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Défi Mecanobiologie

Le CNRS, à travers la Mission pour l’interdisciplinarité souhaite rassembler le potentiel de recherche de ses équipes autour de nouvelles questions émergentes qui, favorisées par des approches interdisciplinaires, feront avancer les champs des connaissances amont. Pour cette raison, il a décidé de mettre en œuvre un nouveau défi intitulé Mécanobiologie.

La mécanobiologie a pour objectif d’étudier le fonctionnement d’un organisme et de ses constituants en réponse aux contraintes exercées par l’environnement physique, chimique ou électromagnétique dans lequel il évolue. Ces contraintes peuvent, sans être exhaustif, être de types mécaniques, gravitaires, mettre en jeu des forces de cisaillement, compression, de l’electroporation, ou dépendre de la topologie des tissus, des écoulements de fluides, de l’élasticité, de la viscosité.

Cette nouvelle initiative s’adresse aussi bien à des études mettant en jeu des organismes vivants qu’à des études d’ingénierie tissulaire avec des composés comprenant des cellules du vivant. Dans cette initiative deux grands axes d’orientation sont effectivement affichés :
- l’étude des cellules et des tissus vivants en réponse à différentes contraintes environnementales.
- l’ingénierie tissulaire avec la création de tissus ou organes (comprenant des cellules du vivant et pouvant inclure des matériaux inertes et être générés par impression 3D) et qui pourraient ensuite être implantés.

Pour ces deux axes, les domaines sont très larges et s’intéressent à des mécanismes de biologie animale comme végétale et ce à différents niveaux d’intégrations i.e. cellules, tissus, organismes. Ils peuvent aborder aussi bien des questions très amont que des approches aval et s’appuyer, si nécessaire, sur des outils de modélisation et la simulation numérique. Les questions amont peuvent concerner par exemple : la morphogénèse, l’adaptation morphologique, l’organisation du génome, la construction de réseaux neuronaux dans un environnement contraint, les adaptations des récepteurs, l’organisation dynamique des tissus qui explicite les relations structure-fonction pris ou non dans un contexte évolutif. Alors, que les approches aval s’intéressent à : l’implantation d’organes ou tissus, contenant des composants appartenant au vivant et inertes et leur adaptation dans un milieu physiologique.

Pour obtenir des informations :
Dominique Dunon Bluteau (responsable scientifique du Défi)
La Mission pour l’interdisciplinarité