Rayons cosmiques
Hess, premières cibles et résultats


 


Les quatre télescopes de 12 mètres en Namibie entament à peine leurs " tours de chauffe" que, déjà, les résultats préliminaires affluent. Les tests ont, d’abord, porté sur la nébuleuse du Crabe M 1 "phare du ciel" dans le registre des hautes énergies. Il s’agit du reste d’une étoile proche, distante de 6 000 années-lumière et dont l’explosion en supernova a été resplendi en 1054. Au centre réside une étoile à neutrons qui tourne sur elle-même 30 fois par seconde. Cette source intense a permis de calibrer l’instrument capable de révéler des détails de 0,05 degré de dimension sur le ciel (1/10 du diamètre de la Pleine Lune). Ensuite, la galaxie à noyau actif Markarian 421 a servi à vérifier les performances sur les objets éloignés extérieurs à notre Voie lactée. Cette source est la première à avoir été détectée, il y a treize ans, aux énergies du millier de milliard d’électrons-volts. Elle se trouve dans l’hémisphère nord. Pourtant, Hess l’a très bien perçue bas sur l’horizon. L’objet ponctuel et variable va être scruté en détail. Ceci ouvre la voie à des études très attendues sur l’interaction du rayonnement gamma avec les photons infrarouges du milieu intergalactique. Enfin, alors que deux télescopes étaient en service, deux périodes d’observation de 5 et 12 heures ont porté sur les environs du mythique centre de notre Galaxie Sagittarius*. Une source ponctuelle a été détectée près du trou noir de 2,6 millions de masses solaires qui réside au cœur de notre univers-île. Les analyses en terme de supernova, trou noir géant ou matière noire exotique sont en cours.