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Événements

Colloque : Des limites de la caractérisation élémentaire dans les matériaux aux contacts alimentaires

Le 25 et 26 novembre 2013, le colloque Des limites de la caractérisation élémentaire dans les matériaux aux contacts alimentaires : une contrainte scientifique et industrielle (REACH) fera le point sur les avancées récentes des méthodes analytiques dédiées à la compréhension du comportement des matériaux contenant, ou susceptibles de relâcher, des éléments en quantité très faible. Les techniques les plus pointues seront présentées (MC-ICPMS, RPE, RMN, absorption X, sonde ionique, tomographie atomique…), en lien avec les problématiques industrielles (REACH), environnementales ou sociétales.

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Pour comprendre un processus industriel ou naturel ou pour répondre à des normes ou des questions environnementales et sociétales, il est aujourd’hui nécessaire de pousser aux limites les outils analytiques et de caractérisation structurale. Par exemple, les changements de réglementation de REACH survenus en 2012, impliquent d’être capable d’analyser le Cadmium à des concentrations voisines de 40 ppb dans des céramiques ou des verres. Au-delà de cette simple question analytique, déjà difficile à résoudre, la seconde question est de savoir comment le Cd va se placer dans le réseau cristallin ou vitreux du matériau considéré et potentiellement, comment va t’il interagir avec son environnement proche et comment peut-il s’échapper du réseau (lixiviation).

Aujourd’hui, pratiquement toutes les universités possèdent des microsondes électroniques dites de Castaing, capables d’analyser précisément des concentrations élémentaires dans divers types de matériaux si elles sont supérieures à ≈ 500ppm. Dans les quinze dernières années, les sondes ioniques ont permis d’analyser les concentrations élémentaires et les compositions isotopiques dans la gamme de quelques ppm à quelques dizaines de ppm selon les éléments considérés. Le bombardement laser couplé à la spectrométrie de masse à source ICP (MC-ICPMS) est l'autre voie qui a connu des développements récents très importants. Mais quelles sont les limites analytiques ultimes qu'on peut espérer atteindre en développant et associant ces différentes techniques?


En parallèle de ces outils analytiques, le CNRS a développé ou aidé au développement des plateformes analytiques structurales (très grands équipements de recherche) qui permettent de caractériser le rôle structural d’un élément. Mais quelles sont les limites analytiques? Et quel est l’environnement de chaque élément ?

Le but ultime de cette action est de recenser les besoins analytiques liées à l’évolution sociétale et environnementale et de voir comment les progrès techniques (analytique et structuraux) sont capables de répondre à ces besoins. Ces discussions devraient permettre d’ouvrir des pistes afin d’améliorer les outils analytiques au niveau "recherche" et de les mettre en adéquation avec la capacité analytique en "routine" susceptible d’être développée par un industriel ou un laboratoire de contrôle qualité.

Le colloque est organisé par le Groupe de recherche (GDR) -Verres, l’Union pour la Science et la Technologie Verrières et la Fédération des Industries du Verre , dans le cadre du Défi « Instrumentation aux limites » de la Mission pour l’’Interdisciplinarité du CNRS.

Programme : http://www.cnrs.fr/mi/IMG/pdf/affiche_novembre_25-26.pdf

 

Contact :
Daniel Neuville / Institut de physique du globe de Paris / T. +33 1 83 95 74 61 / neuville@ipgp.fr