CEFE étudie l’adaptation des populations de mésanges charbonnières en milieu urbain. Ils ont publié une étude dans la revue Evolutionary Applications qui démontre l’impact de l’urbanisation sur les flux d’individus et leur diversité génétique, ainsi que la réponse polygénique des mésanges charbonnières à la sélection non-naturelle en milieu urbain.

 

Médailles du CNRS : huit profils d’exception récompensés à Montpellier

Retour sur la cérémonie du 24 novembre 2017

 

L'homme : ce voisin gênant pour les requins de récifs

Les requins ont quasiment disparu des récifs proches des populations humaines, même dans les réserves : c'est ce que révèle une étude internationale conduite en Nouvelle-Calédonie par le CNRS, l'université de Montpellier, l'IRD et l'université de Nouvelle-Calédonie. Pour protéger l'espace de vie des grands animaux marins, l'étude appelle aussi à favoriser les réserves marines de grande taille et isolées de toute présence humaine..

 

Traquer les méduses grâce aux poissons-lune

Il peut peser plus de deux tonnes et raffole de méduses : c’est le poisson-lune. Un suivi aérien de grande ampleur a révélé une abondance de ce poisson hors du commun au large des côtes françaises, aussi bien atlantique que méditerranéenne. Plus de 290 000 individus vogueraient dans ces eaux en été, jusqu’à 475 individus par 100 km2 dans le golfe du Lion. Les populations de poisson-lune semblent donc pléthoriques malgré de nombreuses captures accidentelles. Est-ce lié à la prolifération actuelle des méduses, du fait du réchauffement et de la surpêche des océans ? Rien ne le prouve pour l’instant. Mais, selon les calculs de l’équipe de scientifique co-pilotée par David Grémillet (CEFE) et Craig R. White à l’université de Monash en Australie, chaque poisson-lune consomme quotidiennement 71 kg de méduses, ce qui correspond à 20 774 tonnes par jour en été si l’on considère tous les poissons-lune de France métropolitaine. Or, l’évolution des populations de méduses est particulièrement difficile à suivre. Les scientifiques proposent donc d'utiliser les poissons-lune, très visibles en toutes circonstances et présents dans toutes les eaux tempérées de la planète, comme indicateur de la « gélification » des écosystèmes marins.

 

Un vin vieux de 8 000 ans attesté par l'archéologie en Géorgie

La plus ancienne production de vin connue à ce jour a été mis en évidence en Géorgie actuelle, au début du Néolithique par un groupe de recherche multidisciplinaire en archéologie. L’analyse chimique a notamment détecté des traces de vin à l’intérieur de huit jarres en céramique datées d’environ 6000-5800 ans avant notre ère. Les débuts de la viniculture au Moyen-Orient sont ainsi reculés de 600 à 1000 ans. Ces nouvelles découvertes ont notamment impliqué des chercheurs de l'ISEM.

 

L'innovation, des cellules aux sociétés

Une innovation est souvent un changement imprévisible, qualitatif à une structure ou un processus qui génère un gain en efficacité, production, ou aussi la création ou l’élargissement d’une niche. Des exemples spectaculaires en biologie incluent l’évolution de la multi-cellularité, des yeux et de la vision complexe, et de la photosynthèse. Mais l’innovation est aussi un phénomène fondamental dans l’évolution culturelle et dans les changements technologiques. Existe-t-il des principes généraux en biologie, et ceux-ci s'appliquent-ils à l'innovation dans la culture et la technologie ? C’est ce à quoi tentent de répondre des chercheurs du CNRS (ISEM) et d’instituts de recherche chiliens, américains et suisses.

 

Hydrater le manteau ne l'affaiblit pas toujours...

Une collaboration entre chercheurs du laboratoire Géosciences Montpellier et de l'IGG-CNR Pavia (IT) montre que l'introduction d'eau dans les roches du manteau terrestre ne diminue pas obligatoirement sa résistance à la déformation sur le long terme…

 

Une enzyme cruciale enfin démasquée

Après 40 ans de recherche, des chercheurs du CEA, du CNRS (IGH, CRBM), de l'Université Grenoble Alpes, de l'Université de Montpellier et de l'Inserm ont enfin démasqué l'enzyme responsable de la détyrosination de la tubuline. Surprise : ce n'est pas une enzyme mais deux qui ont été découvertes capables de modifier ce composant essentiel du squelette de la cellule. Ces travaux ouvrent de nouvelles pistes pour mieux comprendre le rôle de la tubuline dont les altérations accompagnent cancers, maladies cardiaques et défauts neuronaux. Ces résultats sont publiés le 16 novembre 2017 dans la revue Science.

 

Des oléoactifs® 2.0 pour se pomponner en vert !

Une huile végétale est idéale pour les formulations cosmétiques. Non toxique, ce solvant vert présente une faible empreinte écologique, régénérable et économiquement viable si la ressource dont elle provient est bien gérée. Travaux du laboratoire commun VECT’OLEO qui réunit l'ICSM et la société OLEOS (Hallstar-France).

 

« Loup y es-tu » ? De l'utilisation d'un réseau d'observateurs pour modéliser la dynamique de colonisation du loup en France

Les grands prédateurs recolonisent leur aire de répartition originelle dans une grande partie de l’Europe, retour qui s’accompagne d’interactions croissantes avec les activités humaines et notamment l’élevage. En France, le loup gris (Canis lupus) est de retour depuis le début des années 1990 en provenance d’Italie. Comprendre la dynamique de colonisation du loup peut permettre de mesurer plus finement son statut de conservation et de mieux cibler les zones potentiellement conflictuelles en lien avec les attaques sur les troupeaux. Toutefois, modéliser la distribution du loup présente une difficulté méthodologique majeure : du fait de sa mobilité sur de vastes domaines vitaux, de sa discrétion et de sa faible densité, il est possible de ne pas détecter l’espèce dans certaines zones et d’en conclure, à tort, que le loup en est absent – on parle de faux négatifs. Travaux conduits par le CEFE.

 

Assurer la survie des éléphants au Laos, une question d'économie

Au Laos, les éléphants d'Asie ont diminué de moitié au cours des 30 dernières années, menacés notamment par leur marchandisation. Selon des chercheurs du CEFE et de Beauval Nature, la dynamique de leurs populations dépend fortement des pratiques socio-économiques du pays et des propriétaires. Ainsi, la mise en place de « congés maternité » compensant la perte financière des éleveurs pendant la période de gestation de leurs animaux permettrait à l'espèce de perdurer.

 

Anémie de Fanconi : une connexion inattendue avec la machinerie d'épissage des ARNs

Vingt et un gènes ont été associés à l'anémie de Fanconi (AF), maladie génétique complexe entrainant un déficit de la moëlle osseuse et une forte prédisposition à développer des tumeurs. Ils codent des protéines mobilisées sur la chromatine lorsque des obstacles entravent la progression des fourches de réplication de l’ADN et ils sont nécessaires à la réparation des pontages inter-caténaires induits par des agents chimiothérapeutiques. Une équipe de l'IGH révèle une connexion inattendue entre des protéines de l'AF et la machinerie de l'épissage des ARNs. Cette étude publiée dans la revue Journal of Cell Biology, apporte un nouvel éclairage sur les syndromes myélodysplasiques.

 

Une synthèse des différentes écorégions de la mer Méditerranée

Avec le soutien du programme MERMEX/MISTRALS du CNRS-INSU, une équipe internationale - comprenant notamment Marbec - vient de réaliser une synthèse des différentes régionalisations proposées jusqu'ici pour la mer Méditerranée. Cette synthèse constitue un référentiel spatial pertinent pour la mise en place de futures actions de gestion et de protection des écosystèmes marins en Méditerranée. Elle permettra également de guider les futures études écologiques et biogéochimiques en mer Méditerranée, en aidant notamment à la planification de campagnes en mer.

 

Les liens entre l'architecture 3D du génome et la construction du cerveau décodés

L'équipe de  l'IGH a généré des cartes en trois dimensions à ultra-haute résolution des contacts au sein de la chromatine in vivo à partir de cellules de cerveau de souris. Ceci montre que l'architecture tridimensionnelle du génome subit des changements à de multiples échelles pendant le développement. De nombreux contacts dynamiques associés aux facteurs de transcription, au processus d'épissage de l’ARN et à la régulation épigénétique sont ainsi révélés. Cette étude publiée dans la revue Cell, illustre comment l'organisation spatiale du génome est profondément liée à sa fonction. 

 

Cartographier dans l'espace réel l'ordre antiferromagnétique aux échelles nanométriques

En utilisant un atome artificiel dans le diamant comme détecteur de champ magnétique ultrasensible, des physiciens - notamment ceux du L2C - ont imagé pour la première fois le champ de fuite rayonné par un composé de la vaste famille des antiferromagnétiques. Cette observation leur a permis d’étudier l’effet d’un champ électrique sur la modulation sinusoïdale de l’ordre antiferromagnétique dans un matériau multiferroïque.

 

Un modèle inédit pour des illusions infrarouges

Afin de modifier et de camoufler la signature infrarouge d’un objet, son rayonnement thermique doit être contrôlé. Or ses propriétés intrinsèques compliquent la manœuvre. Des chercheurs de l’Institut Fresnel, du LMGC, du laboratoire EM2C, de l’IEMN et du LIMMS proposent un modèle où des capes en métamatériaux lèveraient cet obstacle. Ces travaux sont publiés dans la revue Optics Express.

 

Les anémones blanchissent, les poissons-clowns pâtissent

Le blanchiment des coraux est une conséquence bien connue du réchauffement. On le sait moins : les anémones de mer subissent le même sort. Et cela affaiblit la fécondité des poissons-clowns associés à ces anémones, comme viennent de le montrer, en Polynésie française, des chercheurs du Criobe. Après une étude de 14 mois, ils publient leurs résultats dans la revue Nature Communications le 10 octobre 2017.

 

Plein écran sur la science : découvrez le nouveau programme 2017- 2018

La nouvelle saison des Café & Vidéo du CNRS vous invite à faire connaissance avec l'historien Fernand Braudel, génial inventeur de l'économie-monde, percer les secrets des immenses glaciers himalayens, appréhender une nouvelle famille d'organismes inconnus : les virus géants, décortiquer les mécanismes de distorsions et de manipulations de notre mémoire, etc.
Rendez-vous un jeudi par mois, généralement le premier jeudi, à 13h dans l'amphithéâtre du CNRS, route de Mende à Montpellier. 

 

Combustible nucléaire : mieux le comprendre pour mieux le retraiter ?

Récupérer et neutraliser le combustible des centrales nucléaires exige de piéger les atomes d’uranium qui le composent. Pour cela, les chercheurs de l’ICSM ont synthétisé des nanoparticules d’aluminate d’uranyle de l’ordre de 5 nm. Selon le traitement thermique, il est possible d’obtenir ces particules pour des fractions massiques d’uranium allant jusqu’à 25%, ce qui représente une augmentation considérable de l’’uranium présent dans le matériau final. D’où une efficacité plus grande pour sa récupération.

 

La campagne océanographique GARANTI de mai à juin 2017

A la recherche des terres disparues ayant facilité la migration d’espèces entre les Amériques à travers l’espace ouvert des Caraïbes il y a plusieurs dizaines de millions d’années : premiers résultats. 

 

Une base de données de la température de la planète des deux derniers millénaires

En 2008, des chercheurs ont commencé à répertorier et analyser des enregistrements de paléotempératures couvrant les deux derniers millénaires et publiés dans la littérature scientifique, dans le cadre du projet 2kNetwork sous l’égide du projet Past Global Climate Change (PAGES). S’en est suivie la publication d’une série d’articles scientifiques documentant les températures pour chaque continent et d’un article de synthèse des données de l’ensemble des continents basé sur la première version de la base de données (PAGES2k, 2013). Depuis, les données océaniques ont été ajoutées. La dernière version de la base de données est sortie le 11 juillet 2017 dans la revue Scientific Data publiée par Nature Publishing Group. Elle est cosignée par près de 100 climatologues, donc quatre chercheurs français de l'ISEM, du CEREGE, du LSCE, et de LOCEAN, et contient près de 700 enregistrements.

 

Paludisme : un marqueur génétique pour identifier les moustiques « super-propagateurs »

Les moustiques vecteurs du paludisme peuvent maintenant être identifiés plus facilement. Des chercheurs de l'Institut Pasteur, du CNRS et de l'IRD, en collaboration avec des équipes scientifiques africaines et américaines, viennent d'identifier un marqueur génétique qui permet de distinguer les moustiques les plus susceptibles d'être infectés par le parasite du paludisme en milieu naturel, et donc de transmettre la maladie. Baptisé « inversion 2La », celui-ci correspond à une variation génétique naturellement répandue chez le moustique Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme en Afrique. Les insectes qui en sont porteurs passent en outre plus de temps à l'extérieur, alors que les mesures de protection ciblent davantage les moustiques à l'intérieur des habitations. Ces résultats pourraient appeler à développer de nouvelles stratégies plus ciblées de lutte antivectorielle.

 

La glace révèle enfin le mystère de ses dislocations...

Une équipe internationale de chercheurs, conduite par l’Institut des géosciences de l’environnement et le laboratoire Géosciences Montpellier a contribué à percer le mystère de la nature des dislocations dans la glace.

 

Micro-algues marines : maxi-diversité génétique

Les microalgues planctoniques, invisibles à l’œil nu, sont à la base de la chaine alimentaire de l’écosystème marin et constituent un réservoir de biodiversité encore méconnu. L’analyse des génomes complet d’une population naturelle d’une minuscule microalgue verte, Ostreococcus tauri, par un consortium international (dont le BIOM) a permis de révéler une hypervariabilité chromosomique inédite, associée à l’immunité cellulaire aux virus à ADN double brin.

 

Observer le calcium à la loupe par RMN

Dans les os et les dents, le calcium est non seulement présent au sein de nanocristaux d’apatite, un minéral inorganique, mais également aux interfaces entre composantes organiques (protéines, ADN…) et inorganiques. Alors que ces interfaces jouent très probablement un rôle majeur dans les propriétés de ces matériaux, elles demeurent une zone « floue » difficile à caractériser. Les chercheurs du CMCP, de l’INAC et de l’ICGM sont parvenus, grâce à la RMN, à différencier les sites de calcium de surface de ceux du cœur de l’apatite.

 

Réserves marines : un réseau mondial insuffisant pour assurer la sécurité alimentaire dans les pays du Sud

Dans un article publié le 10 juillet 2017 dans Nature Communications, des chercheurs des laboratoires CRIOBE, CEFE, MARBEC et AMAP, ainsi que de cinq universités étrangères montrent que les pays les plus dépendants de la pêche côtière reçoivent le moins de larves de poissons issues des réserves marines. Or ces larves sont nécessaires à l'ensemencement des zones de pêche et au maintien des espèces exploitées. Elles permettent aussi d'assurer une activité économique, voire une sécurité alimentaire pour certains pays.

 

La biodiversité est-elle nécessaire à sa propre genèse ?

Alors qu’il est admis que la biodiversité (nombre d’espèces) a un effet inhibiteur sur sa propre diversification, une étude, publiée dans Nature Communications et issue d’une collaboration entre des laboratoires de l'INRA et du CNRS (dont le CEFE), montre le contraire par un travail de modélisation : la diversité favorise parfois la diversification. Ce travail permet d’expliquer des résultats expérimentaux mal compris, et suggère que les extinctions actuelles d’espèces posent aussi un problème à long terme.

 

Un nouvel invité dans la formation du système nerveux

La première étape au cours de la formation du système nerveux central des vertébrés est l'induction neurale. Ce processus permet à des cellules naïves d'adopter un destin neural suite à la réception de différents signaux émis par l'organisateur dorsal. En utilisant deux modèles animaux, les équipes du BIOM et de l'IBDM , révèlent la conservation au cours de l'évolution du rôle majeur d'une nouvelle molécule dans ce processus. Cette étude, qui ouvre des perspectives inédites pour l'étude de l'évolution des mécanismes de l'induction neurale,est parue dans la revue Nature Ecology and Evolution.

 

Red Dots : La quête de planètes en orbite autour de Proxima du Centaure continue

L’équipe, à laquelle un chercheur du LUPM participe, qui a mené l’an dernier la campagne Pale Red Dot, aboutissant à la découverte de l’exoplanète la plus proche du système solaire (eso1629), continue sa recherche d’exoplanètes semblables à la Terre en lançant aujourd’hui une nouvelle initiative. Avec la campagne Red Dots, l’équipe scrutera trois étoiles de notre voisinage stellaire à la recherche de nouvelles planètes : à Proxima du Centaure s’ajoutent l’étoile de Barnard et Ross 154. Autre nouveauté, l’équipe de Red Dots s’engage dans la démarche de la science ouverte : le public et la communauté scientifique auront accès en temps réel aux données observationnelles concernant Proxima du Centaure, tout au long de la campagne d’observations.

 

L'audition des premières baleines

L’organe auditif des premières baleines, les protocètes, vient d’être reconstitué virtuellement par des paléontologues de l’ISEM. Ces cétacés aujourd’hui éteints, étaient, malgré des mœurs essentiellement aquatiques, pourvus de membres postérieurs leur permettant de se mouvoir sur la terre ferme. La reconstitution virtuelle de leur cochlée, l’organe siège de l’audition, suggère que leurs capacités auditives étaient très différentes de celles de leurs cousins actuels.

 

La mécanochimie, un renouveau pour la RMN de l'oxygène-17

Des chercheurs de l’ICGM, de l'IBMM et du LCMCP ont mis au point une nouvelle méthode d’enrichissement isotopique en oxygène-17 très simple à mettre en œuvre, rapide et peu coûteuse par mécanochimie. Ces résultats laissent présager une réelle popularisation de la RMN de l’oxygène-17 dans les années à venir, et, a fortiori, une meilleure compréhension de la structure et de la réactivité de nombreux systèmes à base d’oxygène.

 

Un montpelliérain est l’un des 4 lauréats de la médaille de l'innovation 2017 du CNRS

La médaille de l'innovation 2017 du CNRS est décernée à Jamal Tazi, professeur de l’Université de Montpellier et chercheur à l’IGMM. Il est l’un des 4 lauréats aux côtés de Raphaèle Herbin, Jean-Pierre Nozières, Jean-Marie Tarascon. Cette récompense leur sera remise le 15 juin 2017 lors d'une cérémonie à la Maison des océans, à Paris. La médaille de l'innovation du CNRS récompense des recherches scientifiques exceptionnelles ayant conduit à une innovation marquante sur le plan technologique, thérapeutique ou social et valorisant ainsi la recherche scientifique française.

 

Un nouveau matériau pour purifier le gaz naturel

Les domaines de la séparation et de la purification des gaz demandent des matériaux dont la porosité doit-être parfaitement contrôlée. Actuellement, les zéolites, composés inorganiques poreux, sont le plus souvent utilisés, mais réclament beaucoup d'énergie pour leur recyclage. Des chercheurs de l'université saoudienne KAUST1, de l'Institut Lavoisier Versailles et de l'ICGM viennent de découvrir le KAUST-8, un metal organic framework (MOF) qui purifie le gaz naturel de son humidité et du dioxyde de carbone, tout en se recyclant facilement. Ces travaux sont publiés dans la revue Science le 19 mai 2017.

 

Le génome de Biomphalaria glabrata est décrypté : une étape clé pour avancer dans la lutte contre la bilharziose

Des chercheurs - en particulier de l'IHPE - viennent de décrypter le génome d’un escargot d’eau douce, le mollusque Biomphalaria glabrata et cela pourrait révolutionner la recherche sur la 2e maladie parasitaire mondiale : la Bilharziose. Cet escargot est le vecteur du parasite Schistosoma mansoni, responsable de cette maladie. Ce dernier se multiplie dans le mollusque et y acquiert ses capacités infestantes pour l’homme. La caractérisation de ce génome permettra de développer de nouvelles stratégies de lutte basées sur l’interruption du cycle de transmission.

 

Un biomatériau qui pourrait réparer nos tissus

Le point commun entre un grand brûlé, un malade en attente d’une greffe d’organe et un patient qui souffre d’arthrose ? Un tissu lésé qui peine à se régénérer. A l’heure actuelle, aucun substitut n’est capable de mimer la complexité de ces enchevêtrements de polymères multiples que sont les tissus naturels. Mais la découverte d’un nouveau biomatériau mimant le collagène, polymère le plus abondant de notre organisme, indispensable dans les processus de cicatrisation, laisse entrevoir des thérapies prometteuses. L'IBMM et l'ICGM ont conjugué leurs connaissances pour concevoir des matériaux biomimétiques en suivant une approche complètement nouvelle.

 

Début de la campagne océanographique à la recherche d'anciens ponts terrestres

Du 6 mai au 25 juin 2017, une trentaine de scientifiques embarqueront de Pointe-à-Pitre à bord du navire océanographique de l’IFREMER, L’Atalante, pour explorer le secteur situé à l’ouest de l’archipel des Petites Antilles depuis les Iles Vierges au nord jusqu’à Grenade au sud. La zone couverte s’étend sur 700 km de latitude et 300 km de longitude. Elle couvre un domaine sous-marin qui comprend un haut-fond allongé appelé Ride d’Aves et le Bassin de Grenade plus profond. La campagne GARANTI, dirigée par deux membres du laboratoire Géosciences Montpellier, rassemble de nombreux chercheurs et ingénieurs de ce laboratoire ainsi que des laboratoires partenaires.

 

Vers une meilleure prédiction de la structure des peuplements de poissons des récifs coralliens

La théorie de la biogéographie des îles (TBI) permet d'étudier la richesse spécifique des écosystèmes insulaires. Ce modèle présente toutefois l'inconvénient de ne pas tenir compte de la taille ou du niveau trophique des espèces concernées alors qu'ils influencent leur distribution à large échelle. Afin de prendre en considération ces deux paramètres, des chercheurs de MARBEC ont développé avec l'aide de scientifiques canadiens une nouvelle  théorie allométrique et trophique de la biogéographie des îles (TATBI). Dans une étude publiée récemment dans Ecology Letters, l'équipe a démontré que la TATBI offrait une meilleure prédiction que la TBI concernant la structure des peuplements de poissons des récifs coralliens. Ce nouveau modèle théorique semble mieux à même d'analyser l'impact du changement climatique sur la taille des individus qui composent ces assemblages de poissons tropicaux.

 

Les évènements climatiques extrêmes renforcent la sélection naturelle

Au travers de l’augmentation des températures ou des évènements climatiques extrêmes, le changement climatique altère invariablement de nombreux habitats. Des chercheurs du CEFE ont montré, en collaboration avec l’Université de Sherbrooke, que la sélection naturelle est renforcée par le nombre de journées extrêmement chaudes subies par les oiseaux. Indépendamment des températures moyennes mensuelles, la force de la sélection naturelle est multipliée par deux lorsque 20% des nichées subissent une journée extrêmement chaude. Moteur de l’évolution darwinienne, la sélection naturelle se retrouve donc altérée par le changement climatique qui devient un acteur à part entière de l’évolution des espèces.

 

Découverte d'un nouveau mécanisme d'hérédité épigénétique

L’équipe de Giacomo Cavalli de l'IGH, en collaboration avec l’Inra, démontre chez la drosophile l’existence d’une hérédité épigénétique transgénérationnelle. En modifiant de façon transitoire la fonction des protéines du groupe Polycomb, dont l’activité est essentielle au cours du développement, ils ont obtenu des lignées de drosophile porteuses de la même séquence d’ADN mais caractérisées par des yeux de couleurs différentes. Ces différences dépendent d’un degré variable de répression par les protéines Polycomb qui est hérité de façon stable mais réversible. Cette hérédité épigénétique s’applique aussi bien à des lignées transgéniques qu’à des lignées naturelles et peut être modifiée par des changements de conditions environnementales, comme la température ambiante..

 

Traverser une transition de phase topologique en contrôlant la température

Pour la première fois, des physiciens ont traversé continûment une transition de phase topologique et montré l’universalité de la vitesse des quasi-particules apparaissant lors de cette transition..

 

Primates : l’odorat pour échapper aux parasites

Des chercheurs du CNRS, dont ceux du CEFE et de l'ISEM, ont découvert que les mandrills évitaient de rentrer en contact avec leurs congénères infectés par des amibes gastro-intestinales grâce à leur odorat, afin d’échapper à toute contamination. Ces travaux, publiés dans la revue Science Advances, montrent que les parasites influencent les comportements sociaux des primates qui développent une stratégie d’évitement parasitaire grâce à un mécanisme olfactif.

 

Comprendre l’organisation spatiale de la végétation pour surveiller la dégradation des écosystèmes arides

L’éventuelle dégradation d’un écosystème aride peut se mesurer par la structuration spatiale de la végétation, d’après des travaux de chercheurs du CNRS (ISEM) et d’équipes espagnole et suisse. Cet indicateur, publié récemment dans Nature in Ecologie et Evolution, permet d’envisager la mise en place d’outils de surveillance dans le cadre des changements globaux

 

Ma thèse en 180 secondes : les doctorants entrent en scène à Montpellier

Le concours « Ma thèse en 180 secondes » propose depuis 2014, un défi aux doctorants : expliquer au grand public leur sujet de recherche en français, avec des termes simples, et l’appui éventuel d’une seule diapositive, le tout en 3 minutes chrono !
Jeudi 20 avril, 20 jeunes scientifiques issus de laboratoires de l’ex-Languedoc-Roussillon, formés à la vulgarisation scientifique et à la prise de parole en public par le Collège Doctoral, vont concourir à Montpellier lors d’une soirée festive.
Les inscriptions pour assister à la soirée sont ouvertes : www.college-doctoral.fr/mt180s.

 

Médicaments : pour une production éco-responsable à l'échelle industrielle

La métathèse des oléfines, tels que l’éthylène, est une réaction chimique qui présente un grand intérêt pour l’élaboration de médicaments ou de polymères mais elle nécessite l’usage de solvants toxiques et la reproductivité de l’expérience à grande échelle s'avère difficile. En cherchant à optimiser cette réaction pour la synthèse d’intermédiaires clés dans l’obtention de composés à fort potentiel thérapeutique (maladie d’Alzheimer, dépression), des chercheurs ont fait bouger les lignes. L’IBMM en collaboration avec l’Université de Cracovie, a en effet montré que la réaction pouvait s’opérer dans un solvant respectueux de l’environnement, le carbonate de diméthyle, tout en utilisant un appareillage de flux continu pour une montée en échelle vers la production industrielle.

 

L'histoire évolutive des espèces de Plasmodium précisée par la génomique

Depuis plusieurs années, le génome de Plasmodium falciparum, principal agent responsable du paludisme, est scruté avec attention par la communauté scientifique. Ses cousins P. ovale et P. malariae restaient pour leur part peu étudiés sur le plan génétique bien qu’ils sont à l’origine de 5% des cas de paludisme dans le monde. Grâce au séquençage complet du génome de ces deux espèces, une équipe du Centre Sanger de Cambridge (Royaume-Uni), à laquelle sont associés des chercheurs de MIVEGEC, a pu établir pour la première fois le cheminement évolutif des représentants du genre Plasmodium affectant l’homme et d’autres mammifères tels que les grands singes. L’étude, publiée dans Nature en janvier dernier, tend par ailleurs à montrer qu’une part importante des génomes de P. malariae et P. ovale sont impliqués dans les processus d’infection des cellules humaines.

 

Talents du CNRS : une scientifique de l'IGH reçoit la Médaille de bronze

Chargée de recherche à l'IGH, responsable de l'équipe "Composante épigénétique de l'épissage alternatif", Reini Fernandez de Luco a reçu la médaille de bronze 2016 du CNRS au cours d'une cérémonie le 29 mars à Montpellier.

 

« VOS POUCES POUR LA SCIENCE »

À l’intersection de trois domaines scientifiques – la sociolinguistique, le traitement automatique du langage et la psychologie – le projet « Vos pouces pour la science » est piloté par l’Université catholique de Louvain (UCL, Belgique), en partenariat avec les laboratoires Praxiling et  PREFics.

 

Vers un nouveau traitement contre les maladies associées à l'obésité ?

Diabète de type 2, athérosclérose, maladies cardiovasculaires… Nombreuses sont les pathologies associées à l'obésité. La coupable ? Une hormone impliquée dans la survenue de ces pathologies : l'adiponectine. Mais personne ne savait jusqu'à présent comment elle agissait. C'est ce que Sébastien Granier, chercheur Inserm à l'IGF, et son équipe viennent de découvrir. Ils espèrent ainsi ouvrir une nouvelle voie pour la recherche de médicaments pour traiter ces maladies. Leurs travaux viennent d'être publiés dans la revue Nature.

 

Les mammifères vivent en majorité plus longtemps en captivité

Il est couramment admis que les animaux vivent plus longtemps en captivité qu'à l'état sauvage. Famine, conditions climatiques extrêmes, prédation et compétition intra- et interspécifiques… les risques de mortalité prématurée dans la nature sont élevés. Pour autant, les rares études menées jusqu'à présent ne permettaient qu'une vision parcellaire, car elles se concentraient sur une espèce en particulier. Les récents travaux d’une équipe européenne de plusieurs chercheurs CNRS publiés dans la revue Scientific Reports, sont les premiers réalisés à large échelle. Portant sur 59 espèces de mammifères répartis en 8 ordres ils viennent confirmer que l'espérance de vie est supérieure en zoo pour 84 % des espèces de mammifères étudiées.

 

Découverte d'un marqueur du réservoir du VIH : une nouvelle piste pour éliminer le virus

Des chercheurs français ont identifié un marqueur qui permet de différencier les cellules « dormantes » infectées par le VIH des cellules saines. Cette découverte permettra d’isoler et d’analyser ces cellules réservoirs qui, en hébergeant silencieusement le virus, sont responsables de la persistance du virus même chez les patients sous traitements antirétroviraux, dont la charge virale est indétectable. Elle ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques par le ciblage des cellules infectées..

 

L'environnement influence le risque de cancer chez les animaux

Alors que les dégradations de l’environnement sont désormais connues pour accentuer le risque de certains cancers chez l’Homme qu’en est-il des autres animaux ? Dans une étude publiée récemment dans Ecology Letters, deux chercheurs de l’ISEM ont constaté que les populations d’espèces vivant dans des environnements très éloignés de leurs conditions naturelles étaient elles aussi davantage sujettes au cancer. En poursuivant leurs investigations chez l’Homme à partir d’un modèle mathématique, les scientifiques ont ensuite pu estimer le risque de cancer chez nos lointains ancêtres. Alors que celui-ci atteint aujourd’hui 40%, il devait être inférieur à 10% chez les premiers chasseurs cueilleurs. Ces résultats nous éclairent sur la manière dont les variations naturelles de l'environnement et l'activité humaine affectent le risque de cancer dans l’ensemble du règne animal.

 

Succès pour le projet "Montpellier Université d’Excellence"

C’est un succès majeur pour toute la communauté scientifique montpelliéraine et une belle reconnaissance de son potentiel et de ses projets. Après son audition par un jury international le 21 février, le projet Montpellier Université d’Excellence (MUSE) a décroché la labellisation Initiatives – Science – Innovation – Territoires – Economie (I-SITE). MUSE sera un formidable accélérateur pour l’avenir de l’ensemble du site et pour sa visibilité sur la scène nationale et internationale de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Le dialogue cerveau-système endocrine : une question d'organisation du temps

En enregistrant la libération in vivo de dopamine au niveau de la jonction cerveau-système porte hypophysaire, l’équipe de Patrice Mollard à l’IGF a identifié un code neuroendocrine qui permet le dialogue entre le cerveau et des grandes fonctions comme la reproduction. Cette étude vient d'être publiée dans la revue PNAS.

 

La semaine du cerveau : une semaine d'émulation cérébrale

La Semaine du cerveau aura lieu du 13 au 19 mars : sept jours pour découvrir cet organe qui nous connecte au monde ; siège de la mémoire, des émotions, de la conscience…

A Montpellier, Sète, Frontignan et Nîmes, chercheurs, médecins, étudiants et bénévoles, partent à la rencontre du public. Cet événement qui rassemble de nombreux acteurs et partenaires, propose un programme riche et de nombreuses actions : conférences, débats, ciné-débats, café-vidéos, ateliers, bars des sciences…

 

La matinée de l'innovation au CNRS

Le CNRS organise le 10 mars 2017 une journée nationale de l'innovation partout en France. En délégation régionale, une matinée est organisée, de 9h à 12h30 dans l'amphithéâtre du CNRS, 1919 route de Mende à Montpellier, destinée à mettre en valeur l'impact de la recherche publique sur l'innovation et montrer les liens qu'elle entretient avec le monde économique. Deux tables-rondes sont proposées : la première sur la chimie et l'énergie solaire avec la participation de PROMES et de l'ICGM ; la deuxième sur la biologie avec la participation de l'IGH et de l'IGF. Et l'IES et Dynamiques du droit présenteront le projet d'appartement connecté HUT.

 

L’impasse évolutive de l’autofécondation se précise

La reproduction par autofécondation est relativement commune chez les plantes et les animaux hermaphrodites. Bien qu’elle présente des avantages à court terme vis-à-vis de la fécondation croisée, on a depuis longtemps suggéré qu’il s’agissait d’un « cul de sac évolutif ». Un article publié fin 2016 dans Current Biology par des chercheurs du CEFE vient aujourd’hui renforcer cette hypothèse. Leurs travaux qui s’appuient sur des lignées d’escargots d’eau douce hermaphrodites révèlent que les mollusques qui privilégient l’autofécondation réagissent moins vite à la pression de sélection que ceux qui se reproduisent par fécondation croisée. Cette étude est ainsi la première à mettre en évidence de façon expérimentale l’effet négatif de l’autofécondation sur le potentiel adaptatif des espèces.

 

Une pêcherie durable atteste de la construction culturelle de niche

Certaines pratiques contemporaines comme la pêche ou l’agriculture peuvent aider les archéologues à interpréter des vestiges anciens associés à des activités similaires. C’est ce qu’est parvenue à démontrer une équipe internationale réunissant notamment des chercheurs du CNRS (CEFE), de l'IRD et du MNHN en étudiant le fonctionnement d’une pêcherie d’Afrique australe. Leurs travaux publiés en décembre dernier dans la revue PNAS ont permis d’établir un parallèle avec les vestiges de barrages à poissons précolombiens découvert en 2000 par un archéologue américain. Cette étude comparée révèle que dans un contexte environnemental et social similaire, deux peuples éloignés à la fois dans l’espace et le temps sont capables de développer une méthode de pêche durable étonnamment similaire..

 

Inédit : des électrolytes boostent les supercondensateurs

Les dispositifs de stockage électrochimique de l’énergie, batteries et supercondensateurs, sont constitués de deux électrodes séparées par un électrolyte. Jusqu’à maintenant, on pensait que la quantité d’énergie stockée dépendait essentiellement de la nature des matériaux d’électrodes et que le rôle de l’électrolyte est limité au transport des ions dans le milieu. Contre toute attente, une équipe de l’ICGM, membre du réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie du CNRS, a montré que l’électrolyte contribuait aussi fortement au stockage de l’énergie, en particulier dans les supercondensateurs. Les chercheurs ont synthétisé des électrolytes à base de liquides ioniques chimiquement modifiés qui permettent d’augmenter la capacité de stockage jusqu’à 300 %. Ces résultats sont parus dans la revue Nature Materials.

 

Les antibiotiques favorisent le jeu de dupe de certaines bactéries

La coopération est une stratégie adoptée par bon nombre d’espèces. Les individus qui génèrent des ressources utilisées par toute la communauté doivent cependant faire face à des tricheurs qui profitent du produit de la coopération sans participer à sa production. Dans une étude publiée récemment dans la revue PNAS, une équipe de l’ISEM s’est intéressée à l’influence d’un antibiotique sur la dynamique d’une population de bactéries composée de tricheurs et de coopérateurs. Après avoir constaté que la part de tricheurs augmentait plus vite en présence d’antibiotiques, les scientifiques ont pu démontrer, à l’appui d’un modèle théorique, que les coopérateurs étaient en fait plus « sensibles » aux antibiotiques que les tricheurs. Ces travaux contribuent à souligner le rôle crucial de l’environnement dans les interactions entre espèces au sein des écosystèmes naturels.

 

Écologie de la santé : pour une nouvelle lecture de nos maux

L’ouvrage "Écologie de la santé : pour une nouvelle lecture de nos maux", rédigé par des chercheurs issus des laboratoires du CNRS, dont un grand nombre de laboratoires régionaux*, paraît le 2 février 2017 en librairie. Publié par le cherche midi, en partenariat avec le CNRS, ce livre grand public révèle une nouvelle voie, évolutive et écologique, pour aborder les problèmes de santé. Une approche essentielle face aux risques d’émergence ou ré-émergence de maladies infectieuses.

* MIVEGEC, CEFE, ISEM, IHPE, Hydrosciences Montpellier

 

Vers un système zéro-énergie pour la dépollution des eaux

Les procédés électrochimiques d’oxydation sont particulièrement efficaces pour traiter les eaux chargées en polluants organiques. Mais ces procédés basés sur un générateur de courant  produisant des radicaux oxydants, capables de minéraliser les polluants, restent coûteux. Une approche originale, sans générateur externe de courant, vient d’être développée par une équipe de l’IEM. Ce système « zéro-énergie » fonctionne à partir de carbohydrates et d’oxygène dissous. Il est capable de générer un courant suffisant pour produire directement les radicaux oxydants. Les résultats de cette étude sont parus dans la revue J. Mat. Chem. A.

 

Un matériau nanoporeux pour la purification du gaz naturel et de l'air à l'échelle industrielle ?

Véritables éponges de l’infiniment petit, les matériaux nanoporeux permettent notamment de capturer sélectivement des molécules de gaz, vapeur ou de liquide, phénomène qui revêt un intérêt majeur dans de nombreux procédés industriels. Un consortium franco-coréen comprenant  notamment des chercheurs de l’ICGM a identifié un matériau hybride poreux cristallisé qui, une fois déshydraté, s’avère capable de purifier le gaz naturel et l’air en fixant sélectivement l’azote gazeux en présence de méthane ou d’oxygène. Publiés dans la revue Nature Materials, ces travaux permettent d’envisager des procédés industriels plus efficaces de séparation de gaz..

 

Un contrôle de neurorécepteur par la lumière pour atténuer les symptômes de la douleur chronique

La douleur nous sert de précieux signal d'alarme, mais elle se transforme en véritable maladie lorsqu'elle devient chronique. Une équipe internationale, comprenant des chercheurs du CNRS, notamment de l'IGF et de l'Inserm, a identifié et contrôlé un des centres associés aux douleurs chroniques. Ces travaux, publiés dans Molecular Psychiatry, ont mis en évidence un contrôle de neurorécepteur par la lumière pour atténuer les symptômes de la douleur chronique chez des souris.

 

Complexité des écosystèmes : un gage de résilience face au changement

Le fonctionnement d’un écosystème s’articule autour de relations de natures diverses entre une myriade d’espèces. Identifier de manière exhaustive ces interactions et le rôle qu’elles jouent dans le fonctionnement d’un écosystème demeure toutefois peu évident. Dans une étude publiée récemment dans PLos Biology, une équipe internationale menée par deux chercheurs de l’ISEM et du LBBE a pu étudier l’ensemble des relations trophiques et non-trophiques entre les espèces présentes dans la zone de balancement des marées de la côte centrale du Chili. Ce travail inédit, basé sur la modélisation mathématique des réseaux, montre que ces interactions sont fortement structurées selon une organisation qui assure la résilience de la communauté. Il confirme ainsi l'importance de prendre en compte la diversité des relations interspécifiques d’un écosystème pour prévoir ses réactions face à des perturbations de grande ampleur comme le changement climatique.

 

Feu vert pour la mission SVOM

Le conseil d’administration du Cnes vient d’approuver l’engagement de l’agence spatiale française dans la mission scientifique sino-française Space-based multiband astronomical variable objects monitor (SVOM). Le satellite SVOM sera lancé en 2021 et aura pour mission de scruter les sursauts gamma, responsables des phénomènes les plus violents de l’Univers. Le Cnes et les laboratoires de recherche français (dont le LUPM) fourniront des éléments-clés pour cette mission. Au total, dix laboratoires de l’IN2P3 et de l’INSU sont impliqués dans ce projet.

 

L’Eau de Graphène, une exfoliation inégalée

Matériau le plus mince au monde aux propriétés électriques, thermiques, mécaniques inégalées, le graphène, couche élémentaire du graphite, est toujours sujet à une veille scientifique et technologique active. D’autant que des verrous restent à lever, comme obtenir cette couche unique d’atomes de carbone sans que celle-ci ne perde ses propriétés. De même qu’empêcher qu’elle ne s’agrège à nouveau à d’autres couches jumelles. Mais en utilisant de l’eau dégazée, les chercheurs du Centre de recherche Paul Pascal et du Laboratoire Charles Coulomb sont parvenus à une dispersion de graphène sous forme aqueuse, stable à l’air et facilement manipulable. Cette formulation est une première ! Elle fait l’objet d’un brevet et d’une publication dans la revue Nature Chemistry.

 

La validité biologique de nombreuses cibles de microARN remise en question

L'équipe d'Hervé Seitz à l’IGH met en évidence les sources des nombreux faux positifs produits par les méthodes expérimentales et informatiques couramment utilisées pour identifier les cibles de microARN. La plupart des cibles connues seraient en réalité trop peu réprimées par les microARN pour que cette régulation ait de réelles conséquences phénotypiques. Cette étude qui remet en cause les conclusions de nombreux travaux, a été publiée le 15 novembre 2016 dans la revue Genome Research.

 

Séisme du 30 octobre en Italie

Une équipe composée d’une dizaine de chercheurs notamment de Géosciences Montpellier en collaboration avec l’INGV et l’Université de Chieti-Pescara, s’est rendue sur le terrain en Apennin Central (Italie) sur le lieu des épicentres qui se sont succédés depuis août 2016 (24 août Mw=6, 26 octobre Mw=5.9) et dernièrement avec le séisme de Mw=6.5 près de Norcia du 30 octobre, le plus fort séisme enregistré en Italie depuis les 36 dernières années. Leurs observations montrent que ce dernier a engendré la rupture co-sismique la plus importante jamais observée en Méditerranée sur une faille normale.

 

 

Chicxulub : un cratère unique pour mieux comprendre les surfaces planétaires

Il y a 66 millions d’années, la chute d’un astéroïde dans la péninsule du Yucatán (Mexique) aurait mis fin au règne des dinosaures. Elle créait aussi le cratère d’impact de Chicxulub, le seul cratère connu sur Terre à posséder encore un anneau central, alors que ce type de structure est fréquent à la surface de nombreux objets du Système solaire. Pour ces différentes raisons, et bien que le cratère soit enfoui sous plusieurs centaines de mètres de sédiments, les scientifiques du monde entier sont prêts à tout pour percer ses secrets. L’expédition IODP/ICDP 364, réalisée par une collaboration internationale impliquant notamment Géosciences Montpellier, publie ses premières analyses dans la revue Science du 18 novembre 2016 : les 835 mètres de carottes récupérées permettent pour la première fois de retracer l’histoire des roches lors de la formation de ce type de cratère.

 

 

Un nouveau regard sur la rhéologie du sang

Le sang est un fluide dont la viscosité chute avec l’augmentation du taux de cisaillement appliqué : on parle de rhéofluidification. A haut taux de cisaillement, ce caractère rhéologique physiologiquement essentiel était jusqu’alors expliqué par le comportement des globules rouges, supposés s’aligner et s’étirer dans la direction de l’écoulement. Des travaux récents mettent à mal ce paradigme et montrent que dans les conditions physiologiques, la rhéofluidification est associée à des changements dynamiques de morphologie des globules rouges, ceux-ci prenant des formes complexes polylobées inconnues jusqu’à présent.

 

 

Rotors, stators et embrayages : le mécanisme moléculaire du mouvement des bactéries sur les surfaces dévoilé

Les bactéries se déplacent sur des surfaces par un mécanisme demeuré longtemps mystérieux. Des équipes du LCB et du CBS montrent pour la première fois que chez Myxococcus xanthus, des complexes protéiques contenant un moteur moléculaire se déplacent selon une trajectoire hélicoïdale parallèle à l’axe de la bactérie. L’immobilisation de ces complexes par des adhésines de la membrane externe entraîne de ce fait la propulsion de la bactérie par un mécanisme de vis sans fin. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature.

 

Comment les micro-algues résistent-elles aux virus ?

La production primaire océanique est essentiellement assurée par les micro-algues. Ces micro-organismes sont la cible d’une multitude de virus qui jouent un rôle crucial dans le contrôle de la densité de ces populations planctoniques. L’équipe de Nigel Grimsley du BIOM, révèle que les micro-algues peuvent acquérir une résistance face à leurs virus qui est contrôlée par un ensemble de gènes spécifiques regroupés sur un chromosome spécialisé. Cette étude est  publiée dans la revue PloS Pathogens.

 

Sur les traces néandertaliennes du papillomavirus humain

Parmi les papillomavirus humains, il en existe un particulièrement virulent, capable d’engendrer des cancers du col de l’utérus. Il s’agit du virus HPV16. Afin d’essayer de comprendre pourquoi cette souche virale est plus agressive que les autres, une équipe franco-espagnole a reconstitué son histoire phylogénétique avec une précision inégalée. D’après leur étude, publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, un variant du virus HPV16 aurait évolué chez l’Homme de Neandertal pendant environ 500 000 ans avant d’être transmis par relation sexuelle à l’Homme moderne sur le continent eurasiatique. Un détour inattendu qui pourrait aider à expliquer la virulence de HPV16 et la susceptibilité accrue de certaines personnes face au virus.

 

50 ans d'explorations au coeur du vivant

Créé en 1966 par le CNRS, le Centre de Recherche de Biochimie Macromoléculaire (CRBM) est l’un des premiers laboratoires de biologie construit à Montpellier ; il conduit une recherche internationalement reconnue en biochimie et biologie cellulaire. Le laboratoire fête cette année ses 50 ans et, à cette occasion, change de nom pour devenir le Centre de Recherche en Biologie cellulaire de Montpellier.

 

La biodiversité est belle !

Face à l’érosion actuelle de la biodiversité, les écologues se sont jusqu’ici principalement focalisés sur son rôle dans le fonctionnement des écosystèmes. Un aspect immatériel des conséquences de cette crise planétaire reste toutefois peu exploré : la manière dont l’homme perçoit la beauté d’un écosystème. Dans un article publié dans Scientific Reports, une équipe réunissant des scientifiques notamment de MARBEC révèle que la biodiversité des récifs coralligènes contribue directement à qualifier cet écosystème sous-marin clé de Méditerranée de beau, c’est-à-dire correspondant à un idéal esthétique défini par l'Homme. Cette étude qui vise à expliquer les fondements de notre perception de la beauté du vivant nous interpelle sur nos motivations à préserver la biodiversité.

 

La mécanochimie, une solution pour la chimie verte

Recherchés notamment pour leur action thérapeutique et leurs propriétés catalytiques, les complexes organométalliques, liant un métal à un ligand porteur d’atomes de carbone, font l’objet de nombreuses études. Actuellement, leur production nécessite une grande quantité de solvants. Dès lors, comment parvenir à ces complexes en s’affranchissant des solvants pour la préservation de l’environnement ? Les chercheurs de l’IBMM proposent d’utiliser un procédé mécanique, le broyeur à billes, qui s’avère particulièrement efficace et écologique pour générer des complexes inédits. Ce travail est poublié dans la revue Chemical Science.

 

Comment trouver son partenaire synaptique : des rencontres au hasard ou le fait d'un entremetteur ?

Au cours du développement du système nerveux, plusieurs millions de neurones vont devoir se connecter entre eux en recherchant leurs partenaires synaptiques au sein d’un tissu extrêmement dense et hétérogène. L'équipe de Fabrice Ango à l’IGF met en évidence pour la première fois l’existence d’un entremetteur moléculaire qui guide et participe à la formation des premiers contacts entre deux partenaires synaptiques. Cette étude est publiée dans la revue Neuron.

 

61 Cyg A : première observation d’un cycle magnétique de type solaire

Les astronomes se demandent depuis longtemps si les caractéristiques du Soleil en font un objet particulier, ou bien juste une étoile typique parmi tant d’autres. Après neuf années d’observations intensives, une équipe de scientifiques, dont des chercheurs LUPM, vient de découvrir la toute première étoile, 61 CygA, dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil : avec une inversion de la polarité lorsque l'activité de l'étoile est à son maximum, et avec une géométrie magnétique qui se simplifie à l’approche du minimum. Cette découverte importante pour la physique stellaire permettra également d’améliorer la modélisation des processus à l’œuvre dans le Soleil, et de mieux comprendre les effets de son activité magnétique sur la Terre comme sur nos différentes technologies..

 

Un dixième gène pour le virus du sida

Selon les manuels de biologie, le virus du SIDA (le VIH) a neuf gènes. Suggérée à la fin des années 1980, l’existence d’un dixième gène, asp, restait débattue ; elle vient d’être confirmée par des chercheurs qui ont comparé 23 000 séquences du VIH et du SIV (l’équivalent du VIH chez les singes). Ces travaux ont été conduits par des équipes du LIRMM, du CPBS et du C3BI.

 

NanoMedSyn : mieux adresser les enzymes thérapeutiques pour améliorer le traitement des maladies lysosomales

La start-up NanoMedSyn, issue des travaux de l'IBMM et de l'ICGM, exploite une technologie capable d’augmenter l’efficacité des traitements enzymatiques de substitution des maladies lysosomales. Basé sur le couplage de l’enzyme thérapeutique à un composé synthétique, le procédé améliore le ciblage et la pénétration cellulaire de l’enzyme recombinante. Il offre également des applications pour le traitement du cancer de la prostate.

 

TalVeg2 : des solutions de végétalisation innovantes pour limiter l'érosion des sols et améliorer l'aménagement

Deux entreprises héraultaises et des laboratoires du CNRS et de l’INRA, dont le CEFE, collaborent au sein du projet TalVeg2 pour mettre au point de nouvelles technologies destinées à végétaliser les sols de sites industriels et d’infrastructures.

 

Découverte d'un nouveau mécanisme épigénétique à l'origine d'une activité anti-tumorale

L’équipe de Giacomo Cavalli à l’IGH, démontre chez la drosophile qu’un complexe de protéines du groupe Polycomb, un répresseur épigénétique de l’expression génique, exerce une fonction anti-tumorale en se fixant spécifiquement à des centaines de gènes impliqués dans le contrôle de la prolifération ainsi que dans la signalisation et la polarité cellulaires. Cette fixation massive est également observée dans des cellules humaines différenciées. Cette étude, publiée dans la revue Nature Genetics, ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine de la cancérogenèse.

 

Une nouvelle voie pour contrer les virus

Avec le concours du CBS, et le soutien de l'ANRS, une toute nouvelle famille d'inhibiteurs de cyclophilines, des protéines indispensables au métabolisme des cellules, à fort potentiel thérapeutique a été créée en tant qu'antiviraux à large spectre. Cette découverte, publiée dans Nature communications, ouvre également la voie à l'utilisation de ces nouveaux inhibiteurs en tant que protecteurs cellulaires dans le contexte de l'ischémie-reperfusion (greffes d'organes, récupération après accidents ischémiques, maladies neurodégénératives).

 

Comment les racines des plantes perçoivent les inondations et y répondent

On savait déjà les racines des plantes capables de percevoir séparément de nombreuses propriétés du sol (disponibilité en eau, en nutriments et en oxygène), sans comprendre comment elles intègrent les variations simultanées de ces différents signaux pour y réagir de manière adaptée. Des chercheurs du CNRS (BPMP) et de l’Inra viennent de découvrir un mécanisme permettant à la plante d’ajuster son statut hydrique et sa croissance en fonction des conditions d’inondation des sols. Publiés le 15 septembre dans la revue Cell, leurs travaux décrivent comment les racines perçoivent de manière conjointe la teneur en potassium et en oxygène du sol afin de moduler leur capacité à absorber l’eau.

 

Le satellite Gaia livre la position d'un milliard d'étoiles

Avec un milliard d'étoiles cartographiées en mille jours, la recherche européenne n'a décidément pas peur des tâches herculéennes. Ce travail a été réalisé par 450 chercheurs, issus de 25 pays européens, dont une centaine de français, principalement du CNRS (notamment le LUPM), de l'Observatoire de Paris et de l'Observatoire de la Côte d'Azur avec une participation majeure du CNES. Grâce au satellite Gaia, lancé le 19 décembre 2013, les scientifiques ont catalogué les positions de 1,15 milliard d'étoiles, avec en plus la vitesse et la distance par rapport au Soleil pour 2 millions d'entre elles. C'est la cartographie du ciel la plus précise et détaillée jamais réalisée.

 

Le mystère qui entoure la stabilité des écosystèmes complexes se dissipe

Dans les années soixante-dix, le chercheur australien Robert May développe un modèle prédisant que les écosystèmes complexes ne devraient exister du fait de leur trop grande sensibilité aux perturbations. Dans deux études publiées récemment dans Nature Communications, une équipe internationale regroupant des scientifiques de l’EEP et de MARBEC analyse le modèle de May sous un jour nouveau. En proposant une extension spatiale de ce modèle théorique puis en vérifiant ses prédictions à l’aide d’un important jeu de données empiriques, ces travaux devraient aider à mieux appréhender plusieurs problèmes pratiques de l'écologie.

 

Au plus près de nous, une exoplanète rocheuse potentiellement habitable

Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Celle-ci est même rocheuse, d'une taille comparable à celle de la Terre, et située dans la zone habitable de son étoile, là où l'eau liquide peut exister en surface. C'est la découverte majeure réalisée par une équipe internationale de chercheurs dont Julien Morin, du LUPM et publiée le 25 août 2016 dans Nature.

 

Paludisme : la consommation de sucres végétaux par les moustiques influence la transmission

Une étude internationale, conduite par des chercheurs de l’IRD, du CNRS (MIVEGEC) et de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS, Burkina Faso), révèle que les sources naturelles de sucre contenues dans les plantes et les fruits consommés par les moustiques influencent la transmission du paludisme. Ces résultats, qui ouvrent de nouvelles perspectives dans la lutte contre cette maladie, sont publiés dans la revue PLOS Pathogens.

 

Perception des strigolactones chez les plantes : découverte d'un mécanisme inédit

Hormones végétales plurifonctionnelles, les strigolactones n'ont pas encore livré tous les secrets de leur mode d'action. Dans le cadre d'une collaboration internationale, des chercheurs de l'Inra et du CNRS (en particulier ChimEco) ont mis en évidence le fonctionnement original du récepteur des strigolactones « RMS3 » qui, en se comportant comme une enzyme, génère son propre substrat. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Chemical Biology.

 

L'érosion de la biodiversité pourrait engendrer une « dette évolutive »

Depuis plusieurs décennies, les activités humaines sont à l'origine d’extinctions massives d’espèces dans le monde entier qui soulèvent la question de l'impact de la perte de la biodiversité pour le fonctionnement des écosystèmes. Dans une étude publiée dans Science Advances, des scientifiques, en particulier de MARBEC, apportent un nouvel éclairage à ce sujet. Les chercheurs ont assemblé en laboratoire des communautés bactériennes de diversités différentes et ont montré que, paradoxalement, une forte diversité pouvait entraîner une plus forte diversification évolutive. En suggérant qu’une diminution de la diversité risque aussi de limiter l'apparition de nouvelles espèces, ces résultats laissent entendre que la crise actuelle de la biodiversité aura des effets beaucoup plus durables que ceux déjà envisagés.

 

Transmission du génome du VIH-1 : un cache-cache au sein de la cellule enfin résolu

La formation de virus VIH-1 infectieux implique l’empaquetage de deux copies de son génome ARN (ARNg) dans chaque virus. En visualisant l'ARNg rendu fluorescent, l’équipe de Marylène Mougel au CPBS, a pu observer, pour la première fois, l’association des ARNg par paires dans le cytoplasme et à la surface de la cellule. Cette étude publiée dans la revue Nucleic Acids Research, permet de mieux comprendre comment le VIH transfère son information génétique. Elle ouvre la voie à de nouvelles stratégies anti-virales et sur un plan général, à l’étude du transport intracellulaire des ARN.

 

Recherche sur le sida et le cancer : un partenariat exceptionnel

MSDAVENIR et le CNRS s’associent pour lancer deux projets de recherche majeurs conduits par l’IGH dans le domaine des traitements contre le virus du sida et les cancers chimiorésistants.

 

Un microlaser pour l'ultraviolet profond à base de nitrure

En réalisant le premier microlaser émettant dans l’ultraviolet profond, des physiciens, en particulier du L2C, viennent de démontrer le fort potentiel des puits quantiques à base de nitrure pour la réalisation de lasers dans l’ultraviolet profond.

 

Découverte du lien manquant dans la symbiose des légumineuses

Des chercheurs, en particulier du BPMP, révèlent la présence d’un nouveau canal calcique localisé dans l’enveloppe nucléaire des cellules racinaire des légumineuses, et responsable de la génération des oscillations calciques nucléaires indispensables à l’établissement des symbioses rhizobiennes et mycorhiziennes. Cette étude publiée dans la revue Science, ouvre la voie à de nouvelles stratégies de production des plantes réduisant l’impact des engrais sur l’environnement.

 

Quand la radioactivité accélère la décomposition de la litière

Le 26 avril 1986, l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait et projetait dans l’environnement près de 12 milliards de milliards de becquerels. Afin de connaître les effets à long terme de cette pollution radioactive sur le milieu, des chercheurs de l'IRSN de Cadarache, en collaboration avec le CEFE et l'EcoLab et l'IRL d’Ukraine, se sont intéressés à la décomposition de la litière à proximité de la centrale. Ils ont alors pu mettre en évidence, de façon totalement inattendue, une augmentation du taux de décomposition des litières de feuilles avec la radioactivité. Leurs résultats ont été publiés dans Science of the Total Environment.

 

Récifs coralliens : solutions locales pour un problème global

Préserver les récifs coralliens : l'enjeu est crucial, tant ces précieux refuges de la biodiversité marine sont partout menacés dans le monde. Une étude récente, publiée danse Nature le 15 juin 2016, vient apporter de nouvelles perspectives. Elle démontre qu'à divers endroits de la planète, des initiatives locales réussissent à préserver les écosystèmes coralliens, là où les politiques nationales s'avèrent souvent impuissantes…
Ce travail a été réalisé par un consortium international incluant des chercheurs de l'Université de Montpellier, de l'IRD et de l'Université de Nouvelle-Calédonie (laboratoires MARBEC, ENTROPIE et LIVE) avec le soutien du CNRS.

 

Un même gène rend les papillons de jour colorés et les papillons de nuit camouflés

Dans les forêts tropicales d'Amérique latine, les papillons toxiques du genre Heliconius arborent sur leurs ailes des motifs aux couleurs vives que les prédateurs apprennent à reconnaître et éviter. Pour une meilleure protection, différentes espèces de papillons, vivant sur un même territoire, s’imitent mutuellement, alors qu’une même espèce vivant dans des régions différentes peut arborer des motifs distincts. Comment ces papillons réalisent-ils cette étonnante stratégie évolutive ? Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du CEFE a identifié le gène responsable des différences d’agencement des couleurs chez ces papillons. Plus étonnant, ce même gène appelé, cortex, contrôle également la variation de coloration chez une espèce nocturne des régions tempérées, la phalène du bouleau. Ce gène révèle ici un rôle jusque-là inconnu, surprenant, montrant comment la sélection naturelle remodèle les fonctions ancestrales pour former de nouvelles adaptations.

 

Respecter la nature, un défi sous-estimé

Si l’accord de Paris sur le changement climatique (COP 21) peut être vu comme une reconnaissance des limites biophysiques de la Terre, les respecter demeure un défi sous-estimé. Nos sociétés, et en leur sein les sciences de la conservation, qui traite les effets des activités humaines sur les espèces et les écosystèmes, ont essayé de résoudre ce défi : économie verte basée sur la croissance, technologie comme moyen de corriger ces effets. Des chercheurs du CEFE et de l’Université de Knoxville ont analysé la viabilité de cette version verte du paradigme de croissance. Ils montrent que le respect des limites de la nature exige une révision profonde et pressante des valeurs qui sous-tendent nos économies. Ils identifient les modalités possibles de cette révision et ses implications pour la société et les sciences de la conservation. Ces travaux sont parus le 16 mai 2016 dans la revue PNAS.

 

Un lien entre rétroéléments endogènes et inflammation chronique

Les mécanismes moléculaires régissant l’établissement de l’inflammation chronique, facteur de promotion de la tumorigenèse, demeurent mal compris. L’équipe de Nadine Laguette à l'IGH révèle que des acides nucléiques immunogéniques, provenant d’éléments génétiques mobiles endogènes, contribuent à l’établissement d’un environnement pro-inflammatoire. Cette étude publiée dans la revue EBioMedecine, ouvre la voie à la prévention des effets négatifs de l’inflammation chronique dans le cancer.

 

Prendre du poids pour conserver son rang

Chez les suricates, pour espérer devenir « chef de clan » mieux vaut faire le poids. Les individus les plus gros ont en effet davantage de chance de remporter les combats et d’accéder au rang de mâle ou de femelle dominante. Plus étonnant : les suricates sont capables d’accélérer leur croissance quand leur plus proche concurrent prend un peu trop d’embonpoint et menace de voler leur place dans la hiérarchie. C’est ce que vient de démontrer une équipe internationale composée notamment de chercheurs du CEFE. Ces résultats, qui mettent en évidence l’influence majeure que peut avoir l’environnement social sur le phénotype des individus et sont peut-être transposables à d’autres groupes de mammifères, ont été publiés dans la revue Nature.

 

Lancement du réseau international WIN : surveiller la résistance des vecteurs aux insecticides

Du 23 au 25 mai, Montpellier accueille l’atelier de lancement du réseau international de surveillance de la résistance aux insecticides chez les vecteurs d’arboviroses, dont les moustiques vecteurs de la dengue, du chikungunya ou du zika (WIN1). Soutenu par l’Organisation mondiale de la santé, dans le cadre du programme de recherche et de formation sur les maladies tropicales ce réseau réunit des chercheurs de 15 institutions internationales, dont l’IRD, le CNRS (MIVEGEC) et l’Institut Pasteur de Guyane. L’objectif : identifier les zones à risque du fait de la résistance des moustiques aux insecticides, et améliorer la surveillance et le confinement de ces résistances à l’échelle mondiale.

 

Sécheresse et canicule extrêmes : les prairies récupèrent mieux lorsque leur atmosphère est riche en CO2

Les évènements extrêmes climatiques, tels que les canicules et sécheresses, risquent de modifier la capacité de séquestration du carbone des écosystèmes terrestres. Grâce à une vaste expérimentation menée à l'Ecotron de Montpellier sur une prairie permanente de moyenne montagne, des chercheurs de l'Inra et du CNRS montrent pour la première fois que l'enrichissement en CO2 de l'atmosphère améliore la récupération de la prairie après ces évènements extrêmes, en plus de ralentir les effets négatifs du stress hydrique. Publiés en ligne dans PNAS, ces travaux révèlent l'importance de considérer l'ensemble des interactions dans l'étude des impacts du changement climatique..

 

Emergence de la bilharziose en Corse, décryptage

En 2013, plus de 100 personnes ont été infectées par le parasite agent de la bilharziose urogénitale alors qu’elles se baignaient dans une rivière corse. Afin de comprendre comment cette maladie parasitaire, d’ordinaire inféodée aux régions tropicales et subtropicales, a pu émerger en Europe, des scientifiques de l'IHPE ont mené une recherche interdisciplinaire sur le parasite à l’origine de cette vague d’infection. En mettant leur savoir en commun, médecins, vétérinaires et écologues ont pu notamment, déterminer le pays d’origine de ce parasite hybride. Les résultats de leur enquête ont été publiés dans The Lancet Infectious Diseases.

 

Greatwall, une protéine kinase essentielle pour contrôler la division cellulaire

L’entrée en division des cellules est contrôlée par un jeu de protéines kinases et de protéines phosphatases. L’activation de la protéine kinase Greatwall est requise pour l’entrée en division et son inactivation pour la sortie de la mitose. L’équipe d’Anna Castro et Thierry Lorca au CRBM, dévoile le mécanisme en deux étapes, inconnu jusqu’à présent, qui conduit à l’inactivation complète de Greatwall. Cette étude est publiée dans la revue Journal of Cell Science.

 

 

La véritable nature des surales d'Amérique du Sud enfin révélée

La vaste plaine herbeuse qui s'étend du nord de la Colombie au sud du Venezuela abrite un paysage étonnant constitué d'une succession de monticules de terre. Ces formations d'une grande régularité que les habitants de la région nomment surales étaient jusqu'ici attribuées à l'action de l'érosion. Une étude approfondie de ces écosystèmes menée par une équipe internationale, parmi laquelle figurent des chercheurs du CEFE, montre pour la première fois qu'il n'en est rien. Leurs travaux publiés le 11 mai dernier dans PLOS ONE révèlent que ces monticules résultent, dans les sites étudiés, de l'intense activité d'une espèce de ver de terre.

 

Mieux gérer et protéger les océans grâce aux oiseaux

Observer les océans à travers les yeux des oiseaux marins pour mieux gérer et protéger ces écosystèmes à la fois menacés et méconnus : c’est cette approche novatrice, soutenue par la Fondation de France, que propose une équipe internationale composée d’un gestionnaire d’espace naturel et de scientifiques français et japonais dont des chercheurs du CEFE et de l'Observatoire PELAGIS. Les scientifiques ont équipé les fous de Bassan nichant dans la Réserve Nationale Naturelle des Sept-Iles (Côtes d’Armor) de système de géolocalisation et de mini-caméras afin d’étudier leurs déplacements ainsi que leur comportement et leurs interactions avec les activités humaines en mer. Dans un article publié dans la revue Marine Policy, les auteurs présentent comment leurs méthodes pourraient être généralisées à l’ensemble des écosystèmes marins et contribuer à une meilleure efficacité des politiques de gestion et de conservation du milieu marin.

 

Anchois côtier ou Anchois du large ?

A l'instar du Bar et du Loup qui constituent deux lignées évolutives en cours de spéciation, une équipe de chercheurs de l'ISEM ayant démontré ce résultat vient d'aboutir également aux mêmes conclusions avec l'Anchois commun (Engraulis encrasicolus) : ill faut désormais compter sur l'« Anchois du large » et l'« Anchois côtier ». Ces deux écotypes (subdivisions de l’espèce adaptées à des habitats différents) pourraient ne jamais frayer ensemble, l’un occupant la haute mer, l’autre préférant les milieux côtiers saumâtres voire dessalés. Ils se rencontrent occasionnellement et produisent des hybrides viables. Publiés dans la revue Molecular Ecology, ces travaux apportent un nouvel éclairage sur les mécanismes de différenciation, de maintien et d’adaptation des espèces à leur milieu.

 

Paludisme : des vecteurs communs aux grands singes et à l'homme

Des chercheurs de MIVEGEC et du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF - Gabon) ont mené une vaste étude entomologique au coeur des forêts gabonaises. Leur objectif : identifier les espèces de moustiques impliquées dans la transmission du paludisme chez les grands singes d'Afrique centrale. Les scientifiques ont ainsi identifié trois moustiques vecteurs piquant à la fois les gorilles et les chimpanzés, mais aussi l'homme. Ces travaux, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences le 11 avril 2016, confirment que des transferts de la maladie d'une espèce à l'autre sont possibles.

 

De nouveaux canaux potassiques artificiels hautement sélectifs

Les canaux ioniques, formés de protéines, sont présents dans les membranes de toutes les cellules. Ils permettent le passage sélectif d'ions de part et d'autre de la membrane. Les canaux sélectifs au potassium jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du système nerveux. Les chercheurs de l'IEM tentent recréer artificiellement cette fonction. Pour cela, ils ont assemblé judicieusement de petites molécules pour qu'elles s'organisent de manière à constituer le canal de transport. Ces travaux sont parus dans le Journal of the American Chemical Society, Angewandte Chemistry et Chemistry an European Journal.

 

Un mécanisme atypique contrôlant la division cellulaire dévoilé

Une équipe du CRBM, démontre que la SUMOylation joue un rôle essentiel dans le contrôle de la fonction du fuseau mitotique en orientant la dégradation de certaines protéines au niveau des kinétochores qui sont  les sites d’attachement des microtubules aux chromosomes. Cette étude est publiée dans la revue Developmental Cell.

 

Un complexe de remodelage de la chromatine limite le surenroulement de l'ADN durant la réplication

La réplication et la transcription de l’ADN conduisent à la formation de contraintes topologiques qui sont relâchées par les ADN topoisomérases. Les inhibiteurs des topoisomérases, telle que la camptothécine, sont utilisés dans le traitement du cancer et leur efficacité thérapeutique dépend de leur capacité à inhiber la réplication de l'ADN. Une équipe de l’IGH, montre que le facteur de remodelage de la chromatine BAZ1B est requis pour localiser la topoisomérase 1, cible de la camptothécine, à proximité de la machinerie de réplication de l'ADN. L’effet inhibiteur de la camptothécine sur la réplication et la prolifération des cellules est diminué en absence de BAZ1B dont la quantité dans les cellules pourrait servir de biomarqueur prédictif de la réponse des tumeurs au traitement..

 

Expirer en inspirant : le comportement anormal d'un matériau nanoporeux

Véritables éponges high-tech de l’infiniment petit, les matériaux nanoporeux permettent de capturer et libérer de manière contrôlée les composés chimiques, gaz ou liquides. Une équipe franco-allemande comprenant des chercheurs de l’IRCP et de l’ICGM a mis au point et décrit un de ces matériaux au comportement totalement contre-intuitif, le DUT-49. Lorsque la pression augmente pour faire entrer davantage de gaz dans un échantillon de DUT-49, celui-ci se contracte subitement et libère son contenu comme si, au cours d’une inspiration, les poumons se rétractaient et expulsaient l’air qu’ils contiennent..

 

Découverte à Lattes de la plus vieille taverne de France

Au sud de Montpellier, dans la ville portuaire de Lattara (Lattes, Hérault), les vestiges d’une taverne datant du IIe siècle avant notre ère ont été mis à jour. Cette recherche archéologique, menée par Gaël Piquès, ingénieur d'études CNRS au sein de l’unité ASM et Benjamin Luley (Gettysburg College, Etats-Unis), a récemment donné lieu à la publication d’un article dans la revue Antiquity.

 

Le mystère de la migration des anguilles de Méditerranée en partie dévoilé !

Ayant équipé de balises Argos huit anguilles argentées femelles de Méditerranée, une équipe internationale comprenant des chercheurs du CEFREM a pu suivre ces anguilles durant les 6 premiers mois de leur migration. Au cours de ce périple, les anguilles plongent en profondeur chaque matin au lever du jour avant de remonter en surface au coucher du soleil, comme le font leurs congénères migrant depuis les côtes atlantiques.Elles sont capables de traverser le détroit de Gibraltar pour se diriger vers la mer des Sargasses de l’autre côté de l’Atlantique, seul lieu supposé de leur reproduction.

 

Une étude sur les antibiorésistances met en garde contre les dangers à ignorer la faune sauvage

Gouvernements et chercheurs doivent accorder plus d'attention au développement des pathogènes antibiorésistants - également dénommés “super-microbes” - dans la faune sauvage et dans les milieux naturels, selon une nouvelle étude de chercheurs notamment de MIVEGEC publiée dans le Journal of Applied Ecology

 

La P-cadhérine, protéine exprimée dans les cellules tumorales invasives, stimule la migration collective des cellules

L'équipe de Cécile Gauthier-Rouvière au CRBM, en collaboration avec des chercheurs de l’IBEC (Barcelone), identifie la protéine P-cadhérine comme impliquée spécifiquement dans la migration collective des cellules. Ces travaux ouvrent la voie pour tester de nouvelles cibles thérapeutiques afin de  lutter contre la dissémination dans l’organisme des cellules cancéreuses à partir d’une tumeur solide. Cette étude est publiée dans la revue Journal of Cell Biology.

 

L'homogénéisation des forêts diminue la diversité de leurs services écosystémiques

L'homogénéisation des écosystèmes forestiers et le déclin de la diversité des arbres réduisent la capacité des forêts à fournir des services écosystémiques essentiels tels que la production de bois ou le stockage de carbone. Un collectif de chercheurs européens impliquant l'Inra et le CNRS notamment le CEFE vient de publier dans la revue PNAS ces résultats qui s'appuient sur une approche de modélisation comparative des forêts de six pays européens.

 

Où sont passés les anchois et les sardines ?

En dix ans en Méditerranée, la biomasse des sardines a été divisée par trois, passant de plus de 200 000 tonnes à moins de 67 000 tonnes. On retrouve ces mêmes proportions chez les anchois. Mais où ces petits poissons - également appelés « petits pélagiques » - sont-ils donc passés? Pour comprendre le phénomène qui a des impacts économiques importants, les scientifiques se sont associés aux pêcheurs. Chaque mois, les pêcheurs ont prélevé des anchois et sardines selon un protocole scientifique bien précis. Le projet EcoPelGol a décrypté pendant trois ans les fluctuations des stocks de petits pélagiques dans le golfe du Lion. La faute n'incombe ni aux prédateurs, ni aux virus mais bien à l'environnement. Face à la baisse de qualité du plancton, les poissons utilisent plus leur énergie pour se reproduire que pour grandir.

 

L'Amazonie héberge une diversité de formes de poissons unique au monde

es zones tropicales sont connues pour abriter un grand nombre d’espèces. Cependant, cette forte diversité s’accompagne-t-elle d’une forte diversité de formes ou plutôt d’une forte ressemblance entre les espèces ? Une équipe de chercheurs (notamment de MARBEC) vient de montrer que l’Amérique du Sud abrite prés de 80% de la diversité morphologique mondiale des poissons d’eau douce, alors que ce continent ne représente que 15% des terres émergées. Elle démontre également que cette forte diversité morphologique est essentiellement due à des espèces plutôt communes et peu en danger. Ces résultats publiés dans la revue Scientific Reports parue le 16 mars 2016 soulignent la nécessité de considérer toutes les facettes de la biodiversité pour mener des actions de conservation pertinentes.

 

Association de malfaiteurs dans la progression métastatique du cancer du sein

Certaines tumeurs du sein sont très agressives avec un développement de métastases accéléré. Le gène ERBB2 a été identifié comme l’un des responsables de cette agressivité accrue dans 20% de ces cancers. Cependant, les stratégies thérapeutiques ciblant ce gène s’avèrent efficaces dans seulement 50% des cas. Deux équipes de Montpellier (CRBM et CBS) identifient le gène TOM1L1 comme responsable du développement de métastases et révèlent le mécanisme sous-jacent qui implique une dérégulation du trafic vésiculaire au sein de la cellule tumorale. Cette étude publiée dans la revue Nature Communications ouvre la voie à de nouvelles possibilités de pronostic et de thérapie.

 

Topologie et recombinaison : un lien évolutif et moléculaire

La formation programmée de nombreuses cassures de l’ADN lors de la méiose est un phénomène particulièrement étonnant dont la compréhension moléculaire et évolutive est d’une importance majeure en biologie. L’équipe de Bernard de Massy à l’IGH en collaboration avec Henri-Marc Bourbon au CBD, révèle qu’une protéine essentielle pour la formation de ces cassures est homologue à une sous-unité de topoisomérase. Ceci démontre que les protéines qui catalysent les cassures de l’ADN en méiose ont une activité biochimique en partie similaire à celle des topoisomérases et met en évidence l’évolution d’un ensemble moléculaire qui semble s’être différencié avec l’émergence de la reproduction sexuée. Cette étude est publiée dans la revue Science.

 

La diversité biologique des poissons tropicaux participe-t-elle à la beauté des récifs coralliens ?

Dans le cadre de l’année du paysage organisée par l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS une équipe de scientifiques du CNRS, de l’Université de Montpellier et du Centre Universitaire de Mayotte étudie comment la biodiversité biologique des poissons tropicaux participe à la beauté des récifs coralliens. Pour cela ils ont mis en place un protocole de science participative en ligne que tout le monde peut remplir, aucune connaissance des poissons n’étant requise.

 

La Semaine du cerveau 2016 en région

Occasion unique pour s’informer sur les connaissances actuelles et comprendre le fonctionnement du cerveau, ses maladies et les avancées dans les traitements innovants, la Semaine du cerveau se déroule cette année du 14 au 20 mars. Consulter le programme des nombreuses rencontres et animations proposées au grand public à Montpellier et Sète.

 

Les origines de l'incroyable biodiversité des insectes remises en cause

Apparus il y a plus de 450 millions d’années, les insectes forment aujourd’hui 90% de la biodiversité terrestre non-microbienne. Pour tenter de déterminer les ressorts de cette foisonnante diversité, une équipe franco-américaine composée notamment de chercheurs de l’ISEM est parvenue à retracer l'histoire évolutive des insectes en s’appuyant à la fois sur les données moléculaires et fossiles disponibles pour cette classe d’animaux. Leurs résultats publiés dans Scientific Reports permettent de savoir dans quelle mesure les extinctions de masse, les changements environnementaux ou l’apparition d’innovations morphologiques ont influencé la diversification des insectes depuis leur origine.

 

Les glyptodons, une lignée éteinte de tatous

Jusqu'à la dernière glaciation, l'Amérique du Sud était parcourue par une mégafaune impressionnante. Au milieu de créatures comme le mégathérium, un paresseux de la taille d'un éléphant, paissaient diverses espèces de glyptodons. Ces imposants mammifères à carapace étaient traditionnellement rapprochés des tatous, tout en restant distincts, mais leurs affinités phylogénétiques exactes demeuraient jusqu'ici énigmatiques. Une équipe pilotée par l'ISEM et le centre McMaster aDNA au Canada, impliquant en France le CR2P a résolu cette question en séquençant le génome mitochondrial complet d'un spécimen vieux d'environ 12 000 ans. Les chercheurs sont ainsi parvenus à déterminer que les glyptodons représentaient une lignée éteinte de tatous qui a subi une spectaculaire augmentation de taille depuis leur apparition il y a 35 millions d'années. Ces travaux sont publiés le 22 février 2016 dans la revue Current Biology.

 

Les prédateurs ne choisissent pas leurs proies au hasard

Dans la forêt péruvienne du bassin de l’Amazonie, les papillons possédant des défenses chimiques arborent des colorations spécifiques que les oiseaux insectivores apprennent à reconnaître et éviter. Pour mieux échapper à ces prédateurs, différentes espèces de papillons toxiques vivant sur un même territoire s’imitent mutuellement. A l’aide de faux papillons reproduisant ces motifs colorés, une équipe du CEFE et de l’ISYEB, a pu analyser avec précision la manière dont les oiseaux sélectionnaient ces proies en fonction de leur abondance. Ils démontrent que le niveau de protection des papillons dépend intimement de leur fréquence dans le milieu naturel. L’étude révèle également que les volatiles ne connaissent parfaitement que les insectes auxquels ils sont le plus souvent confrontés.

 

Le réchauffement climatique pourrait favoriser la croissance de vibrions dans les lagunes languedociennes

Les vibrions sont des bactéries des milieux marins côtiers dont certaines espèces provoquent chez l’homme, gastro-entérites et infections cutanées. En France, ces microorganismes sont notamment présents dans les lagunes qui bordent le littoral méditerranéen dès lors que la température de l’eau dépasse 15°C. Dans deux études publiées récemment, une équipe franco-américaine composée de chercheurs d'HydroSciences Montpellier a démontré que, lorsque l’eau de ces lagunes dépasse 15°C, une diminution brutale de la salinité favorise la croissance des populations de vibrions. Afin de prévenir le risque épidémique associé à la prolifération de ces bactéries, les chercheurs préconisent la mise au point d’un modèle dynamique.

 

Toxoplasmose : attraction mortelle du chimpanzé parasité pour le léopard

Des chercheurs du CEFE ont montré que des chimpanzés infectés par la toxoplasmose sont attirés par l’urine de leur prédateur naturel, le léopard, et non par celles d’autres grands félins. Ces travaux, publiés le 8 février 2016 dans Current Biology, suggèrent que la manipulation parasitaire effectuée par Toxoplasma gondii est spécifique à chaque hôte. Ils alimentent le débat sur l’origine des modifications comportementales et olfactives observées chez l’être humain lorsqu’il est atteint de toxoplasmose : elles remonteraient vraisemblablement au temps où nos ancêtres étaient encore une proie des grands félins.

 

Combinés aux antibiotiques, les phages aident à lutter contre la résistance des bactéries

Administrés en complément des antibiotiques, des phages, virus bactériens, permettent d’augmenter l’efficacité des traitements antibiotiques tout en limitant la résistance des bactéries. Dans un article publié récemment dans Trends in Microbiology, deux chercheurs de l’ISEM ont passé en revue plusieurs études scientifiques sur le sujet dans le but d’analyser les bases évolutives de ces thérapeutiques combinées.

 

La start-up Eco-Tech-Ceram primée au concours mondial de l'innovation

Issue du laboratoire CNRS PROMES et de l’UPVD, la start-up Eco-Tech-Ceram va finaliser le développement d’une solution de stockage thermique modulaire, transportable, et basée sur l’utilisation de matériaux de stockage thermique issus de l’économie circulaire (valorisation de déchets industriels inorganiques).

 

Carto'classique, une étude sur les festivals de musique classique en France

Issue d’une co-production entre la Philharmonie de Paris, la Sacem, France Festivals et le CNRS, la Carto’classique dresse un panorama des festivals de musique classique, lyrique, contemporaine en France en 2015. Dévoilées pour la première fois, ces données révèlent une vraie réalité des festivals, dont la présence dans toutes les régions françaises contribue fortement à l’animation des territoires et à la valorisation de la création musicale. Pour l’InSHS, Emmanuel Négrier, chercheur au CEPEL, revient sur cette étude et sur ses objectifs.

 

Un nouvel acteur dans la défense contre les parasites intestinaux : les cellules tuft intestinales

L’équipe de Philippe Jay à l’IGF, en collaboration avec des chercheurs nationaux et internationaux, démontre que les cellules tuft de l’épithélium intestinal, un type cellulaire dont la fonction était jusqu’alors inconnue, sont nécessaires pour l’initiation de la réponse immunitaire contre les infections helminthiques. Cette étude est publiée dans la revue Nature.

 

Luc Brunel reçoit la Médaille de cristal du CNRS

Luc Brunel, ingénieur d'étude CNRS à l'IBMM, vient de recevoir la Médaille de cristal du CNRS. Elle distingue des ingénieurs, techniciens et administratifs et récompense celles et ceux qui, par leur maîtrise technique et leur sens de l'innovation, contribuent, aux côtés des chercheurs, à l'avancée de savoirs et à l'excellence de la recherche française. Le CNRS a ainsi distingué 21 lauréats pour 2015.

 

La diversité du patrimoine génétique des coraux et des poissons tropicaux en danger

Dans un article publié dans Nature Communications le 12 janvier, des chercheurs de l’Université de Montpellier, de l’IRD, de l’EPHE et du CNRS démontrent que le réseau global des aires marines protégées est insuffisant pour conserver la diversité du patrimoine génétique des coraux et des poissons tropicaux. Cette diversité est fondamentale pour retracer l’histoire évolutive des organismes mais aussi pour maintenir le fonctionnement des écosystèmes coralliens.

 

Monsef Benkirane reçoit la Médaille d’argent du CNRS

Monsef Benkirane, directeur de recherche CNRS et directeur de l’IGH a reçu le 12 janvier la Médaille d’argent du CNRS. Cette médaille distingue un chercheur pour l’originalité, la qualité et l’importance de ses travaux, reconnus sur les plans national et international. En France, 17 chercheurs sont lauréats de la Médaille d’argent du CNRS pour l’année 2015.

 

De nouveaux matériaux pour des batteries plus performantes

Les batteries composées de matériaux enrichis en lithium présentent une grande autonomie étant donnée leur importante capacité de charge. Cependant, l’exploitation industrielle était jusqu’alors freinée par des performances médiocres (faible durée de vie, perte de potentiel ...). Des chercheurs du réseau Chimie du solide et énergie auquel participe l'ICGM viennent de montrer que les performances de ces matériaux peuvent désormais être contrôlées et donc améliorées en modulant les propriétés physico-chimiques des matériaux. Ces résultats sont publiés dans la revue Science.

 

Chez certaines bactéries, la tricherie conduit à l'extinction

De très nombreuses espèces coopèrent en produisant des ressources profitant à l’ensemble de la communauté. Les individus qui génèrent ces biens publics doivent cependant faire face à des tricheurs qui jouissent du produit de la coopération sans participer à sa production. Pour la première fois, des chercheurs de l'ISEM se sont intéressés à l'évolution de la production de biens publics chez la bactérie Pseudomonas aeruginosa en présence et en absence de virus s’attaquant spécifiquement aux bactéries. Leurs travaux démontrent qu’en présence de ces virus, les microorganismes tricheurs, moins virulents, finissent par dominer la population, précipitant ainsi son déclin. Ces résultats laissent entrevoir de nouvelles stratégies de lutte contre les bactéries pathogènes.

 

La menace d'un prédateur subie à l'état de larve réduit la capacité du moustique à transmettre le paludisme

Les moustiques vecteurs du paludisme ayant subi les assauts d'un prédateur alors qu'ils n'étaient que des larves voient leur fécondité et leur longévité réduites. Ce « stress post-prédation » durant le stade larvaire a ainsi des effets à retardement sur la capacité des moustiques adultes à transmettre la maladie. Cette découverte est publiée le 16 décembre 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B par des chercheurs de MIVEGEC et de l'IRSS au Burkina Faso.

 

Découverte d'un mécanisme d'adaptation de certaines espèces de phytoplancton marin à la carence en fer

Surpris par des observations in situ de l’expression du gène de la ferritine dans le phytoplancton marin, les chercheurs d’un consortium de laboratoires mené par le LOMIC ont effectué des études en laboratoire en utilisant de nouveaux outils génétiques. Ils ont ainsi pu mettre en évidence un mécanisme d’adaptation à la carence en fer des cellules de certaines espèces de phytoplancton marin.

 

Guêpe parasite Venturia : le complice viral démasqué

Surpris par des observations in situ de l’expression du gène de la ferritine dans le phytoplancton marin, les chercheurs d’un consortium de laboratoires mené par le LOMIC ont effectué des études en laboratoire en utilisant de nouveaux outils génétiques. Ils ont ainsi pu mettre en évidence un mécanisme d’adaptation à la carence en fer des cellules de certaines espèces de phytoplancton marin.

 

L'IBMM, la SATT AxLR et 4P Pharma concluent un accord de partenariat

Dans le cadre d’un projet de développement de médicaments innovants pour le traitement des cancers, notamment du cancer du côlon, mélanome et cancer du pancréas, l’équipe oncopharmacochimie et pharmacotoxicologie de l’IBMM, la SATT AxLR et 4P Pharma ont conclu un accord de maturation en co-développement d’un montant de 436 400 euros, avec une option sur licence. Le financement de ce programme, baptisé « Imiqualines », se partage entre la SATT AxLR et 4P Pharma.

 

Un nouveau prototype de batterie plein de promesses

Une équipe française, impliquant principalement des chercheurs du CNRS dont l'ICGM et du CEA, au sein du réseau RS2E vient de mettre au point une technologie offrant une alternative aux batteries lithium-ion dans certains secteurs. Ces chercheurs ont développé la première batterie utilisant des ions sodium au format « 18650 », un format industriel standard. Son principal avantage est d'utiliser un élément beaucoup plus abondant et moins coûteux que le lithium. Dotée de performances comparables aux batteries lithium-ion, cette nouvelle technologie intéresse déjà les industriels. Elle pourrait à l'avenir permettre le stockage d'énergies renouvelables.

 

Un lien moléculaire entre glucocorticoïdes et antidépresseurs dévoilé

Les effets des glucocorticoïdes et neurotrophines dans les maladies neuropsychiatriques liées au stress sont complexes. Ceux-ci, tantôt positifs, tantôt négatifs, s’expliqueraient par l’existence d’un mécanisme de détection de coïncidence entre ces deux hormones. L’équipe de Freddy Jeanneteau à l’IGF, éclaire ce mécanisme au travers de l’identification chez la souris d’un code de phosphorylation permettant de composer une nouvelle gamme de réponses à ces deux hormones. Cette étude qui ouvre de nouvelles perspectives dans le traitement des dépressions, est publiée dans la revue PNAS.

 

En finir avec les antibiotiques ?

Depuis quelques années, nous assistons à une augmentation de la résistance des bactéries aux traitements antibiotiques au niveau mondial. Certaines d'entre-elles deviennent même multi-résistantes, à savoir qu'elles tendent à résister à tous les types d'antibiotiques existants. Dès lors, de nouveaux traitements antibactériens doivent être proposés pour éviter d'arriver à une impasse thérapeutique : ne plus pouvoir traiter les grandes infections bactériennes.

 

L'océan profond pierre angulaire de la lutte contre le changement climatique

En absorbant une large part de la chaleur et du CO2 émis par les activités humaines, les couches profondes de l’océan, situées au-delà de 200 mètres, atténuent le réchauffement climatique global. Cette régulation s’exerce toutefois aux dépens des écosystèmes marins qui subissent de fortes  perturbations environnementales à mesure que l’océan tempère les effets du changement climatique. Une équipe franco-américaine (comprenant des scientifiques du LECOB) précise, dans un article publié le 12 novembre dans Science, les dangers que les perturbations du climat et l’exploitation des ressources marines font peser sur l’océan profond.

 

Génétique : un "code origines" pour l'ADN

A l'origine de toute vie, il y a la duplication (ou réplication) de l'ADN, un mécanisme crucial pour la division des cellules. Des biologistes, en particulier de l'IGH, viennent de mener l'analyse la plus exhaustive à ce jour des milliers de sites (appelés origines) où démarre cette réplication du génome chez les organismes multicellulaires. Ils ont pu en distinguer trois grandes catégories, qui reflètent les capacités d'adaptation des cellules. La connaissance de ce "code origines" devrait permettre de rechercher d'éventuelles altérations dans le cancer, voire déboucher sur de nouveaux outils de thérapie génique.

 

Détection du premier pulsar gamma extragalactique

Situé à 163 000 années-lumière, dans le Grand Nuage de Magellan, il est le premier pulsar gamma extragalactique à être détecté, ce qui en fait le plus lointain objet de ce type connu. Cette étoile à neutrons, qui tourne sur elle-même en 50 millièmes de secondes, est le vestige d'une étoile massive ayant explosé il y a un millier d'années. L'observation d'un pulsar si jeune et puissant devrait permettre de mieux comprendre d'où ces astres tirent leur luminosité. Cette découverte, réalisée grâce au satellite Fermi de la NASA, fait l'objet d'une publication dans la revue Science le 13 novembre 2015.

 

Chimie : au cœur des glaces de l'espace

Dans les galaxies, les étoiles et les planètes sont environnées de nuages de gaz et de poussières qui constituent ce qu'on appelle le milieu interstellaire. On y trouve en abondance des assemblages de molécules sous forme de glaces dites interstellaires dont on soupçonne qu'elles jouent un rôle essentiel dans la formation de la matière. D'où proviennent ces molécules, quels sont les mécanismes permettant la matière de se complexifier ? Autant de questions auxquelles une équipe du LUPM cherche à répondre.

 

Réinventer l'écologie scientifique sans la dénaturer

L’importance croissante des changements environnementaux liés aux activités humaines confronte aujourd’hui l’écologie scientifique à un véritable dilemme : mieux comprendre le fonctionnement local des systèmes biologiques tout en développant une approche prédictive globale. Sous l’impulsion de l’Institut Ecologie et Environnement du CNRS, un groupe de scientifiques (notamment de l'ISEM) a voulu clarifier cette notion de prédiction dans un article de synthèse publié récemment dans la revue Journal of Applied Ecology. S’inscrivant dans un contexte de bouleversement sans précédent des équilibres planétaires, cette étude qui pointe les forces et les faiblesses de l’écologie prédictive propose une feuille de route de la discipline pour les années à venir.

 

Une colonie de manchots royaux affectée par les anomalies du climat

Des scientifiques du CNRS (en particulier du CEFE), du MNHN et de l’IRD étudient depuis le début des années 90 une colonie de manchots royaux de l’archipel de Crozet. En croisant les données accumulées au fil de ces années, sur le suivi en mer durant la reproduction et les paramètres démographiques de cette population d’oiseaux marins avec les anomalies climatiques affectant la température de l’océan dans cette partie du globe, les chercheurs ont démontré que ces dernières influençaient directement la survie de la colonie. Ces résultats publiés dans la revue Nature communications suggèrent que l’élévation de température consécutive au réchauffement climatique pourrait contraindre le manchot royal à délaisser la région d’ici la fin du siècle.

 

Etudier les périodes de tempêtes majeures en Méditerranée occidentale au cours des trois derniers millénaires

Dans le cadre du programme DYLITAG soutenu par le Labex ARCHIMEDE et portant sur l’étude de la dynamique des littoraux et des interactions sociétés-environnement en Agathois depuis le Néolithique, une équipe de recherche menée par le laboratoire ASM avec l’aide de Géosciences Montpellier a reconstruit les principaux épisodes de tempêtes survenus en Méditerranée occidentale au cours des trois derniers millénaires. Les résultats seront prochainement publiés dans la revue Quaternary Science Reviews

 

Le cerveau des éléphants, ça trompe énormément !

L’histoire évolutive des éléphants est bien connue. Pourtant les connaissances sur l’évolution de leur cerveau sont encore lacunaires. En effet, le simple volume de la boîte crânienne des éléphants préhistoriques ne permet pas d’estimer la taille réelle de leur cerveau. Julien Benoit, paléontologue à l’ISEM, a donc mis au point une nouvelle méthode pour évaluer de façon efficace la taille du cerveau des pachydermes fossiles.

 

Sanofi signe un partenariat avec le CNRS et vingt-six organismes publics dans la recherche biomédicale

Le CNRS et vingt-six organismes membres de la Chimiothèque Nationale ont signé avec Sanofi un accord de collaboration prévoyant l'hébergement et la gestion de leur collection de composés sur le site Sanofi à Toulouse (Haute-Garonne). Cette collaboration va permettre de regrouper en un seul et même lieu jusqu'à 65 000 molécules issues des plus grands laboratoires publics français.

 

En Languedoc-Roussillon le CNRS fête la science !

La Fête de la science revient en Languedoc-Roussillon, du 7 au 11 octobre, dans un trentaine de villes pour faire découvrir une multitude d'initiatives originales. La Fête de la science favorise les échanges entre la communauté scientifique et le grand public : manipuler, tester, participer à des visites de laboratoires, dialoguer avec des chercheurs, découvrir les métiers de la recherche, stimuler son goût pour les sciences !

Focus sur les actions portées par les personnels de nos laboratoires

 

Systèmes biomoléculaires auto-assemblés pour la reconnaissance d'ADN

Les chercheurs de l’IBMM viennent de proposer une nouvelle méthode d’auto-assemblage de clusters biomoléculaires pour la reconnaissance multivalente et dynamique d’ADN. Leur approche utilise la chimie covalente dynamique en milieu aqueux pour réaliser de multiples liaisons réversibles sur une plateforme et ainsi générer des édifices multivalents et dynamiques par auto-assemblage. Ces travaux font l’objet de deux publications dans les revues Angewandte Chemie International Edition et Organic & Biomolecular Chemistry.

 

Eco-Tech Ceram : des déchets industriels au secours de la transition énergétique !

La jeune startup Eco-Tech-Ceram du laboratoire PROMES (CNRS / Université de Perpignan) reçoit le prix du concours mondial de l'innovation des mains du Président François Hollande.

 

Mesurer le bruit de spin d'impuretés magnétique

Des physiciens du L2C et de l'Institut Néel ont pour la première fois mesuré le bruit de spin d’un ensemble d’un million d’atomes de manganèse situés dans un puits quantique semi-conducteur..

 

Journées européennes du patrimoine en LR

En Languedoc-Roussillon, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre, deux découvertes sont proposées :

  • L'observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (OOB) rend hommage au biologiste Louis Boutan, qui en 1893 prend la première photographie sous-marine au monde ;
  • Des archéologues du CNRS et du GRASG présentent aux visiteurs les chantiers de fouilles des ports antiques de l'île Saint-Martin à Gruissan.

 

Année internationale de la lumière : un cycle inédit de conférences sur le siècle des Lumières

Dans le cadre de l'Année internationale de la lumière, l'Université de Montpellier, le CNRS et l'IRCL, en partenariat avec Montpellier Méditerranée Métropole, initient un cycle de conférences sur la philosophie des Lumières.
En prélude à la prochaine saison de l'Agora des savoirs à la salle Rabelais, ce cycle de conférences destiné au plus large public accueillera les spécialistes de ce qui est communément appelé le siècle des Lumières et des philosophes qui ont développé idées et concepts qui nous éclairent encore actuellement.

 

Planètes : les « Jupiters chauds » se seraient formés très rapidement

Vingt ans après leur découverte, les « Jupiters chauds », ces planètes géantes gazeuses tournant de façon très rapprochée autour de leur étoile, restent encore des objets énigmatiques. En utilisant le spectro-polarimètre ESPaDOnS du Télescope Canada-France-Hawaii, une équipe internationale d'astrophysiciens menée par Jean-François Donati (CNRS) vient de montrer que ces corps pourraient ne mettre que quelques millions d'années à se rapprocher de leur étoile tout juste formée. Cette découverte devrait nous aider à mieux comprendre comment les systèmes planétaires, similaires ou différents de notre système solaire, se forment et évoluent au cours de leur existence. Elle est publiée le 9 septembre 2015 dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS) et en accès libre sur le site ArXiv.

 

Le graphène, un matériau révolutionnaire pour la métrologie

Jusqu'à présent, l'étalon de résistance électrique était réalisé par la mise en œuvre de l'effet Hall quantique dans des dispositifs semiconducteurs en arséniure de gallium. Cependant, ce matériau imposait l'utilisation de très basses températures et de forts champs magnétiques, confinant l'utilisation de cet étalon à quelques instituts nationaux de métrologie. Des chercheurs du CNRS et du Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE) ont démontré que les propriétés électroniques du graphène, objet du prix Nobel de Physique en 2010, permettent de réaliser un étalon de résistance très précis fonctionnant dans des conditions expérimentales beaucoup plus pratiques, compatibles avec des dispositifs de refroidissement sans hélium.

 

Les dessous de "l'effet cocktail" des perturbateurs endocriniens révélés

Des substances chimiques, qui prises isolément, sont sans danger pour l'Homme, peuvent devenir nocives lorsqu'elles sont mélangées. Trois équipes de recherche associant des chercheurs de l'Inserm et du CNRS à Montpellier - dont le CBS et l'IGF - ont élucidé in vitro un mécanisme moléculaire qui pourrait contribuer à ce phénomène connu sous le nom « d'effet cocktail ». Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications.

 

Rad18, une nouvelle cible dans le traitement des tumeurs résistantes à la thérapie

La rechute des tumeurs après thérapie est due à l'apparition d'une résistance dont l'origine est très mal connue. Une équipe de l'IGH, en collaboration avec des cliniciens du CHU de Toulouse, ouvre la perspective d'affaiblir les cellules tumorales résistantes en identifiant l'ubiquitine ligase Rad18 comme une nouvelle cible dans le traitement du glioblastome. Rad18 régule le système de tolérance des lésions de l'ADN et son inhibition sensibilise au cisplatine les cellules souches de cette tumeur extrêmement résistante à la thérapie. Cette étude est publiée dans la revue Developmental Cell.

 

Les mandrills donnent de la voix pour repérer leurs plus proches parents

Certaines espèces vivant en groupes utilisent les odeurs ou les sons qu’elles émettent pour repérer les individus qui leur sont proches génétiquement. En évitant ainsi aux frères et sœurs de se reproduire entre eux, ce comportement favorise le brassage génétique au sein de ces populations. Des chercheurs du CEFE et de l'Université de Saint-Etienne sont pour la première fois parvenus à démontrer chez une espèce de primate le rôle crucial des vocalises dans l’identification d’individus apparentés. L’étude publiée dans Nature Communications révèle également que ces vocalisations sont façonnées par les relations sociales que ces animaux tissent au cours de leur existence.

 

Bestiole : un récepteur pilote pour construire les centrales solaires du futur

Une campagne d’essais réalisée avec succès au Four solaire d’Odeillo valide pour la première fois un nouveau concept pour les centrales solaires : l’utilisation de particules solides comme fluide de transfert et matériau de stockage. Un récepteur solaire pilote utilisant ce procédé, baptisé Bestiole, a en effet permis d’obtenir des rendements thermiques très satisfaisants, dans les conditions réelles de fonctionnement d’une centrale solaire. Ces travaux ont été menés dans le cadre du projet européen CSP2, coordonné par le laboratoire PROMES.

 

Combattre la résistance des moustiques aux insecticides

Le contrôle des moustiques vecteurs de maladies humaines représente un enjeu sanitaire mondial. Leur capacité à résister aux traitements insecticides menace aujourd'hui la prévention des épidémies. Des chercheurs du CNRS, de l'IRD, des universités de Montpellier, Lyon 1, Grenoble et de l'Institut Pasteur de la Guyane ont identifié de nouveaux marqueurs génétiques de la résistance des moustiques aux insecticides permettant de mieux détecter ces résistances sur le terrain. Ces travaux sont publiés dans la revue Genome Research le 23 juillet 2015.

 

Un nouvel acteur du contrôle de la division cellulaire découvert chez le ver nématode C. elegans

Chez un grand nombre d’organismes, le bon déroulement de la division cellulaire est assuré par un point de contrôle activé par la protéine Mps1. Cependant, cette protéine est absente chez C. elegans et l’équipe d’Ariane Abrieu au CRBM, en collaboration avec une équipe de l’Université de Californie à San Diego, démontre qu’une autre protéine, Plk1, active le point de contrôle chez le ver. Ceci a permis de révéler de façon remarquable que Plk1 contribue aussi à l’initiation du point de contrôle chez l’homme. Cette étude est publiée dans la revue Cell Reports.

 

Montpellier : des chercheurs CNRS à la pointe de la recherche européenne

Le Conseil européen de la recherche (ERC) octroie chaque année des bourses considérées comme les plus sélectives d'Europe à des chercheurs d'excellence. Les lauréats reçoivent des subventions allant de 1,5 à 2,5 millions d'euros pour cinq ans. L'objectif : leur permettre de mener des projets de recherches innovants. Avec sept lauréats dans les catégories Starting grants et Consolidator grants 2014, le CNRS est le premier organisme ainsi récompensé en Languedoc-Roussillon.

 

La bilharziose gagne l'Europe

La schistosomiase ou bilharziose est une maladie parasitaire négligée qui touchait, jusqu’alors les populations des régions tropicales et subtropicales. En raison de son taux élevé de morbidité et du nombre important de personnes infectées (plus de 200 millions dont 85 % en Afrique), la schistosomiase est une priorité pour l'Organisation Mondiale de la Santé. Or, depuis 2011, plusieurs cas ont été signalés en Corse. Dans un article publié le 22 juin 2015 dans le journal The Lancet Infectious Diseases, une équipe européenne composée notamment de chercheurs du laboratoire IHPE attire l’attention sur les leçons qui doivent être tirées de l'émergence de cette maladie parasitaire en Europe.

 

5 millions d'euros attribués à un consortium international pour lutter contre des vers parasitaires

Le Wellcome Trust, le plus important sponsor privé de la recherche biomédicale et vétérinaire au Royaume-Uni, a attribué un financement de 5,2 Million d’Euros (3,7 M £) à une équipe internationale à laquelle participe le laboratoire IHPE, centre collaborateur de l’OMS pour son expertise dans les schistosomiases. L’objectif de ce projet est de trouver des alternatives de lutte contre des vers plats parasitesqui sont responsables d’échinococcoses et de schistosomiases affectant plus de 200 millions de personnes dans le monde.

 

L'Institut montpelliérain Alexander Grothendieck

A l'occasion de la conférence internationale organisée à la mémoire de Alexander Grothendieck, l'I3M a officiellement pris le nom d'Institut montpelliérain Alexander Grothendieck mercredi 17 juin. Afin de rendre hommage au "génie" des maths, lequel, après des études à la Faculté des sciences de Montpellier, a été chercheur au CNRS puis professeur à l'Université Montpellier 2, un programme de sauvegarde et de numérisation de ses notes manuscrites et travaux a officiellement été lancé par l'Université de Montpellier et la Région Languedoc-Roussillon.

 

L'origine symbiotique d'une bactérie pathogène révélée

La fièvre Q est une maladie infectieuse provoquée par Coxiella burnetii, une bactérie de la famille des légionnelles. Alors que nos connaissances sur cette pathologie très contagieuse ont largement progressé ces dernières années, l’origine de l’agent infectieux demeurait jusqu’alors mystérieuse. En passant au crible de l’analyse génétique près de 60 espèces de tiques, des chercheurs (MIVEGEC) ont identifié des dizaines de nouvelles souches de Coxiella vivant en symbiose avec ces arthropodes et ont montré que l’agent responsable de la fièvre Q est apparenté à certains de ces microorganismes symbiotiques.

 

La persistance de la prévalence du paludisme entretient la drépanocytose au Gabon

Une étude internationale, conduite au Gabon par des chercheurs de l'IRD, du CNRS (MIVEGEC), du CIRMF et de l'université de Californie, montre que la répartition géographique de la drépanocytose et celle du paludisme sont liées dans ce pays. Ces résultats, qui ouvrent la voie à des actions de prévention et de surveillance couplées de ces maladies associées, sont publiés dans les comptes-rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS) le 11 mai 2015

 

Tournants, bifurcations et déposition cellulaire, acteurs de la vaso-occlusion drépanocytaire ?

La drépanocytose affecte plus de 50 millions de personnes dans le monde et se caractérise par des crises douloureuses de vaso­occlusion dont la localisation exacte dans la microcirculation des tissus profonds reste inconnue. Une étude microfluidique et numérique réalisée par trois équipes multidisciplinaires de Montpellier, démontre pour la première fois que des cellules sanguines se déposent préférentiellement aux tournants à fortes courbures, et notamment aux bifurcations, caractéristiques de la microcirculation. Ces travaux qui mettent en évidence le rôle majeur que pourrait jouer la géométrie de l’écoulement dans l’avènement des crises occlusives, sont publiés dans la revue Biophysical Journal.

 

Un exportateur de phosphate responsable de la calcification du cerveau

La calcification cérébrale primaire familiale, maladie rare pouvant se manifester entre 3 et 80 ans et associée à des désordres neuropsychiatriques et moteurs, se caractérise par des dépôts phospho-calciques dans le cerveau et le cervelet. L’équipe de Marc Sitbon et Jean-Luc Battini à l’IGMM, en collaboration avec Dominique Campion et Didier Hannequin au CHU de Rouen et Giovanni Coppola à UCLA (Los Angeles), établit un lien direct entre défaut du métabolisme du phosphate et calcification cérébrale en caractérisant un nouveau gène, XPR1, qui code un exportateur de phosphate. Cette étude est publiée dans la revue Nature Genetics.

 

De L'Agroécologie, ou comment améliorer le rendement des cultures en favorisant la biodiversité

C’est une étude qui devrait fortement intéresser les agriculteurs, actuellement confrontés à un double défi : trouver des solutions pour contrer les effets du réchauffement climatique - qui menacent par exemple de faire chuter le rendement de leurs cultures en cas de sécheresse -  et tendre vers « l’agroécologie », une agriculture plus respectueuse de l’environnement, limitant entre autres, l’usage d’engrais. Or pour la première fois, une équipe du CEFE, en collaboration avec des chercheurs de l’INRA, démontrent qu’il est possible de répondre à ce double défi… en favorisant la biodiversité dans les parcelles cultivées ! Les détails ont été publiés dans la revue Nature Plants.

 

De l'adhésion des nageurs actifs

Des physicien·ne·s, en particulier du L2C, viennent de montrer que des particules colloïdales autopropulsées ont un comportement collectif analogue à des sphères passives adhésives. Cette adhérence effective est d’autant plus forte que leur activité est grande

 

Une phosphatase comme régulateur positif du transport et de la perception du nitrate chez les plantes

Une équipe du laboratoire B&PMP, en collaboration avec des chercheurs de l’université de Münster, a identifié la protéine phosphatase ABI2, un composant majeur de la signalisation de l’acide abscissique, qui révèle l’existence de relations entre la nutrition azotée des plantes et leur réponse aux conditions environnementales fluctuantes. Ces travaux sont publiés dans la revue Science Signaling.

 

Des bactéries intelligentes pour détecter des maladies

Un pas de plus est franchi dans le domaine de la biologie synthétique. Des chercheurs CNRS et INSERM de Sys2diag, du CBS et de l'IGF, associés à l'université de Stanford, ont transformé des bactéries afin de les rendre capables de signaler une pathologie sur la simple présence dans l’urine ou le sang de molécules caractéristiques. Pour réaliser cette prouesse, les chercheurs ont introduit l'équivalent d'un programme informatique dans l'ADN des cellules. Les bactéries ainsi programmées détectent notamment la présence anormale de glucose dans les urines de patients diabétiques

 

Les récepteurs du mannose-6-phosphate, nouvelles cibles pour les thérapies personnalisées du cancer de la prostate

La thérapie photodynamique est une alternative à la chimio- et à la radiothérapie pour le traitement de petites tumeurs. Des chercheurs de l'ICG et de l'IBMM viennent d'identifier un nouveau biomarqueur pouvant présenter des applications en nanomédecine, en montrant que son ciblage peut être effectué par des nanoparticules et que la thérapie photodynamique conduit ensuite à une mort cellulaire efficace. Ces travaux sont parus dans la revue Angewandte Chemie.

 

Les lettres des poilus ordinaires : conférence et lecture théâtralisée

Cultivateurs, ouvriers agricoles, artisans ont quitté leur village en 1914 pour devenir soldats. Depuis les tranchées, un seul moyen pour garder le lien avec leurs proches : écrire. Le CNRS invite le grand public à découvrir le 28 mai 2015, ce que révèle la parole écrite des poilus ordinaires en rencontrant Agnès Steuckardt, professeur en sciences du langage au laboratoire Praxiling, coordonnatrice du projet « Corpus 14 », labellisé par la Mission Centenaire 14-18.

 

Allergies : les concentrations en pollen d'ambroisie pourraient quadrupler en Europe d'ici 2050

Les concentrations dans l’air du pollen d’ambroisie à feuilles d’armoise, très allergisant, pourraient avoir quadruplé en Europe à l’horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation et le tiers restant serait dû à la colonisation de la plante favorisée par les activités humaines. Ces estimations, auxquelles une équipe du CEFE a contribué, avec d’autres chercheurs français et européens, viennent d'être publiées dans la revue Nature Climate Change.

 

Traitement contre le SIDA : essais cliniques pour une nouvelle molécule issue d'un laboratoire montpelliérain

L'équipe de Jamal Tazi de l'IGMM dévoile le mécanisme d'action révolutionnaire de la molécule ABX464, premier candidat médicament pour les patients atteints du VIH dont l'effet persiste même après l'arrêt du traitement. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Retrovirology2.

 

Des nanopores solides plus performants pour l'analyse de macromolécules

Comprendre les processus dynamiques qui régissent la translocation de macromolécules à travers un nanopore dit "solide" est indispensable avant de les intégrer dans des dispositifs pour le diagnostic. Des chercheurs, dont deux équipes de l'IEM et de l’ICSM, ont montré comment l’état de surface et notamment la charge du nanopore influe sur le passage de polynucléotides.

 

« Ma thèse en 180 secondes » en région

Trois minutes pour présenter sa thèse, c'est possible. Le 29 avril, ils seront 20 doctorants à s'affronter en finale régionale ! Rendez-vous à 16h30 à l'nstitut de Botanique à Montpellier. Evénement gratuit et ouvert au public après inscription obligatoire avant le 26 avril.

 

Recyclage des déchets végétaux pour l'industrie au IIIe siècle

On savait que les grignons, ces fragments de noyaux broyés mêlés à un peu d’huile et d’eau, issus du broyage puis du pressurage des olives étaient massivement brûlés dans les fours des boulangeries de Pompéi où leur très fort pouvoir calorifique faisait merveille, mais c’est la première fois que leur utilisation dans l’industrie de la production d’amphores est mise en évidence par une équipe franco-espagnole du laboratoire ASM, de l’Université de Séville et de la Casa de Velazquez-Madrid, dans le cadre du Labex Archimede. Ces travaux ont fait l'objet d'une parution dans le dernier numéro de la revue Archéologia.

 

De l'ADN pour un nouveau procédé de catalyse asymétrique

La biocatalyse énantiosélective est devenue en quelques années un domaine de recherche particulièrement stimulant. Alors que l’activité catalytique d’enzymes et de ribozomes a déjà donné lieu à de multiples études, l’utilisation de la chiralité de l’ADN n’en est qu’à ses premiers pas et nécessite encore d’être optimisée. Des chercheurs de l’ESPCI ParisTech, de l’IBMM et de la société NOXXON Pharma AG ont utilisé pour la première fois une matrice de cellulose liée de manière covalente à de l’ADN pour développer un procédé de catalyse asymétrique en flux continu. Ces résultats font la couverture de la revue Chemical Communications.

 

Un mécanisme de perception d'une combinaison de signaux nutritionnels par les plantes dévoilé

Une équipe du Laboratoire BPMP, en collaboration avec deux équipes américaines, met en évidence un mécanisme permettant l’ajustement de la croissance des racines des plantes en réponse à deux signaux nutritionnels majeurs, le nitrate et le phosphate. Ces travaux, publiés dans la revue Nature Communications, ouvrent la voie à la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans la perception des combinaisons de signaux de l’environnement par les plantes.

 

Les stratégies des plantes pour maximiser l'utilisation des nitrates

Moins il y a d’azote dans le sol, plus les plantes sont efficaces pour l’utiliser. Des chercheurs de l’Inra, du CNRS et du Cirad, en collaboration avec des collègues tchèques, viennent d’élucider le rôle crucial d’une protéine qui permet à la plante de percevoir son environnement mais aussi d’activer la bonne réponse adaptative en fonction des conditions du milieu. Publiés dans Nature Plants ces travaux ouvrent de nombreuses perspectives, notamment vers l’identification de plantes mieux adaptées aux faibles doses d’engrais.

 

Un nouvel éclairage sur l'origine de la biodiversité amazonienne

À partir d'un gisement daté de 13 millions d'années retrouvé en Amazonie péruvienne qui comprend 7 espèces de crocodiles fossiles, une équipe internationale, à laquelle appartiennent des chercheurs de l'ISEM, éclaire l'origine de l'exubérante biodiversité amazonienne. Ces résultats viennent d'être publiés dans le journal Proceedings of the Royal Society B.

 

Des fossiles kényans éclairent la manière dont les hippopotames ont divergé des cétacés

Une équipe franco-kényane vient de décrire une nouvelle espèce fossile ancêtre des hippopotames. Cette découverte éclaire l'histoire de la grande faune africaine d'un jour nouveau et comble d’une part la lacune fossile séparant ces animaux de leurs plus proches cousins actuels, les cétacés. D’autre part, elle montre que les ancêtres des hippopotames ont été parmi les plus anciens grands mammifères à coloniser le continent africain, il y a environ 35 millions d’années, bien avant ceux des grands carnivores, girafes et bovidés. Ces travaux, qui impliquent des chercheurs de l’ISEM, sont publiés dans la revue Nature Communications.

 

Comment le virus du SIDA facilite le développement de pathogènes opportunistes ?

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1) est responsable du SIDA et rend l’organisme vulnérable à de nombreux pathogènes opportunistes. Une équipe du CPBS, en collaboration avec l'IGH et le DIMNP, a montré que l'action de la protéine virale Tat permet au VIH-1 d’inhiber la capacité d’élimination des phagocytes non infectés tels que les macrophages. Fortement sécrétée par les cellules infectées, Tat entre dans les cellules non infectées et empêche le recrutement d’une petite protéine impliquée dans la phagocytose. Leur étude est publiée dans la revue Nature Communications.

 

Protéger les récifs coralliens du réchauffement océanique ?

Comment protéger les récifs coralliens du phénomène destructeur de blanchissement lié au réchauffement climatique ? Etablir des réserves marines dans les zones où ils se situent ne suffit pas ; il faut aussi - et surtout - veiller à ce que ces édifices aient une structure initiale complexe avec beaucoup de coraux juvéniles, et qu’ils se trouvent dans une eau peu polluée et assez profonde. Voilà en substance, l’important message délivré par une étude réalisée par une équipe internationale, comprenant un chercheur de MARBEC et publiée récemment dans la revue Nature.

 

Un virus transforme les coccinelles en zombies au profit d'une guêpe parasitoïde

Un exemple original de manipulation comportementale chez une guêpe parasitoïde et son hôte la coccinelle maculée a été étudié par une équipe de chercheurs de l'IHPE, de MIVEGEC et de l'université de Montréal : la guêpe incite la coccinelle à se comporter en « garde du corps » de sa larve. Un changement de comportement qui intervient alors que la larve n’est plus en contact direct avec son hôte. Les chercheurs ont découvert que cette manipulation implique un troisième protagoniste : un virus à ARN. C’est la première fois que l’implication d’un virus dans une stratégie de manipulation parasitaire est démontrée.

 

Ostéoporose : comment préserver l'équilibre entre formation et destruction de l'os ?

La plupart des traitements actuels contre la perte osseuse pathologique suppriment les ostéoclastes, les cellules destructrices de l'os, afin de limiter la dégradation osseuse. Toutefois, ils empêchent également la formation osseuse, celle-ci étant stimulée par la présence des ostéoclastes. Une nouvelle approche, à laquelle une équipe du CRBM a contribué, est d'empêcher l'activité des ostéoclastes sans affecter leur viabilité, c'est-à-dire désorganiser le système d'ancrage sur l'os des ostéoclastes, à l'aide d'un petit composé chimique, C21.

 

Quand l'écologie statistique fait progresser les connaissances scientifiques

Un article publié le 24 décembre 2014 dans la revue Biology Letters par des scientifiques dont des chercheurs du CEFEet de l'AMAP, fait le point sur les dernières avancées en écologie statistique. Cet article témoigne de l'évolution et de l'essor qu'a connu la discipline au cours de ces dernières années. L'étude formalise les efforts de la communauté scientifique française en écologie statistique désormais structurée au travers du Groupement de Recherche Ecologie Statistique, créé il y a tout juste un an.

 

Fonte des glaces de l'Arctique : la surprenante adaptation du mergule nain

A cause du réchauffement planétaire en cours, les glaces de l’océan Arctique fondent à vue d’œil... Leur disparition induira-t-elle fatalement l’extinction des animaux qui en dépendent pour leur alimentation, comme le craignent de nombreux scientifiques ? Pas forcément, indique une étude menée par des chercheurs du CEFE et du LIENSs et réalisée sur l’oiseau de mer mergule nain (Alle alle) vivant dans l’Archipel François-Joseph, à l'extrême nord de la Russie. Publiés en ligne le lundi 12 janvier dans la revue Global Change Biology, ces travaux montrent en effet, qu’en l’absence de glace de mer le mergule nain est capable d’une surprenante adaptation, lui permettant de s’alimenter ailleurs.

 

Bar et loup : deux espèces en une

Le bar est l’un des poissons les plus consommés en France. Jusqu’ici les biologistes savaient que cette « espèce » était constituée de deux populations : le « bar » vivant dans l’Atlantique nord-est et le « loup » de Méditerranée. Un consortium international comprenant six chercheurs de l’ISEM, vient de démontrer que cette double dénomination reflète également une dualité génomique. Le bar et loup ne constituent pas une seule et même espèce mais pas non plus deux espèces  entièrement différentes. Ce résultat est important pour la recherche fondamentale sur les mécanismes de formation des espèce et pour les programmes de domestication et d’amélioration génétique du bar/loup.

 

La diversité : assurance de productivité des forêts

Plus il y a d'espèces, plus la productivité des écosystèmes est stable dans le temps. Si cette hypothèse dite « d'assurance écologique » a été vérifiée expérimentalement pour des prairies, elle est plus difficile à tester pour des forêts avec des arbres aux longévités centenaires. Une équipe internationale composée notamment de chercheurs du CEFE et de la Station d'écologie expérimentale du CNRS à Moulis a confirmé l'effet positif de la diversité des communautés d’arbres sur la stabilité des écosystèmes forestiers à partir d'environ 150 000 simulations basées sur des paramètres réels de forêts européennes.

 

Grecs et Gaulois au 5e siècle avant notre ère à La Monédière (Bessan)

Six mois de fouille préventive menée par des archéologues du laboratoire ASM et de la société Chronoterre Archéologie à Bessan ( Hérault), révèlent des vestiges exceptionnels et donnent un nouvel éclairage sur les débuts de l’occupation grecque sur nos rivages. Aucun doute : Grecs et indigènes cohabitaient déjà sur les côtes languedociennes aux VIe-Ve siècles avant JC.

 

 

 

 

Mise à jour : 12/12/18

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