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2011

Darwin et Dieu. Comment concevoir le début du Monde (Philippe Garrigues) — Mémoire, Mémorisation, Mémorial (Michel Florenzano) — « L’Homme », graine de violence ? (Marie-Christine Lacroix – Roland Salesse) — On les appelle « nouveaux matériaux » (Jean-Michel Courty) — Enquêtes et sondages : que mesurent-ils ? (Elise Janvresse) — Raconter la science (Pierre-Henri Gouyon) — Science et chiffres. Un, deux, trois… et puis quoi ? (Françoise Lafaye - Anne-Marie Tillier) — De la drogue à la prison (Jean-Pierre Ternaux) — Réfugiés environnementaux : l’épée de Damoclès des prochaines décennies (Sylvain Lamare) — Besoin de rien, envie de tout (Nicolas Buclet)


1. Darwin et Dieu. Comment concevoir le début du Monde

Responsable : Philippe Garrigues

La théorie de l’évolution est-elle conciliable avec la croyance religieuse ? Du fait de ses implications sur l’origine de l’Humanité, cette théorie reste encore mal acceptée en dehors de la communauté scientifique. Darwin nous dit : « Le mystère du commencement de toutes choses est insoluble pour nous », tandis que le pape Jean-Paul II déclare, en 1996, que l’évolutionnisme est « plus qu’une hypothèse ». De nos jours, créationnistes et partisans de l’Intelligent Design tentent d’ébaucher des théories « scientifiques » concurrentes de celle de l’évolution. Y a-t-il réellement une opposition entre religions et Evolution ? Comment les religions ont-elles su ou pu intégrer l’Evolution dans leur conception du Monde ?

2. Mémoire, Mémorisation, Mémorial

Responsable : Michel Florenzano

Vichy, guerre d’Algérie, décolonisation, esclavage et traite négrière, 11 septembre 2001 : ces exemples montrent l’importance des enjeux de mémoire dans le monde d’aujourd’hui et singulièrement en France. La mémoire sociale (collective) est un objet majeur pour l’historien ou le sociologue. Il en est de même de la mémoire individuelle traquée par l’imagerie médicale pour la compréhension des dynamiques cérébrales de la mémoire. Mieux comprendre l’articulation mémoire sociale / mémoire individuelle en associant sciences humaines et sociales et neurosciences, mieux faire comprendre les événements passés au plus grand nombre constituent les défis d’aujourd’hui. Nous illustrerons ces questions par l’expérience du Mémorial de Caen (400 000 visiteurs/an).

3. « L’Homme », graine de violence ?

Responsables : Marie-Christine Lacroix – Roland Salesse

Si je vous dis « violence » à quoi pensez-vous ? Pas de jour sans annonce de faits divers violents tels que guerres, massacres, tortures, terrorisme, meurtres. Cette forme de violence extrême nous heurte. Mais qu’en est-il des multiples « incivilités » qui émaillent notre quotidien, des films ou jeux vidéo qui occupent nos soirées, voire des maltraitances au sein des familles ou au travail. L’atelier essaiera de cerner l’ampleur véritable de la violence par rapport au choc émotionnel qu’elle provoque. Il tentera de répondre aux questions concernant son origine, la part de l’inné et de l’acquis, l’influence de l’éducation et des cultures.

4. On les appelle « nouveaux matériaux »

Responsable : Jean-Michel Courty

Ce sont les « nouveaux matériaux ». Ils se nomment alliage à mémoire de forme, verre électrochrome ou polymère ultra-absorbant. Ils sont innovants, intelligents, respirants et nous promettent confort, économie d’énergie ou sauvegarde de l’environnement. Qui sont ces nouveaux matériaux et d’où viennent-ils ? Quelles sont leurs propriétés et qu’ont-elles de nouveau ? Comment ingénieurs et créateurs s’emparent-ils de ce qui sort des laboratoires et comment nous le proposent-ils pour notre quotidien ?

5. Enquêtes et sondages : que mesurent-ils ?

Responsable : Elise Janvresse

Chouchous des médias, les sondages et les instituts qui les produisent inspirent autant le respect que la défiance. Les sondages d’opinion servent en effet souvent de caution à des affirmations partisanes. Même s’ils sont plus connus du grand public, ils ne forment pourtant qu’une toute petite partie des enquêtes et sondages. Mais comment réalise-t-on les sondages et que mesurent-ils exactement ? Quelle confiance leur accorder ? Peut-on leur faire dire n’importe quoi ? Comment passe-t-on des opinions individuelles à un résultat collectif ?

Après-midi

6. Raconter la science

Responsable : Pierre-Henri Gouyon

On entend dire que les citoyens
- n’aiment pas la science
- sont passionnés par la science
- trouvent ça trop compliqué
- espèrent qu’elle résoudra tous les problèmes
- craignent qu’elle détruise le monde… Les médias sont mal à l’aise devant ce problème. Ils doivent en parler mais ont peur d’y perdre de l’audience ! Peut-on parler de science sans être ennuyeux ? Qui peut le faire ? A quelle demande répond-on ?

7. Science et chiffres. Un, deux, trois… et puis quoi ?

Responsables : Françoise Lafaye - Anne-Marie Tillier

La science produit une multitude de données chiffrées. Ces données sont souvent utilisées pour fonder la légitimité des discours scientifiques. Que nous dit du réel cette mise en chiffres censée rendre compte de phénomènes étudiés ? Enracinée dans une incertitude fondamentale, la démarche scientifique peut-elle s’exonérer de discussions sur la production de ces chiffres et leur nature ? Cet atelier s’attachera à discuter de la nécessité d’exercer un esprit critique dans les approches scientifiques - tant quantitative que qualitative - et de l’efficacité symbolique des données chiffrées en matière de science.

8. De la drogue à la prison

Responsable : Jean-Pierre Ternaux

En France, la consommation de stupéfiants s’est considérablement aggravée au cours de la dernière décennie. A 16 ans les jeunes Français sont les premiers consommateurs européens de cannabis. On compte aujourd’hui 3,9 millions de consommateurs de cannabis. La consommation de cocaïne dépasse maintenant les cercles « branchés » et touche les jeunes, tout comme celle d’ecstasy et d’héroïne. La polytoxicomanie, associant stupéfiants, alcool et médicaments, s’est amplifiée… Quelles solutions envisager pour endiguer ce fléau sanitaire et social ?

9. Réfugiés environnementaux : l’épée de Damoclès des prochaines décennies

Responsable : Sylvain Lamare

Que les causes soient d’origines anthropiques ou naturelles, des populations entières sont amenées à quitter leurs lieux de résidence pour s’établir dans des régions plus accueillantes. Vingt millions de personnes ont déjà été déplacées en raison de problèmes liés à des formes diverses de dégradation de l’environnement (source ONU), et certains experts prévoient une croissance exponentielle de leur nombre si rien n’est fait. Agir sur les causes de ces déplacements est certes l’enjeu principal, mais il reste nécessaire de réfléchir à leur statut juridique et à leur reconnaissance dans le cadre des accords internationaux afin d’éviter de nombreuses crises internationales majeures.

10. Besoin de rien, envie de tout

Responsable : Nicolas Buclet

La société de consommation semble nous pousser à consommer même ce dont nous ne pensions pas avoir besoin. Mais qu’est-ce que le besoin ? Peut-on définir des besoins qui seraient essentiels, d’autres qui ne le seraient pas ? Il sera question dans cet atelier de la façon dont émergent et se construisent les besoins, à partir des envies mobilisées par le marketing, des innovations techniques ou des effets de mimétisme social. Nous discuterons également du relativisme culturel de la notion de besoin, dans le temps et d’une culture à l’autre.