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Arbres et cultures : l’union fait la ... productivité

Le « partenariat » intime de l’espèce humaine avec la nature s’inscrit de manière durable dans les paysages.

L'abandon du pâturage dans la dehesa de chêne vert entraîne le développement d'une broussaille de rejets et de drageons. Ainsi, les agriculteurs d’Europe de l’ouest et de la Méditerranée ont développé des systèmes agroforestiers (association d’arbres et de cultures, ou d’élevage) très caractéristiques et d’une grande richesse biologique : bocage, pré-verger (prairie plantée d’arbres fruitiers), « montado » et « dehesa » de la péninsule ibérique (chêne vert ou chêne-liège coexistant avec des cultures et du pâturage), châtaigneraie, oliveraie, hautin (ceps de vigne élevés s’appuyant sur de grands échalas ou des arbres servant de tuteur, encore présent au Portugal et en Italie), jouaille (association de la vigne et de l’arbre fruitier dans le sud-ouest de la France)...© Inra / ETIENNE Michel

Dans ces espaces agricoles, l’arbre contribue à assurer la continuité des chaînes alimentaires, à réguler les petits ravageurs des cultures et favoriser la pollinisation de certaines plantes cultivées, à produire des fruits, du cidre, du bois de chauffage, du bois d’œuvre ou du fourrage, à servir de clôture ou de coupe-vent. L’arbre constitue un facteur essentiel d’équilibre biologique et permet de maintenir une biodiversité élevée – essences, variétés, faune, flore - dans un système hautement productif.

La productivité de ces espaces agroforestiers, qui combinent plusieurs productions sur une même parcelle, se montre plus élevée que celle des cultures conduites séparément.

Affaire de biodiversité sans aucun doute !

Rédaction :

Maryvonne Tissier (directrice de communication à la FRB)

Sources de l'article


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