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Biodiversité et faux savoirs

Fétiches et plantes médicinales à l'étal des vendeuses de la rue Sagarnaga, dite rue des sorcières. (Bolivie)
© IRD Photothèque  / Dejoux, Claude
Deux rhinocéros dans le parc national de Chobé. (Botswana)
© IRD Photothèque  / Laure, Joseph

Depuis toujours, pour se soigner, se vêtir, s'alimenter, ou pour son bien-être, l'espèce humaine fait appel à l'ensemble des êtres vivants, bactéries, plantes ou les animaux. Parfois, c'est à tort qu'elle prête des vertus à certaines espèces qui, du coup, sont exploitées, voire surexploitées sans raison.

Les pouvoirs aphrodisiaques des animaux et des plantes sont les plus recherchés. Pêle-mêle, voici quelques mets dont l'ingestion améliorerait les performances sexuelles : testicules de tigre, ailerons de requin, pénis de yak, poudre de corne de rhinocéros (ou son pénis), gingembre, bois bandé, bile d'ours, nids d'hirondelles, chien, sang de serpent… Bien évidemment, l'effet aphrodisiaque n'a jamais été avéré. Dans le cas du gingembre, sa réputation prête à rire. Mais lorsqu'il s'agit d'espèces menacées ou en danger, telles que les tigres ou les rhinocéros, le problème devient sérieux et nécessite une mobilisation de tous.

Les savoirs anciens sont parfois plein de bons sens mais il convient toutefois d'être prudent avant de les mettre en pratique et s'interroger sur leur impact sur le monde qui nous entoure.

Rédaction :

Manuelle Rovillé

Validation scientifique :

Serge Morand (Directeur de recherche à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier – Université Montpellier 2)


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