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Partenariats et stratégie

Laboratoire commun Archi-Pex : le CNRS et Ipsen main dans la main

Le CNRS et le groupe pharmaceutique Ipsen ont signé le 20 novembre un protocole d’accord pour la création d’un laboratoire commun, soutenu par l'ANR pendant trois ans : Archi-Pex.

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Ce laboratoire commun entre le CNRS et Ipsen est crée en association avec le CEA et l’Université de Rennes I. Cette association regroupera la R&D de l’industriel, à Dreux, l’Institut de physique de Rennes (CNRS/Université de Rennes) et le laboratoire Systèmes membranaires, photobiologie, stress et détoxication (CNRS/CEA/Université Paris Sud) à Saclay. Archi-Pex permettra d’étendre et de pérenniser 15 ans d’un partenariat interdisciplinaire déjà riche en avancées scientifiques et médicales. Tout commence en 1999. Ipsen souhaite comprendre l’origine des propriétés d’un gel de somatuline, un peptide inhibiteur de l’hormone de croissance utilisé pour traiter l’acromégalie, ou maladie du gigantisme, que ses laboratoires ont mis au point quelques années auparavant. Une fois injecté, il permet la libération de la molécule pendant un mois et évite ainsi aux malades des piqûres quotidiennes.

C’est la raison pour laquelle l’industriel se tourne vers Franck Artzner, physicochimiste, et Maïté Paternostre, biophysicienne, alors tous deux à la faculté de pharmacie de Chatenay-Malabry. « Grâce à des approches complémentaires, nous avons montré qu’au sein du gel, la somatuline s’auto-assemble pour former des nanotubes qui s’organisent en filaments. Ainsi protégée des agressions extérieures, la somatuline est stable dans le temps et diffuse lentement dans l’organisme», explique Franck Artzner.

Le sujet est porteur et la collaboration entre les deux chercheurs CNRS et le groupe pharmaceutique se prolonge à travers deux financements de l’ANR, d’une part pour déterminer précisément les conditions physico-chimiques qui conduisent à la formation du gel, d’autre part, pour déterminer si pareille formulation peut être étendue à d’autres molécules.

« Mais dès 2010, nous nous sommes demandés comment optimiser ce partenariat », indique le scientifique. D’où l’idée, en 2012, d’un laboratoire commun public/privé, soit la forme la plus intégrée de recherche partenariale. « Au quotidien, nous continuerons à travailler sur trois sites, précise Maïté Paternostre. Mais la pérennisation de la collaboration permettra une meilleure visibilité de nos travaux et une ambition scientifique redoublée. »

Au programme : la poursuite de l’exploration des étonnantes propriétés d’auto-organisation des peptides et d’autres molécules biologiques et le développement de nouvelles formulations pharmaceutiques visant à améliorer la qualité de vie des patients. En bref, un laboratoire commun pour porter au plus haut niveau l’exigence de connaissances fondamentales et celle d’applications innovantes.

Lire le communiqué de presse du CNRS.

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Les LabComs en quelques mots :

À l’image d’Archi-Pex, seize autres projets de partenariat impliquant le CNRS ont été sélectionnés depuis 2013 par l’ANR dans le cadre de l’appel à projet « LabCom ». L’objectif de ce programme est d’inciter les acteurs de la recherche publique à créer de nouveaux partenariats structurés entre une PME ou une entreprise de taille intermédiaire et un ou plusieurs laboratoire(s) de recherche académique. Ces LabComs sont définis par la signature d’un contrat déterminant son fonctionnement, notamment :

  • une gouvernance commune,
  • une feuille de route portant sur la recherche et l’innovation,
  • des moyens permettant d’opérer en commun la feuille de route,
  • une stratégie visant à assurer la valorisation par l’entreprise du travail partenarial.

Le financement apporté par l’ANR est de 50 000 euros pour la phase de montage du LabCom, puis de 250 000 euros pour son fonctionnement pour une durée de trois ans.

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Contacts :
Franck Artzner / Institut physique de Rennes / T. +33 2 23 23 58 22 / franck.artzner@univ-rennes1.fr
Marie-Thérèse Paternostre / Systèmes membranaires, phytobiologie, stress et détoxication / marie-therese.paternostre@cea.fr