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Écosystèmes

Nouvelles plateformes technologiques à Marseille

Le Laboratoire d’astrophysique de Marseille se place aux premiers rangs des laboratoires européens capables de réaliser, tester et qualifier les instruments pour les très grandes infrastructures de recherche en astrophysique au sol et dans l’espace. Il inaugurera vendredi 19 septembre de nouvelles plateformes technologiques dédiées à l'astrophysique.

 

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Le laboratoire d’astrophysique de Marseille (CNRS/AMU), l’un des plus importants laboratoires de recherche publique français dans le domaine de l’astrophysique, qui associe la recherche fondamentale et le développement d’instrumentation pour les grands télescopes au sol et dans l’espace, célébrera le 19 septembre la mise en service de plateformes technologiques uniques en France et sans véritable compétiteurs en Europe. L’inauguration se déroulera en présence de Mme Pascale Delecluse, directrice de l’Institut des sciences de l’Univers du CNRS et Messieurs Yvon Berland, président d’Aix-Marseille Université et Jean-Yves Le Gall, président du CNES.

Ces équipements lourds, qui représentent un investissement de près de 7M€, permettront de réaliser, de tester et de qualifier les instruments pour les très grandes infrastructures de recherche en astrophysique au sol ou dans l’espace.

La journée du 19 septembre sera l’occasion de démonstrations mais aussi d’échanges entre les représentants des institutions et des industriels. Ces moyens uniques, polyvalents et de grande flexibilité, constituent un équipement mutualisé de premier plan au niveau national et européen. S’ils ont pour objectif de servir les projets instrumentaux du laboratoire, ils ont également pour vocation d'être utilisés comme plateforme technologique mutualisée offerte aux laboratoires de recherche comme aux entreprises, en France et en Europe. Ils permettent ainsi de renforcer les partenariats entre un laboratoire de recherche académique de niveau mondial et des développements industriels, en astrophysique ou dans d’autres domaines applicatifs.

Le caisson Erios (moyen d’Etalonnage, réglage et intégration pour l’optique spatiale) a été conçu pour répondre aux programmes des classes moyennes et lourdes de l'agence spatiale européenne, à des missions d'opportunité de la NASA et aux instruments focaux des futurs « Extremely large telescopes ». Il s’agit d’un puissant équipement destiné à la préparation en environnement spatial, des instruments d’astrophysique de l’ultraviolet à l’infrarouge proche, sur un créneau technique (résolution, volume et longueurs d'onde) qui n’était pas rempli en France, ni dans la recherche publique ni dans l'industrie jusqu’à son arrivée. Cet outil structurant de la politique scientifique du laboratoire a joué un rôle décisif dans son attribution de la responsabilité du Near infrared spectrometer and photometer (NISP, pour un montant de 120 M€), un des deux instruments d’EUCLID, la future mission de l’agence spatiale européenne destinée à l’étude de l’énergie sombre (2020).

La plateforme Polaris (Polishing active and robotic integrated system) est quant à elle dédiée à la fabrication optique. Ce moyen mutualisé entre le laboratoire et l'industrie est destiné à explorer, en lien avec des concepts optiques innovants, de nouvelles techniques de fabrication optique pour les futurs grands projets instrumentaux de la discipline (sol et espace). Basée sur un brevet CNRS/AMU/Thalès SESO, elle permet de réaliser des optiques de très grande précision jusqu'à des diamètres de 2,5m, avec une qualité de surface extrême. Polaris s’accompagne d’un ensemble de moyens complémentaires de métrologie et de caractérisation optique conférant à la plateforme une très grande souplesse opérationnelle.

Ces plateformes technologiques constituent un ensemble cohérent et dimensionné pour les défis des prochaines décennies. Ces moyens uniques dotent ainsi le laboratoire, associés à son département instrumentation, ses bureaux d’étude optique et mécanique, ses équipes scientifiques fortes de plus 100 chercheurs et doctorants, et son centre de données astrophysiques, de la capacité à couvrir toutes les phases du développement des futurs grands instruments, depuis leur conception scientifique et technique jusqu’à leur exploitation scientifique en passant par leur réalisation, intégration et vérification, et ce au service d’une large communauté nationale et internationale.

 

 

Contact :

Marc Ferrari / Directeur adjoint du laboratoire d’astrophysique de Marseille / T. +33 4 95 04 41 91 / marc.ferrari@lam.fr