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Sciences de la communication

 

Contexte

Le programme interdisciplinaire est directement lié à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) créé en novembre 2006. C’est un programme qui va permettre à l’ISCC d’agir, dans la durée pour rattraper le retard et valoriser l’apport du CNRS dans ce domaine de connaissance essentiel pour l’avenir. Communiquer est sans doute l’activité humaine et sociale la plus universelle. C’est aussi un domaine où le progrès technique et le marché ont bouleversé les conditions d’échanges et de circulation, conduisant au monde ouvert d’aujourd’hui. C’est enfin un domaine de connaissance scientifique indispensable à la compréhension des enjeux de la mondialisation.

Une des principales contradictions résulte du décalage entre la performance croissante des techniques et les difficultés de communication qui malgré tout subsistent entre les hommes et les sociétés. Informer ne suffit plus à communiquer. L’information, le message est toujours plus simple à comprendre que la communication qui implique nécessairement une relation avec l’autre, le récepteur. En réalité la communication se situe toujours entre la volonté de convaincre, le souhait de partager, et la nécessité de cohabiter. Elle comporte trois dimensions : la transmission, le partage, la négociation. On a le village global technique, mais la réalité de la Tour de Babel subsiste. C’est pourquoi la question de la communication est un des enjeux scientifiques et politiques les plus importants des débuts du XXIe siècle. C’est un domaine de connaissances interdisciplinaires encore jeune. Autrement dit, on a changé de monde sans disposer des concepts, des théories pour penser la communication dans les sociétés ouvertes. Il est donc nécessaire, de penser une définition scientifique de l’information et de la communication et d’élaborer une théorie de leurs places dans nos sociétés. Pour cela, trois dimensions sont à prendre en considération : technique, socioculturelle et économique. C’est un enjeu de connaissance mondial.

Dans cette mutation, les scientifiques et les universitaires sont appelés à jouer un rôle central car dans la société de la connaissance, ils sont les premiers producteurs de connaissances. De plus, ils sont à même de pouvoir poser un regard critique sur les contradictions de la mondialisation de l’information et de la communication. Le monde académique ne peut plus rester seulement du côté des connaissances en ignorant les défis économiques, politiques, éducatifs et culturels liés à la gestion et à l’appropriation des flux d’information, de connaissance et de communication. Il existe désormais un responsable de communauté scientifique dans les rapports entre information, connaissance et communication.

 

Objectifs

Le champ de recherche est immense, et la communauté scientifique française dans ce domaine neuf, peut apporter beaucoup. Les sciences de la communication sont un objet théorique interdisciplinaire, une théorie de la connaissance, et en constante interaction avec la société. Il faut faire pour la communication, ce qui a été fait pour les sciences du vivant, les sciences de l’ingénieur, les sciences de l’environnement.

Recenser et valoriser le rôle du programme interdisciplinaire est ici indispensable. Faire l’état des lieux, dans les instituts du CNRS. La communauté de chercheurs travaillant dans ce domaine peut être estimée au CNRS entre 200 et 300 personnes, et entre 300 et 400 à l’Université. En Sciences de l’Homme et de la Société (INSHS), mais aussi en Sciences biologiques (INSB), en Sciences de l’Ingénierie et des systèmes (INSIS), en Chimie (INC), Ecologie et environnement (INEE), Physique (INP). Le recensement doit tout aussi valoriser les coopérations existantes avec les universités françaises et étrangères qui entrent dans les champs d’action de l’ISCC. La revue Hermès depuis près de 20 ans a créé un réseau avec 45 publications et 800 auteurs, pour un milieu stable de 100 à 200 personnes. Des chercheurs existent par ailleurs dans tous les instituts pour mener des travaux interdisciplinaires et épistémologiques sur le plan de l’information et de la communication dans une théorie de la communication.

Les axes de recherche du programme interdisciplinaire :

1. – Langage et communication

  • Neurosciences, sciences cognitives, psychologie, langage et représentation. Arts, cultures et imaginaire.
  • Discours, images, textes et sons. Argumentation, débats, rumeurs, interactions et communication.
  • Usage des techniques, modélisation, dialogue homme/machine. Archives. Industries de la connaissance et des loisirs.

2. – Communication politique, espace public et société

  • Espace public, médias, presse, opinion publique, sondages et politique. Information et communication : entre valeurs, pratiques, industries et démocratie.
  • Médias de masse et nouvelles technologies. Contenus. Individus, communautés et lien social dans le temps et l’espace.
  • Les hommes, et les systèmes d’information. Production et échange dans les organisations. Communication de crise.

3. – Mondialisation et diversité culturelle

  • Mondialisation des industries culturelles et de la communication. Entre village global et tour de Babel.
  • De la société de l’information à la société de la communication. Savoirs, industries, réseaux et dialogue des cultures.
  • Identité, culture, communication. Diversité culturelle, inégalités, enjeux politiques et conflits dans la mondialisation.

4. – Information scientifique et technique

  • Production, documentation, traitement de l’information. Moteurs de recherche, fouille de données. Diffusion, vulgarisation. Appropriation de la culture scientifique et technique dans les sociétés ouvertes.
  • Systèmes d’information : bases et banques de données. Gestion des contenus. Entre connaissance, éducation,  industrie et partage des savoirs.
  • Savoirs, théories de la connaissance, cultures et inégalités. Crise des systèmes d’information et de communication.

5. – Sciences, techniques et sociétés

  • Concepts et théories de l’information et de la communication. Sciences et anthropologie de la connaissance.
  • Expertises. Rationalités et imaginaires. Controverses et connaissances. Sciences et politique.
  • Evaluation scientifique et technique. Statut, rôle et responsabilité des communautés scientifiques dans l’espace public et la mondialisation.

http://institutdelacommunication.atspace.org

 

Descriptif du programme

Le programme est lié à l’ISCC. Il s’agit d’un Institut sans murs, qui fonctionne en réseau. Il est transversal à tous les instituts du CNRS et travaille avec tous. Il est composé d’une direction scientifique et administrative, avec des directeurs scientifiques adjoints, des chercheurs détachés. Les laboratoires sont rattachés à l’ISCC et à leur laboratoire d’origine. Le programme interdisciplinaire est le bras armé de l’ISCC. A travers les contrats, les séminaires, les écoles d’été… Il s’agit de faire travailler ensemble les chercheurs des différents instituts scientifiques, ainsi que de rapprocher des laboratoires appartenant à différents instituts scientifiques. L’équipe dirigeante, travaille autant avec le CNRS qu’avec les universités. La coopération internationale est très importante ainsi que la possibilité d’accueillir des équipes, françaises ou étrangères. Des locaux appropriés, dans Paris centre doivent aussi lui donner une nouvelle visibilité.

 

Enjeu scientifique interdisciplinaire

Aucune science, ni domaine de connaissance n’échappe aujourd’hui à une problématique de l’information et de la communication. Et pour trois raisons. Pour le modèle épistémologique de la connaissance, avec les concepts, les théories de l’information et de la communication. Pour l’analyse des enjeux économiques et de pouvoirs liés à la place centrale de l’information, la connaissance, et la communication. Pour le rôle des scientifiques comme acteurs des sociétés qui ont mis au centre de leur développement, l’information, la communication et la connaissance. Les sciences de la communication sont donc à la fois un objet théorique interdisciplinaire, une théorie de la connaissance et elles sont en interaction avec la société. Avec deux approches. Les chercheurs spécialisés dans les sciences de la communication. Ceux qui travaillent dans d’autres disciplines et qui réfléchissent à la place de l’information et de la communication dans une théorie de la connaissance.

24 sections du comité national, sur 40, sont en prise avec une problématique théorique, scientifique, sociale et culturelle de l’information et de la communication (1 – 2 – 4 – 7 – 10 – 11 – 17 – 18 – 19 – 21 – 23 – 26 – 29 – 30 – 31 – 33 – 34 – 35 – 36 – 37 – 38 – 39 – 40). Avec un noyau dur d’une quinzaine de sections. Et deux commissions interdisciplinaires (CID)  45 (Cognition, langage, traitement de l’information, systèmes natures et artificiels) et 46 (Risques environnementaux et société).

La très grande majorité des instituts scientifiques est concernée par ce nouveau champ de connaissance.

  • INSMI, INP, INSU, IN2P3 et INC. Epistémologie, et théories des systèmes et de l’information.
  • INSIS (Sciences de l’ingénierie et des systèmes). Technologies, les hommes, les entreprises, la société.
  • INSB (Sciences biologiques). Langage. Sciences cognitives et modèles de connaissance.
  • INSHS (Sciences de l’Homme et de la société). L’impact de la révolution de l’information et de la communication au sein des sociétés et au cœur de la mondialisation.
  • INEE (Ecologie et environnement et INSU). La communication au cœur des modèles systémiques.
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