Rayons cosmiques
L’astronomie gamma dans l’espace


 

L’étude des rayonnements gamma du cosmos a commencé dans les années 60 avec les satellites militaires. Puis le satellite européen Cos-B a pris la relève dans les années 80. Il a été suivi du télescope franco-russe Sigma, de l’observatoire spatial américain Compton en 1991 et de son successeur européen Intégral. On accède ainsi à des rayonnements (photons) dont l’énergie va d’un million à un milliard d’électrons-volts. Compton embarquait quatre expériences dont Egret qui a recensé 250 sources célestes brillant à une énergie de plus de 100 millions d’électrons-volts. Parmi celles-ci, 66 correspondaient à des galaxies à noyau actif que l’on soupçonne d’abriter un trou noir géant en leur cœur. Le 20 novembre 2004, la Nasa a mis en orbite un nouveau satellite dédié Swift spécialement conçu pour étudier l’origine des sursauts gamma : ces événements violents et brefs qui se produisent de manière aléatoire. Ils pourraient signaler la fusion de deux étoiles denses (étoiles à neutrons) ou bien la rencontre de l’une d’elles avec un trou noir ou encore la mort d’une étoile super géante dans une explosion fulgurante. En 2007, l’observatoire Glast rependra le flambeau de l’étude du ciel à ultra haute énergie. Il disposera d’une sensibilité 100 fois plus élevée que Compton. Sa capacité de localisation des sources permettra de les cartographier en détail. Pour donner une idée de l’amélioration visée, disons qu’en quelques jours Glast observera tout le catalogue des objets déjà détectés en plusieurs années par Compton. Outre les sursauts gamma, il étudiera les restes de supernovae, les galaxies à noyau actif et les quasars des confins de l’Univers.