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Gel hydro-alcoolique, masques 3D et tests de dépistage : les laboratoires toulousains mobilisés contre l’épidémie de Covid-19

par Clément Blondel - publié le , mis à jour le

Après la collecte et le don de matériels et d’équipements de protection, les laboratoires du CNRS, de l’INSA, de Toulouse INP, de l’université Toulouse III - Paul Sabatier, de l’Inserm et de l’INRAe, se lancent dans la production de solution hydro-alcoolique pour répondre aux besoins urgents des professionnels de soin face à l’épidémie de Covid-19. Avec cette nouvelle initiative, les laboratoires toulousains devraient être en mesure de fournir 200 litres / jour de solution hydro-alcoolique. En parallèle, d’autres initiatives sont en cours comme la fabrication de masques visières par impression 3D ou encore la réalisation de tests de dépistage au coronavirus.

200 Litres/jour de solution hydro-alcoolique
Après avoir recensé les stocks disponibles d’éthanol, de glycérine et d’eau oxygénée dans leurs laboratoires, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, vont maintenant coordonner la production de solution hydro-alcoolique au sein du laboratoire Toulouse Biotechnology Institute (TBI [1]) et du CRITT Bio-Industries [2]. L’objectif est de produire 200 litres/jour, conditionnés en bidons de 5L pour répondre aux besoins des médicaux et paramédicaux de proximité dans toute la région, ainsi qu’aux intervenant.es libéraux et les services d’aide à domicile. La distribution sera prise en charge par la Fédération nationale des dispositifs de ressources et d’appui à la coordination des parcours en santé (FACS), en s’appuyant sur ses réseaux logistiques. Au niveau national, les laboratoires du CNRS et de ses partenaires universitaires devraient être en mesure de fournir 6 000 litres de solution hydro-alcoolique, permettant de couvrir le besoin de 60.000 professionnels/jour, mais aussi plusieurs milliers de masques et de paires de gants dans les prochains jours et semaines.

Tests de dépistage Covid-19
Le Centre de biologie intégrative (CBI [3]), poursuit la mise au point du test de dépistage selon le protocole de Namur, avec une configuration de 400 tests par jour grâce à une équipe de 12 personnes. L’objectif est de finaliser cette mise en œuvre au laboratoire, puis de la dupliquer au sein des autres laboratoires équipées et volontaires.

Masques visières par impression 3D
Le Centre d’élaboration des matériaux et d’étude structurales du CNRS (CEMES [4]) et le Laboratoire national des champs magnétiques intenses (LNCMI [5]), en collaboration avec le Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes du CNRS (LAAS-CNRS [6]), ont réalisé différents prototypes de masques-visières, qui ont été testés par le service des urgences du CHU de Rangueil. Deux modèles de masques-visières ont été sélectionnés : un modèle technique adapté aux besoins des CHU et un modèle plus léger. La documentation technique a été établie par le CEMES/LNCMI et un appel à mobilisation des laboratoires équipés en imprimantes 3D est en cours pour commencer la production. L’objectif serait de centraliser les masques-visières produits en un seul endroit, pour faciliter les exercices de collecte par le CHU, et limiter les déplacements. La production espérée est de 500 à 1.000 masques-visières dans une 1ère phase. Une collaboration avec la FACS est en cours pour une distribution des masques aux professionnel.les de santé de proximité, au regard des forts besoins pour ce type de matériel de protection.

Une volonté partagée de participer à l’effort collectif
Depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France, les 64 laboratoires du CNRS Occitanie Ouest et de ses partenaires, se sont mobilisés pour prêter main forte aux professionnels de soins, sociaux et médicaux-sociaux et répondre au besoin urgent de matériels et d’équipements de protection. Ainsi, ce sont déjà près de 5.000 masques chirurgicaux, 2.630 masques FFP2 et FFP3, 700 surblouses, 344 lunettes de protection, 310 kits de protections individuels, 11.000 charlottes, 950 surchausses, 550 tabliers de protection et 370.000 paires de gants qui ont été collectés par l’Agence régionale de santé.

On peut également citer des intiatives portées par les communautés scientifiques et les laboratoires. Ainsi le Centre de recherches sur la cognition animale (CRCA–CBI [7]) a mis en place la plateforme Crowdfight Covid-19 ayant pour objectif de mettre les compétences de scientifiques non mobilisé.es sur le Covid-19 au service des chercheurs et chercheuses mobilisées. A ce jour plus de 40.000 scientifiques sont volontaires pour apporter de l’aide à leurs collègues (annoter des données, analyser des images manuellement...), répondre à des questions de recherche générales ou de protocole par exemple ou encore pour mettre en place de nouvelles techniques.

Initié à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT [8]), le site web CoVprehension a été créé par une équipe de scientifiques de différentes disciplines, toutes et tous spécialistes de la modélisation des systèmes complexes et désireux de mobiliser leurs compétences pour répondre aux nombreuses interrogations que soulève l’épidémie de COVID-19.

Des scientifiques de la Toulouse School of Management Research (TSM-Research [9]) ont lancé un appel à participation dans le cadre du projet ANR Judy qui concerne la conciliation vie professionnelle et personnelle pour les parents ayant des jeunes enfants à la maison et comment les organisations peuvent les soutenir en période de confinement.

Au niveau national, le CNRS a passé un accord avec la FACS pour fournir du gel hydro-alcoolique, des gants et des masques aux praticiennes et praticiens libéraux.
Lire le communiqué de presse du 3 avril 2020

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Le CNRS Occitanie Ouest et ses laboratoires organisent une collecte de matériel - 23 mars 2020

Contact
Virginie Mahdi, déléguée adjointe CNRS Occitanie Ouest


[1CNRS/INSA Toulouse/INRAe

[2INSA Toulouse

[3CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier

[4CNRS

[5CNRS

[6CNRS

[7CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier

[8CNRS/Université Toulouse Capitole/Université Toulouse – Jean Jaurès/Université Toulouse III – Paul Sabatier/Toulouse INP

[9CNRS/Université Toulouse Capitole