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Axe Ville, environnementDirecteur scientifique : Patrice Bourdelais
Positionnement scientifiqueLe programme interdisciplinaire de recherche Ville et Environnement (PIRVE) s’inscrit dans un mouvement global marqué à la fois par la prédominance du phénomène urbain et par l’importance et le souci croissants des questions écologiques (raréfaction de certaines ressources, changement climatique, biodiversité déclinante...). Dans ce contexte, le champ « ville et environnement » est le lieu d’enjeux collectifs majeurs touchant à la qualité de la vie des citadins (résidants, actifs, visiteurs), à la vulnérabilité des populations, des sociétés et des espaces urbains, au fonctionnement, à la gestion et à l’évolution des villes à l’échelle large des agglomérations et des régions urbaines et à leurs impacts régionaux et planétaires… Ces enjeux appellent la production de connaissances nouvelles, qui passe notamment par l’approfondissement de la prise en compte des questions urbaines, notamment de leurs dimensions sociales, économiques et spatiales, dans les recherches environnementales et de l’environnement dans les recherches urbaines au sens large. L’objectif du PIRVE est ainsi de parvenir à une meilleure connaissance des dynamiques de co-évolution des sociétés urbaines et de leur environnement naturel et construit. Il entend mettre l’accent sur les processus qui mettent en jeu des interactions complexes, aux différentes échelles spatiales (locale, régionale, planétaire) et temporelles (court, moyen, long terme), entre les diverses dimensions (humaine, sociale, politique, culturelle, économique, juridique, matérielle, écologique…) du fonctionnement et de l'évolution des systèmes urbains. Le programme favorisera la prise de risque scientifique en soutenant des projets se situant à l’interface des sciences humaines et sociales et des autres grands champs disciplinaires concernés : sciences de l'environnement, de la vie, de l'ingénieur, de la terre et de l'atmosphère. Les travaux proposés devront donc être co-construits par des collectifs composés de chercheurs de différentes disciplines et, si possible, d’acteurs concernés par le champ du programme. Outre la production de connaissances nouvelles, le PIRVE est animé par une triple ambition :
Colloque international PIRVE, 11 mars 2010, Lyon
Appels d'offresPour mémoire, archives des appels d'offres 2008-2009 Axe moussonDirecteur scientifique : Patrice Bourdelais
1- Programme commun de recherche franco-burkinabéLe PIR-MOUSSON est lancé en octobre 2006 sous l'impulsion à la fois des Directions des Départements des Sciences Humaines et Sociales (SHS) du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) en France et du Centre National de la Recherche Scientifique et Technique (CNRST) au Burkina Faso. Ancré dans les deux milieux scientifiques, ce partenariat est consolidé par la signature d'un protocole de coopération scientifique à Ouagadougou le 29 février 2008. Au cours d’une année de préfiguration (2007), à partir d’une demande des autorités de Ouagadougou, un pilote a servi à communiquer entre les chercheurs et institutions impliqués sur le mode de co-construction de la problématique de recherche. Ce partenariat scientifique confère au PIR-MOUSSON les moyens de réalisation d'une démarche originale de «co-construction scientifique» reposant sur un modèle de bonne gouvernance en matière de coopération scientifique et technique entre Nord-Sud.
2- Principal objectif poursuiviIl s'agit de mettre en place à Ouagadougou un système d'alerte ou d'alarme pour prévenir les risques sanitaires ou les maladies liées à l'impact de la pollution, tout en favorisant une meilleure qualité de vie et en améliorant le niveau de santé des populations locales. Le phénomène de la pollution, observé comme intense dans cette ville du Burkina Faso, serait lié à plusieurs sources dont les intensités respectives dépendent des pratiques locales (notamment la cuisine, les feux domestiques, feux de brousse, ... ), des modes de vie (entre autres les déplacements) et du niveau de développement technique ou économique. En outre, ce phénomène est possiblement modulé par la pluviosité, l'origine et la vitesse des vents, facteurs susceptibles de jouer un rôle atmosphérique important. La pollution à Ouagadougou est une réalité très difficile à identifier et à évaluer, car les pratiques sociales étroitement liées à ce phénomène atmosphérique sont jusqu'à présent très peu étudiées.
3- Système global et partage des données scientifiques
La pollution atmosphérique et les populations, avec leurs conséquences réciproques, constituent un système dont la dynamique est évidemment complexe. En effet, la nature des phénomènes en jeu impose de faire intervenir des scientifiques appartenant à des cultures différentes (physique, biochimie, biologie, médecine, sociologie, géographie). Les techniques de ces champs, avant même les paradigmes fondateurs, sont susceptibles de s’opposer et de rendre impossible le projet si chaque élément n’est pas contextualisé et le système hiérarchisé. Un système d'alerte à la pollution repose sur plusieurs sous-systèmes dont les buts sont spécifiques :
Les finalités de chacun des sous-systèmes étant éventuellement sans recouvrement immédiat, il est illusoire d’espérer pouvoir réutiliser les données/concepts directement d’un sous-système dans l’autre, ni même dans un sur-système englobant. En effet, les objectifs des actions et des systèmes influent sur la signification des données/concepts utilisés. Le système d’alerte lui-même intègre ces sous-systèmes en vue de proposer, et éventuellement réaliser, des actions en fonction des éléments mesurés. Il est donc doté d’une finalité différente de celle de ses composantes, et s’appuie sur une hiérarchisation spécifique choisie des objectifs. L’interopération des sous-systèmes est donc assurée par la construction explicite de données (agrégées ou pas) des indicateurs qui sont en rapport, et prennent sens, avec la finalité du système d’alerte. Cette construction repose elle-même sur l’explicitation des paradigmes à l’origine des données/concepts dans chacun des sous-systèmes et/ou domaine scientifique, ce que l’on désigne par le terme de contextualisation. La contextualisation des données permet de construire des indicateurs spécifiques à un projet épistémique. Ainsi, les sous-systèmes indiqués ci-dessus peuvent aussi être intégrés dans des ensembles à architectures et finalités différentes. Par exemple, l’association des sous-systèmes de collectes aurait un sens dans un projet sociologique. La contextualisation de chacune des informations permettra sa réutilisation au sein du PIR MOUSSON, mais aussi dans d’autres projets et par d’autres scientifiques. Enfin, la démarche elle-même et les méthodes associées illustreront le dépassement des découpages disciplinaires hérités de la vision cartésienne.
4- Veille épistémologiqueAvec la conception proposée, le PIR MOUSSON va faire travailler ensemble des spécialistes de disciplines diverses et fournira, en plus de ses résultats propres, la matière d’une veille épistémologique. En effet, l’équipe de veille épistémologique pourra observer les modalités de co-construction des concepts, méthodes et outils relatifs à la finalité ultime du système, ou tout au moins les traces de cette démarche, à partir des concepts disciplinaires existants et de leur réutilisation. La veille épistémologique réalise un retour d’expérience immédiat sur l’activité du projet et vise à formaliser une méthodologie, les concepts et les outils propres à la démarche interdisciplinaire qui, sans doute possible, favorise une bonne pratique de la recherche scientifique. |
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