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Gérard Coureaud, distingué par une médaille de bronze du CNRS 

10-10-2010

Gérard Coureaud, chargé de recherche 1ère classe du CNRS,au sein du centre des sciences du goût et de l’alimentation recevra la médaille de bronze du CNRS le vendredi 29 octobre 2010 à 14h30 Centre des sciences du goût et de l’alimentation Salle de conférences - 15 rue Picardet – Dijon

 
INVITATION PRESSE
Gérard Coureaud se tient à la disposition des journalistes pour répondre à leurs questions à partir de 13h45

 
La Médaille de bronze du CNRS récompense le premier travail d’un chercheur, qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.
La distinction sera décernée par Nathalie Leresche - chargée de mission Neurosciences à l’Institut des sciences biologiques (INSB) du CNRS, Philippe Piéri - délégué régional CNRS délégation Centre-Est, en présence de Sophie Bejean - présidente de l’Université de Bourgogne, Jacques Caneill - président du centre INRA de Dijon, Luc Pénicaud - directeur du centre des sciences du goût et de l’alimentation (CSGA), et Benoist Schaal - directeur d’équipe.


Une recherche récompensée : Madame Lapin et ses lapereaux : une histoire d’odeur

À Dijon, Gérard Coureaud, décrypte les relations a priori hors norme de la lapine avec ses nouveau-nés. Après la mise bas, la jeune mère ferme le nid qu’elle ne rejoindra que quelques minutes par 24 heures et ce pendant les trente jours que durera le sevrage.
Les néo-lapereaux doivent donc interagir avec la lapine au plus vite. Aveugles et sourds, ils sont pourtant capables de beaucoup de choses, et notamment de réagir à une odeur du lait qui déclenche la tétée, un comportement crucial pour la survie des petits, donc de l’espèce.

 

 
© CESG. Photo Cédric SERRANO

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Le lauréat – son parcours

A 37 ans, Gérard Coureaud est depuis toujours passionné par la biologie et l’étude du comportement animal : l’éthologie. Diplômé d’une maîtrise d’écologie et environnement obtenue à Lyon, il poursuit, entre 1995 et 1996 à l’Université de Paris XIII, avec un DEA de biologie du comportement. Doctorant, dans cette même spécialité, au laboratoire de comportement animal du Centre INRA de Nouzilly (37) jusqu’en 2001, il part l’année suivante au Mexique comme post-doctorant à l’Université nationale autonome de Mexico. A son retour en 2002, Gérard Coureaud entre au CNRS et rejoint l’équipe de Benoist Schaal au sein du centre européen des sciences du goût à Dijon.

2M2B, la molécule de la tétée

C’est au cours de sa thèse que le jeune doctorant, chaperonné par Benoist Schaal, découvre la molécule 2M2B (2-methyl-2-buténal), capable à elle seule de déclencher le comportement de tétée du lapereau. Mieux, 2M2B est la première phéromone1 de mammifère remplissant tous les critères2 définis par l’Américain Gary Beauchamp et ses collègues. De quoi publier un papier remarqué dans la revue Nature en 2003. En 2005, l’équipe du Centre des sciences du goût est parvenue à mieux cerner le site d’émission du 2M2B sur la mamelle. Le composé est alors devenu " la phéromone mammaire ". Un an plus tard, la phéromone dévoile une de ses autres propriétés majeures, être capable de faire apprendre aux petits une nouvelle odeur, alimentaire ou sociale, en se combinant avec elle.

Ethologiste, un rêve devenu réalité

Son rêve du passé, devenir éthologiste, prend forme. Aujourd’hui, Gérard Coureaud poursuit les investigations sur le signal 2M2B : d’où vient-il ? Est-il appris ou inné ? Le lapin va-t-il y répondre toute sa vie ? " Un bonheur pour un scientifique " qui souhaitait enfant exercer un métier en lien avec les animaux.

 
Références :

1 Une phéromone est une substance chimique émise par la plupart des animaux et certains végétaux, et qui agit comme un messager entre les individus d’une même espèce, transmettant aux autres organismes des informations.
2 Simplicité du signal, stéréotypie et fonction biologique de la réponse engendrée, sélectivité (tout stimulus ne doit pas engendrer la réponse en question), spécificité (le stimulus ne doit être réactogène qu’auprès d’un individu de la même espèce que l’individu qui l’émet), et activité indépendante de tout apprentissage (caractère "prédisposé" du couplage stimulus-réponse)
 

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 Contacts :


Chercheur CNRS l Gérard Coureaud l 03 80 68 16 75 l 06 73 38 56 09 | gerard.coureaud@u-bourgogne.fr
Presse CNRS l Jean-François Tritz l Chargé de communication I
CNRS - Délégation Centre-Est l 03 83 85 64 27 l com@dr6.cnrs.fr