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Start-up

Acklio standardise l'Internet des objets

La start-up issue de l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires1 a développé une technologie de compression des protocoles de l'Internet pour les adapter aux contraintes de l'Internet des objets. Cette technologie est sur le point d'être adoptée par l'IETF, organisme qui élabore les standards du réseau mondial.

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D'ici cinq à dix ans, les transports, la médecine, l'industrie et jusqu'à notre vie quotidienne, seront peuplés de milliards d'objets connectés qui transmettront des données pour améliorer notre quotidien. Toutefois, cet essor de l'internet des objets (Internet of Things, IoT) ne pourra se faire sans garantie d'interopérabilité entre les réseaux d’objets connectés et les réseaux de communication existants. C'est l'ambition de la start-up Acklio, qui a développé la technologie de compression SCHC (Static context header compression, à prononcer « chic »), dont la fonction est d'adapter les protocoles d'internet aux contraintes spécifiques de l'IoT, en termes de consommation d'énergie et de débit. SCHC est le résultat des travaux menés à l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (Irisa1) par Alexander Pelov et Laurent Toutain, cofondateurs d'Acklio.

Acklio a également impulsé la standardisation de sa technologie de compression SCHC, au sein de l’Internet engineering task force (IETF), qui élabore les standards d’Internet. Alexander Pelov est co-responsable du groupe de travail de l'IETF sur les réseaux de l'IoT. « Le travail de standardisation proprement dit est fait. L'adoption officielle de SCHC comme standard devrait être annoncée cet été », indique Marianne Laurent, directrice du marketing d'Acklio.

Les outils développés par Acklio répondent aussi à une autre préoccupation majeure de l'IoT : la sécurisation des échanges. La stratégie adoptée consiste à activer des mécanismes de sécurité de bout-en-bout qui existent déjà sur Internet, et sont donc éprouvés et validés.

Depuis sa création en 2016, Acklio a réalisé plusieurs démonstrations de sa technologie avec des grands acteurs des réseaux comme Cisco, Orange, Bouygues Telecom, Sigfox ou EDF. « Aujourd’hui, nous nous concentrons sur l'industrialisation de notre offre, dont plusieurs briques sont déjà disponibles commercialement », explique Marianne Laurent. La start-up, qui emploie 22 personnes, est en train de finaliser une levée de fonds pour financer son développement.

 

1 Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (CNRS/IMT Atlantique-Institut Mines-Télécom/Université Rennes-1/ENS Rennes/Insa Rennes/Université Bretagne-Sud/Inria/CentraleSupélec)

Contact:

Marianne Laurent / Directrice du marketing d'Acklio / marianne@ackl.io