presentation
imprimer icone

Quand les grands travaux sont facteurs de maladies

Barrage hydroélectrique sur le Rio Verde à quelques kilomètres de Baños (Equateur)
© IRD Photothèque  / Dukhan, Michel
Larve aquatique de l'anophèle, le moustique vecteur du paludisme. (Sénégal)
© IRD Photothèque  / Trape, Jean-François

Les très grands chantiers, comme la construction de barrages, de routes, de ponts (etc.) augmentent le risque de pandémie de certaines maladies. En tenant compte de la biologie des espèces vecteurs (c’est ce qu’on appelle l’approche écosystémique) on peut diminuer ce risque. C’est ce qu’a montré une expertise collégiale sur les grands travaux et les maladies à vecteurs au Cameroun. Deux exemples : les barrages qui présentent des plans d’eau stagnante et propre sont des milieux parfois idéaux pour le développement des larves de certains moustiques Anophèle qui transmettent l’agent responsable du paludisme. De même, les travaux d’irrigation qui présentent des ruptures d’eau et des petites chutes favorisent le développement de petits coquillages, vecteurs de la bilharziose (parasite du foie). Dans le cas du paludisme, pour prendre en compte l’écologie du vecteur lors de la construction d’un ouvrage, il faudrait étudier les conséquences de la mise en place de circuit d’eau couverts, pour les canaux d’irrigation ou les barrages, ce qui permettrait d’empêcher les larves des moustiques Anophèle de se développer puisque le soleil leur est indispensable. Bien évidemment, il faudrait vérifier que cette solution n’implique pas l’émergence d’autres maladies.

Rédaction :

Manuelle Rovillé

Validation scientifique :

Serge Morand (Directeur de recherche à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier – Université Montpellier 2)

Sources de l'article


logo cnrs logo frb