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Présentation

Placée auprès de la Présidence, la mission pour la place des femmes au CNRS agit comme un observatoire chargé d’impulser, de conseiller et d’évaluer la prise en compte du genre dans la politique globale de l’établissement. La mission travaille en étroite collaboration avec les instituts scientifiques, les directions fonctionnelles (direction des ressources humaines notamment), les délégations régionales du CNRS et les laboratoires travaillant sur le genre. Elle compte des partenaires variés, en France comme à l’étranger : structures homologues au sein des universités, associations de femmes scientifiques et de chercheuses/eurs en recherche genre, réseaux professionnels de l’égalité des chances, etc.

Notre action s’articule selon trois axes principaux :

  • promouvoir l’égalité professionnelle au sein du CNRS
  • promouvoir la transversalité de l’approche « genre » en recherche
  • valoriser les carrières scientifiques et techniques auprès des jeunes, notamment les jeunes filles

Promouvoir l’égalité professionnelle au CNRS

Plusieurs enquêtes et analyses, dont certaines réalisées à la demande de la mission, ont mis en évidence des écarts entre les situations professionnelles des femmes et des hommes. Une grande partie des mécanismes conduisant à ces écarts est aujourd’hui connue.

Notre premier niveau d’action vise à améliorer l’information de chacune et chacun et à partager l’état des lieux. Cela passe par la sensibilisation des actrices et acteurs susceptibles d’agir. Nous collectons et diffusons des indicateurs sexués. Depuis 2009, ils sont compilés, chaque année, dans le recueil La parité dans les métiers du CNRS, coproduit avec l’observatoire des métiers et de l’emploi scientifique de la direction des ressources humaines.

Cela passe, ensuite, par la mise en place d’actions volontaristes, notamment avec les communautés scientifiques et les réseaux spécialisés, qui sont, pour nous, un lieu privilégié d’échanges et de partage d’expériences. Avec nos partenaires associatifs notamment, nous mutualisons nos compétences respectives et capitalisons sur les succès rencontrés par certaines initiatives, françaises ou étrangères. C’est ainsi qu’avec l’association Femmes et mathématiques et les deux instituts scientifiques du CNRS en charge des mathématiques (INSMI) et de l’informatique (INS2I), nous avons initié en 2010 à l’occasion du dixième forum des jeunes mathématiciennes, une action de mentorat, au bénéfice de doctorant.e.s en mathématiques, discipline où les femmes représentent moins de 16% des chercheur.e.s au CNRS.

Promouvoir la transversalité de l’approche genre en recherche

Les recherches Genre sont pluridisciplinaires et ont vocation à voir leur interdisciplinarité renforcée.

En 2010, notre mission a lancé le recensement national des recherches sur le genre et / ou les femmes, en lien avec l’institut des sciences humaines et sociales (INSHS) et l’institut des sciences biologiques (INSB) du CNRS, avec un triple objectif :

  • renforcer la visibilité de ce champ de recherche
  • valoriser ses thématiques auprès d’un public averti
  • développer des échanges et des collaborations nationales et internationales.

Les résultats, attendus pour fin 2011, devraient prendre la forme d’un annuaire en ligne et, dans un second temps, d’une cartographie.

Le genre comme approche de recherche ou approche genre dépasse le champ des sciences humaines et sociales pour investir ceux de la biologie, de la chimie, des sciences de l’environnement… C’est naturellement que nous soutenons cette évolution et participons, aux côtés des instituts du CNRS, à l’animation du réseau thématique pluridisciplinaire (RTP) Études Genre, créé en 2010 à l’initiative de l’INSHS.

En interaction avec cet institut, nous apportons également notre soutien aux équipes de recherches travaillant sur le Genre à l’occasion de colloques, rencontres scientifiques, publications…

Valoriser les carrières scientifiques et techniques auprès des jeunes, notamment les jeunes filles

Les métiers scientifiques et techniques sont encore trop considérés comme traditionnellement masculins. De tels processus reposent sur des ressorts complexes. Ils relèvent à la fois du parcours, des goûts individuels et de l’histoire personnelle. Ils sont aussi façonnés par les stéréotypes sociaux, intégrés plus ou moins consciemment. Ces schémas sont décrits par les spécialistes de l’orientation et de la psychologie sociale. A cela, vient s’ajouter, en France, dans certaines disciplines, un phénomène de désaffection des jeunes générations pour ces carrières.

Or, du point de vue du CNRS, ces jeunes filles et garçons sont susceptibles de devenir les technicien.ne.s, ingénieur.e.s et chercheur.e.s de demain, son futur vivier de recrutement. Il est donc indispensable de poursuivre les efforts de sensibilisation autour de nos métiers. Et il est nécessaire de prendre en compte les mécanismes en jeu. Une de nos propositions consiste à diversifier les profils que nous mettons en exergue et participer ainsi à l’émergence de nouveaux modèles, notamment féminins. Cela revient, par exemple, à valoriser les femmes lauréates de distinctions honorifiques, mais également à faire mieux connaître celles et ceux qui ont des parcours, certes plus classiques ou moins flamboyants, mais néanmoins réussis.

Nous mettons aussi en avant des secteurs particulièrement touchés par la faiblesse des effectifs féminins et par la désaffection des étudiant.e.s. C’est le cas avec Physique de femmes, l’exposition et le film, dont le succès depuis six ans ne se dément pas. Une succes story qui se décline à l’international avec une itinérance de l’exposition en Afrique du Sud et aux Etats-Unis mais aussi avec la création d’une exposition jumelle au Québec, dans le cadre du concoursChapeau les filles ! et de son volet Excelle’Science.

> Télécharger la fiche de présentation de la mission (PDF - 2 pages

Dernière mise à jour : 8 mars 2011