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Archéométrie 2011

Action interdisciplinaire archéométrie de janvier 2011 à décembre 2011

Directeur scientifique : Patrice Bourdelais, directeur de l'Institut des sciences humaines et sociales
Responsable de l'action : Pierre Guibert - Institut de Recherche sur les Archéomatériaux (UMR 5060)
Contact Mission pour l'interdisciplinarité : Laurence El Khouri

 

 

Présentation

Introduction

L’archéométrie, qui fait partie intégrante des sciences archéologiques, est un domaine de recherche fortement interdisciplinaire qui s’intéresse aux informations enregistrées par les objets anciens, artefacts ou archives environnementales, à différentes échelles, le plus souvent accessibles à travers la mesure instrumentée de paramètres inaccessibles à l’observation visuelle. Ces méthodes relèvent de disciplines des sciences chimiques et physiques, sciences de la Terre et de la Vie et des sciences environnementales.

L’action interdisciplinaire Archéométrie, située aux interfaces des SHS et des disciplines des sciences physico-chimiques, géologiques, biologiques, a pour objectif de catalyser les interactions scientifiques de la communauté archéométrique et avec celles issues de disciplines-mères. Des collaborations se développeront sur les plans conceptuel, méthodologique et technique en raison des savoir faire, des compétences et des équipements spécifiques mobilisables pour les projets de recherche concernés.

L'action sera focalisée sur la mise en place de recherches méthodologiques à caractère exploratoire et risqué, sur l'élaboration de référentiels et de modèles de comportement. Par exemple, les résultats correspondants (s'ils sont positifs) pourront servir de base pour répondre ultérieurement aux appels d'offre des agences de moyens telles que l'ANR.

Contexte

Un état des lieux de l’archéométrie française a été élaboré par le Réseau Thématique Pluridisciplinaire Archéométrie en 2008 (responsable P. Guibert) et c’est sur la base de l’analyse critique de la situation de l’archéométrie, et de ses spécificités en France que nous élaborons ce projet.

L’archéométrie, qui fait partie intégrante des sciences archéologiques, est un domaine de recherche fortement interdisciplinaire qui s’intéresse aux informations enregistrées par les objets anciens, artefacts ou archives environnementales, à différentes échelles, le plus souvent accessibles à travers la mesure instrumentée de paramètres inaccessibles à l’observation visuelle. Ces méthodes relèvent de disciplines des sciences physico-chimiques, sciences de la Terre et de la Vie et des sciences environnementales.

Elles permettent de développer des recherches sur les implantations humaines, la reconstitution des modes de vie, l'évolution culturelle, biologique et/ou technique des groupes humains, l'exploitation et l'utilisation des ressources naturelles, les échanges et la circulation de matériaux entre groupes, les interactions hommes-milieux, mais aussi sur les altérations et la conservation des vestiges (voir document annexe pour les thématiques de recherche et les compétences techniques de l'archéométrie).

Les archéomètres sont détenteurs le plus souvent d’un savoir-faire spécifique, à l’interface de leur discipline d’origine et des sciences humaines. Ils se définissent comme des chercheurs interagissant fortement avec le terrain archéologique (échantillonnages raisonnés, études de sites, études des traces d’artisanat...) et interprétant les données d’analyses de laboratoire en interaction avec les autres informations disponibles. L'archéomètre doit également, dans ses fonctions, faire évoluer les méthodes.

Ce projet de Programme Interdisciplinaire de Recherche est appuyé sur le réseau CAI-RN dont la mise en place récente en mars 2010 fait suite au réseau thématique pluridisciplinaire archéométrie (2007-2009), ce qui devrait permettre une diffusion rapide et efficace des informations.

Objectifs

À la base des recherches archéologiques et paléoenvironnementales, les chercheurs s'appuient sur l'étude (au sens le plus large du terme : de l'observation à l'analyse) d'objets physiques dont les dimensions recouvrent différentes échelles (artefacts, archives sédimentaires, vestiges d'organismes biologiques, paysages, ...) qui se sont transformés peu ou prou au cours du temps sous l'effet de facteurs naturels (dans le sens de non-anthropiques) ou bien anthropiques. Dans la démarche archéologique ou paléoenvironnementale, les résultats de ces études, observations ou analyses, sont généralement interprétés grâce à des référentiels ou à des modèles de comportement, qui prennent en compte la variabilité des matériaux, leur évolution taphonomique, les propriétés de la matière sur le long terme ; la matière analysée aujourd'hui n'est en effet pas exactement celle connue, produite ou utilisée par les hommes du passé que nous tentons d'approcher.

La construction de référentiels ou leur affinement (y compris les courbes de calibration, séries de références, modèles de comportement, ...) en vue d'améliorer les interprétations des mesures ou des observations, la modélisation des processus sous-jacents aux méthodes mises en oeuvre en archéométrie constituent très fréquemment une activité implicite de nos domaines. Cette activité n'est cependant pas toujours très visible, car le plus souvent un résultat "tangible" numérique ou qualitatif, directement interprétable en termes archéologiques, est attendu, présenté et valorisé. Nous proposons ainsi de mettre au premier plan ce que nous conviendrons d'appeler la recherche méthodologique comme point focal de notre activité interdisciplinaire.

L’idée de ce projet est ainsi de favoriser une recherche de fond dans le but d’améliorer la qualité des interprétations et des résultats archéologiques. Il s'agit ainsi de financer de façon significative des projets "à risques", des expériences de faisabilité, des recherches à caractère fondamental ou méthodologique afin qu'un effort suffisant pour conclure de façon convaincante puisse être fait, et qu'éventuellement en cas de démonstration positive, les résultats acquis puissent servir ultérieurement au montage de programmes de recherche auprès d'agences de financement (ANR par exemple).

Cette perspective concerne l'ensemble des grandes thématiques de l'archéométrie, qu'il s'agisse des domaines de la chronologie, de l'identification des ressources naturelles et de leur transformation anthropique, de l'exploitation de l'environnement par l'Homme, de l'évolution des matériaux au cours du temps, de l'interprétation des archives paléoenvironnementales, ou de l'évolution des populations et de leur cadre de vie.

Des projets interdisciplinaires devront ainsi être construits en lien avec les problématiques et les terrains archéologiques ; non pas en juxtaposant des spécialités, c'est la pluri-disciplinarité, mais plutôt en générant des collaborations entre équipes en vue de croiser les pratiques, de croiser les points de vue et générer des approches comparatives indispensables à un progrès méthodologique.

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Colloques

Colloque de restitution et de prospective 2011, 25 novembre 2011, Paris

 

Appels d'offres

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