Des chercheurs de laboratoires bordelais, lyonnais et parisiens
rattachés au CNRS ont montré pour la première
fois que les matériaux amorphes dits aussi «verres
mous» se déforment et s'écoulent par un
mouvement collectif des particules qui les constituent.
Ces matériaux (mousse au chocolat, à raser,
mayonnaise, verres métalliques, milieux granulaires,
boue...) sont des solides amorphes, c'est à dire
qu’ils sont à la fois résistants comme des
solides mais sans structure cristalline, comme les liquides. Cette
découverte publiée dans la revue Nature, le 3 juillet
2008, devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes
de déformation/rupture des verres métalliques et
l'étalement de film de matériaux fragiles (comme la
crème de beauté) utilisés notamment dans
l’industrie cosmétique, l'agroalimentaire et la
lubrification.