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La variabilité génétique est produite par mutation et remodelée par sélection et par croisements

Trotteurs sur l'hippodrome de Chambray-les-Tours.diaporamaProduite de façon aléatoire par le phénomène de mutation, la variabilité génétique est remodelée ensuite par la sélection et les accouplements. De nombreux phénomènes de masquage de cette variabilité ont été introduits par la nature qui ont pour effet de protéger les individus de l’effet le plus souvent dévastateur de ces innovations génétiques. Le premier d’entre eux est la non expression (98% de l’ADN) auquel on peut rattacher la dominance qui peut être interprétée au niveau du locus comme une non expression de l’allèle récessif.
La sélection et les accouplements agissent sur des individus et donc sur des combinaisons génétiques complexes.
Cochon de race Landrace à la ferme pédagogique du Parc de Saint-Cloud.diaporamaLa sélection souvent modélisée au niveau du locus modifie les fréquences des allèles, mais elle induit aussi des déséquilibres d’association entre gènes du fait de l’élimination des combinaisons défavorables. Ce phénomène qualifié d’effet Bulmer est le plus souvent ignoré.
Les croisements assortis ou compensateurs créent aussi des déséquilibres d’association positifs dans le premier cas, négatifs dans le second. Ces déséquilibres contribuent à étaler ou à restreindre la variabilité génétique qui ne doit plus être comprise seulement comme la seule addition de la variabilité individuelle des gènes.
Diversité génétique et variabilité chez l'aubergine : différents types.diaporamaLes races ou sous-espèces ne constituent pas uniquement un réservoir de gènes pour la métapopulation, mais une réserve d’associations alléliques originales constituées au cours de longs processus sous l’influence des conditions locales et du régime de la sélection et des accouplements.
Dans une stratégie de conservation, la sauvegarde des sous-espèces se justifie à cause de cela. La reconstitution d’un melting pot au niveau de la métapopulation ne s’impose que lorsque la plupart des sous-espèces sont en voie de disparition. On renonce alors à sauver les combinaisons, pour sauver les gènes eux-mêmes.© CARRERAS Florence/INRA© DE BONNEVAL Laurence/INRA© MAITRE Christophe/INRA© CARITEZ Jean-Claude/INRA © BRAND-DAUNAY Marie-Christine/INRA© MAITRE Christophe/INRA © LE LEZEC Marcel/INRA

Rédaction :

Bertrand Langlois, directeur de recherches à l’INRA, Centre de recherches de Jouy-en-Josas, Station de génétique quantitative et appliquée.


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