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Première Journée innovation en délégations régionales CNRS

Le 10 mars s’est tenue la première Journée nationale de l’Innovation CNRS pour témoigner de la multitude des projets innovants menés au sein de l’établissement et sur tout le territoire. A cette occasion, l’organisme de recherche a rendu public les résultats de son enquête réalisée en 2016 sur les structures communes de recherche CNRS/entreprises.

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Petit-déjeuner ou déjeuner, matinée ou journée entière : la première Journée nationale de l’Innovation organisée le 10 mars 2017 par le CNRS a revêtu des formes variées selon les délégations régionales. Toutes ont cependant partagé le même mot d’ordre : rendre compte de la richesse des échanges existants entre le monde de la recherche académique et le tissu socioéconomique local, notamment sur la thématique de la création d’entreprise, des structures communes de recherche avec les entreprises, de la maturation de technologies et de leur transfert vers les PME ou les grands groupes. Récits de success stories, rencontres et table-rondes avec élus, chercheurs, innovateurs, partenaires institutionnels, industriels, ou visites de laboratoires communs, ont figuré au cœur des initiatives menées à cette occasion par les délégations régionales.

En Île-de-France, l’évènement s’est déroulé à Palaiseau, au sein de l’Unité mixte de physique CNRS/Thales, fleuron des 126 structures communes de recherche CNRS avec des entreprises, Après la présentation de l’unité par son directeur Frédéric Nguyen Van Dau, la trentaine d’élus et de journalistes réunis a visité la salle des composants supraconducteurs et celle de dépôt d’oxydes fonctionnels du laboratoire. Nicolas Castoldi, délégué général à la valorisation du CNRS, y a également dévoilé en exclusivité les résultats de l’enquête « Le CNRS, pionnier de l’innovation ouverte : les structures communes de recherche CNRS/entreprises ». Albert Fert, prix Nobel de physique en 2007, Manuel Bibes, chercheur lauréat d’une bourse du Conseil européen de la recherche, et Cyrile Deranlot, chercheur et fondateur de la start-up Daumet issue de Unité mixte de physique CNRS/Thales, ont illustré son discours de leurs interventions.

Réalisée entre janvier et août 2016 sous l’impulsion de la délégation générale à la valorisation du CNRS, l’enquête a mobilisé l’ensemble des acteurs clés de l’innovation et de la valorisation de l’organisme (instituts, direction de l’innovation et des relations avec les entreprises, délégations régionales, laboratoires). 126 structures communes de recherche CNRS / entreprises ont été identifiées.

 

Principaux résultats de l’enquête

Présentant une grande diversité de formats - unités mixtes de recherche, laboratoires communs, unités mixtes internationales, LabComs ANR... – ces structures sont loin d’être un phénomène de mode et tordent le coup définitivement à une idée reçue. Non seulement la recherche publique et le monde économique ne se regardent plus en chiens de faïence, mais cohabitent et s’imbriquent au sein de laboratoires qui se fondent dans le paysage de la recherche. 46 % des structures communes ont déjà plus de quatre ans et près de 15 % ont été créées il y a plus de huit ans. Bien plus qu’un simple partenariat avec signature d’un contrat de collaboration, ces structures sont destinées à s’installer durablement dans le paysage de la recherche, pour instaurer un partenariat public-privé de longue durée. Elles comportent un programme de recherche qui dépasse le projet à court terme et dont les objectifs sont régulièrement actualisés via une gouvernance ad hoc.

Par ailleurs, l’enquête révèle que deux délégations régionales concentrent une grande part de ces structures : l’Ile-de-France recense plus de 20 % des effectifs, suivie de la délégation Rhône-Auvergne avec environ 15 % des 126 structures identifiées. L’international n’est pas en reste puisqu’une structure commune a vu le jour avec Solvay en Chine et une autre aux Etats-Unis, une troisième au Japon avec Saint-Gobain et la dernière à Singapour avec Thales.

L'enquête révèle également que 70 % des structures communes de recherche s’orientent vers la chimie et les sciences de l'ingénierie et des systèmes. Six structures communes de recherche en sciences humaines et sociales ont également été créées ces deux dernières années. Alors que les unités mixtes de recherche CNRS/entreprises impliquent quasi exclusivement des grands groupes industriels, plus de la moitié des laboratoires communs concernent des petites et moyennes entreprises (PME) ou des entreprises de taille intermédiaire (ETI).

Avec un total de 1 609 équivalents temps plein (ETP), ces structures communes constituent un vivier d'emplois non négligeable. Elles représentent des lieux de formation et de recrutement efficaces de futurs ingénieurs et chercheurs. 27 doctorants et post-doctorants issus d’unités mixtes de recherche et 60 de laboratoires communs ont été recrutés par le partenaire industriel à la fin de leurs travaux dans ces structures. Plus de 70 distinctions scientifiques ont été décernées dans l’année à des membres de structures communes : 8 dans les unités mixtes de recherche et 66 sur l'ensemble des laboratoires communs.

Le budget global investi dans les structures communes dépasse aujourd'hui les 175 millions d'euros, sur un total de 1,3 milliard d’euros pour l’ensemble du soutien public à la recherche partenariale et des 3,309 milliards d’euros de budget du CNRS en 2015. Ce chiffre englobe un peu plus de 109 millions d’euros de masse salariale (61,5 pour les personnels académiques et 47,5 pour ceux des entreprises), 46 millions d’euros de ressources directes (contrats, crédits privés et publics) et 20 millions d’euros de ressources indirectes (équipements, locaux et infrastructures). Le budget moyen d'une structure commune de recherche CNRS/entreprises est d'environ 1,39 million d'euros. Celui des laboratoires communs est de 1,57 million d’euros. Les LabComs ANR présentent des budgets plus modestes, de 680 000 € en moyenne.

En 2015, 361 projets de recherche public/privé ont été menés par l'ensemble des 126 structures communes de recherche CNRS/entreprise, sur financements de l'Agence nationale de la Recherche (ANR), de l’Union européenne ou bien du Fonds unique interministériel. Ces recherches ont abouti à 1 070 publications scientifiques et les structures communes ont déposé 81 des 719 brevets déposés à l’échelle de tout le CNRS, soit en moyenne 1,9 par unité mixte de recherche, 0,76 par laboratoire commun et 0,15 par LabCom ANR.

 

Voir l'enquête complète.

 

Contact :

Karine Wecker-Blanda / Direction de la communication CNRS / karine.wecker-blanda@cnrs-dir.fr