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2012

L’énergie nucléaire ou l’impossible débat (Françoise Lafaye, Anne-Marie Tillier) — L’homme augmenté : demain les post-humains ? (Béatrice Korc) — La faim du monde (Marie-Christine Lacroix, Roland Salesse) — Que reste-t-il de la démocratie ? (Gil Delannoi) — Les nouvelles technologies au service du patrimoine construit (Michel Florenzano) — Le bonheur dans tous ses états (Jean-Pierre Ternaux) — La science et le doute (Pierre-Henri Gouyon) — Hasard et science (Elise Janvresse) — Peut-on parler de sciences « exactes » ? (Nicolas Buclet - Natacha Gondran) — Milieux marins : entre savoirs et avoirs ? (Sylvain Lamare - Béatrice Korc)


1. L’énergie nucléaire ou l’impossible débat

Responsables : Françoise Lafaye - Anne-Marie Tillier

Le nucléaire est présenté soit comme un élément du rayonnement de la France soit comme un choix technologique dangereux et hégémonique. Des entrepreneurs du nucléaire à ses détracteurs, tous s’affrontent depuis des décennies dans un « impossible débat ». S’il ne peut avoir lieu, ce débat pose pourtant de véritables questions : celles de la sûreté nucléaire (vieillissement des centrales, transport des matières radioactives, fixation des normes admissibles de radioactivité), du retraitement des déchets, de la gestion des catastrophes (responsabilité des exploitants, information des populations, conséquences humaines et environnementales), de la consommation et des choix énergétiques, etc…

Bibliographie :

  • La carte du monde des réacteurs nucléaires
  • Svetlana Alexievitch. La supplication. Tchernobyl, Chronique du monde après l’apocalypse. Essai Poche. 2004
  • Dominique Finon. L’échec des surgénérateurs, autopsie d’un grand programme. Presses Universitaires de Grenoble. 1989
  • Guillaume Grandazzi, Frédérique Lemarchand. Les silences de Tchernobyl. L’avenir contaminé. Editions Autrement Collections Mutations N° 230. 2004
  • Gabrielle Hecht. Le rayonnement de la France. Energie nucléaire et identité nationale après la seconde guerre mondiale. Editions La Découverte. 2004
  • Françoise Lafaye. S’adresser à une inconnue. Paradoxe de l’information dans une CLI nucléaire du sud-ouest de la France. M-G. Suraud, M-P. Blin et G. de Tersac (coordinateurs). Risques industriels : quelle ouverture publique ? Collection le travail en débats. Octares Editions. 2009 :183-196.
  • Yoko Tawada. Journal des jours tremblants. Editions Verdier. 2012.
  • Annie Thébaud-Mony L’industrie nucléaire. Sous-traitance et servitude. Collections Questions en santé publique. Editions de l’INSERM. 2000
  • Françoise Zonabend. La presqu’île au nucléaire Odile Jacob. 1989
  • Sortir du nucléaire

2. L’homme augmenté : demain les post-humains ?

Responsable : Béatrice Korc

Ce qui semblait de l’ordre de la science-fiction il y a peu arrive à grand pas dans le champ du réel : les progrès technologiques associés au vivant (biotechnologies, biologie synthétique, intelligence artificielle …) rendent probables la création d‘humains transformés, dont les capacités seraient « augmentées » par l’ajout de toutes sortes de prothèses et dispositifs techniques. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Quelle est la part du fantasme dans les annonces à grand spectacle faites autour de ces recherches ? Quelles redéfinitions de l’humain ces nouveaux possibles impliquent-ils ? Qu‘est-ce que le « post-humanisme » ? Mort de l’humain ou transfiguration au sens presque religieux du terme ?

Bibliographie :

  • Besnier Jean-Michel, Demain les post-humains, Hachette littérature, 2011
  • Claverie Bernard, L’homme augmenté, Néotechnologies pour un dépassement du corps et de la pensée, L’Harmattan, 2010
  • Chneiweiss Hervé, L’homme réparé. Espoirs, limites et enjeux de la médecine régénératrice, Plon, 2010
  • Sussan Rémi, Les utopies posthumaines : contre-culture, cyberculture, culture du chaos, Omniscience, 2005

3. La faim du monde

Responsables : Marie-Christine Lacroix - Roland Salesse

De nombreux faits alimentent notre inquiétude : un milliard d’affamés, la spéculation sur les prix des denrées alimentaires, les achats de terre en Afrique, la déforestation, la surexploitation de certains territoires, le réchauffement climatique et la "malbouffe". Face à cet affolement, une révolution tranquille, "doublement verte", est possible pour nourrir l’humanité sans détruire l’environnement. Mais il faudra changer nos habitudes, et surtout surmonter des obstacles politiques, sociaux et économiques.

Bibliographie :

4. Que reste-t-il de la démocratie ?

Responsable : Gil Delannoi

La démocratie est un projet sans cesse déstabilisé par son principe d’évolution et par son contexte historique. Aujourd’hui la prospérité non démocratique de la Chine, le blocage institutionnel des Etats-Unis, la crise de l’euro, la renaissance des fondamentalismes religieux, la puissance de l’argent, l’érosion de la presse et beaucoup d’autres faits, petits ou grands, posent la question de la démocratie. Les menaces sont multiples, des solutions doivent être proposées.

Bibliographie :

5. Les nouvelles technologies au service du patrimoine construit

ATTENTION : CET ATELIER EST ANNULÉ

Responsable : Michel Florenzano

Dans le domaine de l’architecture, de nombreux outils émergents (balayage laser, photo-modélisation…) ont bouleversé les processus de relevé et de représentation des édifices. La numérisation 3D répond ainsi à deux préoccupations, la conservation des objets étudiés, par la prise d’empreintes numériques, et leur valorisation, par sa capacité à les donner à voir et à comprendre au plus grand nombre sur des supports variés (Web, tablettes, DVD…). Les nouvelles technologies offrent ainsi au monde culturel des possibilités inédites d’échanges, de création, d’éducation et de partage de connaissances. Nous discuterons des apports de ces technologies avec des spécialistes des disciplines concernées (architectes, historiens, informaticiens, conservateurs…).

Bibliographie :

6. Le bonheur dans tous ses états

Responsable : Jean-Pierre Ternaux

Dans la pensée occidentale, le bonheur est l’aboutissement d’une démarche de construction dont l’objectif est d’atteindre un état de plénitude et de satisfaction, ou encore le plaisir et la jouissance d’une situation donnée. A l’heure où l’individualisme prend le pas sur le collectif, qu’en est-il aujourd’hui de la notion de bonheur ? Philosophes, neurobiologistes, anthropologues, ethnologues, sociologues et économistes apporteront leurs visions respectives dans ce débat ô combien d’actualité.

Bibliographie :

7. La science et le doute

Responsable : Pierre-Henri Gouyon

La démarche scientifique est fondée sur le doute. Elle consiste à restreindre ce doute en éliminant des hypothèses, mais en laissant toujours la possibilité d’une nouvelle interprétation des faits. Cette remise en cause perpétuelle a été exploitée de tous temps par certains religieux ou idéologues (les créationnistes ou les négationnistes par exemple). Récemment, est apparue une forme nouvelle d’exploitation du doute : les « marchands de doute ». Certains, financés par les industries du tabac, ont tenté par le passé de jeter le doute sur la liaison tabac/cancer. D’autres prônent aujourd’hui le climato-scepticisme et le négationnisme écologique. Comment les scientifiques doivent-ils se situer dans ce contexte ?

Bibliographie :

8. Hasard et science

Responsable : Elise Janvresse

Les probabilités traitent du hasard, la psychologie étudie la perception qu’on en a, mais on ignore souvent que la plupart des autres disciplines sont aussi concernées. La démarche scientifique permet de comprendre les phénomènes, d’en chercher les causes et d’en déduire des lois et des modèles. Il semble donc à première vue étrange de relier science et hasard. Pourtant, même dans les sciences dites exactes, le hasard est quelquefois invoqué, non seulement comme aléa extérieur, mais comme principe d’explication. Malgré cela, il n’y a pas de consensus sur l’interprétation du hasard : existe-t-il vraiment ou mesure-t-il l’état de notre savoir à l’égard des phénomènes ?

Bibliographie :

  • Barberousse Anouk, La physique face à la probabilité, Vrin, coll. Mathesis, Paris, 2000
  • Kupiec Jean-Jacques, Gandrillon Olivier, Morange Michel, Silberstein Marc, Le hasard au coeur de la cellule : Probabilités, déterminisme, génétique, Syllepse, coll. Materiologiques, Paris, 2009
  • Vous avez dit hasard ?

9. Peut-on parler de sciences « exactes » ?

Responsables : Nicolas Buclet - Natacha Gondran

Il y aurait d’un côté les sciences humaines et sociales, royaume du subjectif, de l’approximatif, et de l’autre côté les sciences « exactes », sciences pures et nobles, domaine de l’objectivité. A quoi cette vision renvoie-t-elle ? A quelle réalité correspond-elle ? Quelles conséquences sur la place de la science dans la société, voire de la société dans un monde « scientifisé » ? En repartant de la notion d’exactitude, de la façon dont elle se traduit dans leurs différentes disciplines, les intervenants permettront aux participants à l’atelier de relativiser ce que l’on peut attendre de l’objectivation de la connaissance scientifique.

Bibliographie :

  • D’Espagnat Bernard et Saliceti Claude, Candide et le physicien, Fayard, 2008.
  • Dupont Jean-Claude, Pour connaître le XIXème siècle : histoire et philosophie des sciences à la fin du siècle, Leo Olschki, 2007.
  • Hacking Ian, « Vrai », les valeurs et les sciences, Actes de la recherche en sciences sociales 2002 / 2, 141, p.13-20
  • Latour Bruno, Petite leçon de sociologie des sciences, Editions La Découverte, 1996.
  • Ortoli Sven et Pharabod Jean-Pierre, Le cantique des quantiques : le monde existe-t-il ?, Editions La Découverte, 1984.
  • Ortoli Sven et Witkowski Nicolas, La Baignoire d’Archimède : petite mythologie de la science, éd. du Seuil, 1996.
  • Tournay Virginie, S’il te plaît, dessine-moi une institution, Editions Glyphe, 2012.
  • E.F. Shumacher, Small is beautiful. Une société à la mesure de l’Homme, Paris, Contretemps/Le Seuil, 1978, 316 pp. (dont une citation : "Economics is not an exact science ; it is in fact, or ought to be, something much greater : a branch of wisdom.")

10. Milieux marins : entre savoirs et avoirs ?

Responsables : Sylvain Lamare - Béatrice Korc

Avec 70 % de la surface de la planète, l’océan représente une part majeure de l’espace disponible pour la vie. Alors qu’entre 70 et 80 % des espèces restent à découvrir, les éco-systèmes marins fournissent des richesses économiques considérables (pêches, aquaculture, substances actives en pharmacologie, production d’énergie future…). Ils participent à la régulation du climat via les grands cycles bio-géochimiques, et occupent une place importante dans les domaines culturel, récréatif et patrimonial. La biodiversité marine est donc un enjeu de connaissance majeur tant pour la recherche fondamentale que pour le maintien des services rendus par les écosystèmes marins.

Bibliographie :