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Maladies infectieuses et environnement - 2010-2012

Directeur scientifique : Patrick Netter, directeur de l'Institut des sciences biologiques
Directeur du programme : Christian Devaux
Comité de pilotage : Georges Massiot (INC), René Bally INEE), Jean Houmard (INSB) et Frédéric Patras (INSHS)
Conseil scientifique (CS) : Il est présidé par François Renaud et composé de douze autres membres (dont trois extérieurs au CNRS), experts dans les différents domaines couverts par le programme (chimie, biologie structurale, microbiologie, écologie, modélisation, économie, épidémiologie, physiopathologie, sciences humaines et sciences de l'environnement).
Contact Mission pour l'interdisciplinarité : Laurence El Khouri
Contact scientifique : Jean Houmard

 

flècheInformation H1N1

"Alors que des personnes sont en observation dans des hôpitaux parisiens, la France, l’Europe et la communauté internationale, se préparent à faire face à une épidémie de « grippe mexicaine » [...]"

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Présentation

Contexte

Les épidémies ne connaissent pas les frontières et notre système de recherche doit s’adapter pour apporter des contributions significatives qui nécessitent, plus qu’ailleurs, de répondre parfois très rapidement à des questions sur un agent infectieux dont on ignorait souvent jusqu’à l’existence avant que les premiers cas graves n’apparaissent dans la population. Les enjeux dans ce domaine sont planétaires.

Les changements de spectre d'hôte d'organismes pathogènes qu’ils soient de plantes ou d'animaux, peuvent avoir des conséquences économiques et sanitaires très importantes. Les récentes épidémies liées à des virus influenza (aviaire ou A/H1N1) ont ainsi suscité émotion et crainte dans la société et chez les politiques. Toutefois, pour tenir compte de la dimension de dynamique écologique, tout en gardant l’acronyme MIE, le programme Maladie infectieuses et émergentes devient le programme Maladie infectieuses et environnement.

Objectifs

Ce programme a pour originalité de concerner tous les organismes, Homme, animaux et végétaux et de porter une attention plus particulière aux aspects non couverts par les autres appels à projets proposés par d’autres établissements. Tisser des liens entre les communautés utilisant pour leurs recherches des modèles biologiques variés est toujours très fructueux. Pour mémoire, c'est après avoir été découverts chez les virus de plantes que les miRNA ont été recherchés et identifiés pour les virus animaux ; nous sommes loin encore actuellement d'avoir tiré toutes les conséquences de cette découverte et identifié les applications possibles.

Le programme

Ce programme vise à structurer des communautés scientifiques pour répondre aux situations d'urgence identifiées, mais aussi à analyser les problèmes, biologiques comme de société, de façon plus large, afin d'être préparé à des émergences de nouveaux pathogènes qui ne manqueront pas de survenir (L’OMS considère qu’au cours des trente dernières années un nouvel agent pathogène pour l’homme a été identifié tous les 10 mois).

L'évolution des modes de vie, la mondialisation des échanges, les changements climatiques, l'apparition et la dissémination rapide de souches résistantes aux médicaments, l'émergence de nouvelles pathologies et la recrudescence des grandes pandémies (paludisme, sida, tuberculose, phytopathogènes) montrent la nécessité de mieux comprendre le phénomène infectieux dans sa globalité afin de développer de nouveaux outils thérapeutiques et diagnostiques et d’améliorer la surveillance et la prévention.

Ce programme porte sur les maladies infectieuses causées par des bactéries, des parasites, des champignons, des virus ou des agents infectieux non conventionnels chez l'homme, et chez les animaux et chez les plantes. Il s’intéresse à l'ensemble des étapes du processus infectieux, des études de terrain et épidémiologiques aux études moléculaires et cellulaires les plus innovantes sur l'agent pathogène, les hôtes et les vecteurs en regardant également la réponse immune associée au processus infectieux et ne se limite pas aux situations dites « d’émergence ».

Cette recherche couvre schématiquement trois domaines prioritaires :

  • la compréhension des mécanismes, déterminants et paramètres d’introduction, de diffusion, d’évolution des agents infectieux à différentes échelles spatiales et temporelles et à différents niveaux d’organisation dans les écosystèmes. Il s’agira, par exemple : (i) d’étudier les paramètres biologiques et écologiques responsables des flux entre virus circulant dans et entre les populations humaines, animales ou végétales ; (ii) de définir les vecteurs, ce qu’ils transportent et transmettent (pathogènes pour animaux ou végétaux) ; (iii) de préciser les conditions d’infection (charge initiale minimale en agent pathogène) et par quelle voie (directe ou indirecte) se fait la transmission ; (iv) d’analyser la stabilité et la rémanence des différents agents infectieux et de comprendre leur cycle de réplication chez l’homme, l’animal, le végétal et/ou le vecteur, à la fois au niveau de l’organisme, à celui de la cellule (interactions entre pathogène et cellule hôte), et enfin au niveau moléculaire.
  • les recherches finalisées à développer en amont pour prévoir des risques futurs (épidémiosurveillance, détection d'évènements rares ou inattendus) et pour répondre par la synthèse d’agents anti-infectieux, tels que les vaccins par exemple).
  • l’analyse des conséquences écologiques, sociales, politiques et économiques des maladies infectieuses. Par exemple les maladies infectieuses pourront être approchées en étudiant les conséquences de la mondialisation (circulation des hommes, des animaux et des autres vecteurs) et l’évolution de la société (concentration des populations, pauvreté, malnutrition).

Cette proposition de programme exclut les maladies non transmissibles, chroniques, métaboliques ou dégénératives, déjà soutenues par des programmes de l'ANR, ainsi que les domaines du VIH/sida et Hépatite B et C, déjà soutenus par l’ANRS.

 

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