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Naissance de l’agriculture

Chasse aux rennes au Néolithique (maquette)Pendant des centaines de milliers d’années, le genre humain a vécu de cueillette, de chasse et de pêche, en s’aidant d’outils. La maîtrise du feu et de la cuisson des aliments a constitué une étape décisive pour les sociétés humaines.© Laurent BESSOL - M.N.H.N.

Depuis près de 30 000 ans, notre espèce (Homo sapiens) règne seule sur Terre, les autres hominidés ayant disparu. Fondamentalement omnivore, elle trouve ses nutriments dans des sources variées, animales et végétales.

Le passage de la cueillette et de la chasse à l’agriculture et à l’élevage se fait en trois époques : le Paléolithique (marqué par des changements climatiques pouvant être de grande ampleur), le Mésolithique et le Néolithique.

Au Paléolithique, lorsque la toundra et la taïga règnent dans de vastes régions aujourd’hui tempérées, les hommes ne disposent que de faibles ressources végétales et se nourrissent principalement d’aliments d’origine animale ; ces aliments, de haute valeur nutritionnelle, leur permettent d’ailleurs, de mieux résister au froid.

Lors de la période mésolithique, le climat se stabilise, les forêts gagnent du terrain, l’offre alimentaire animale et végétale se diversifie, les sociétés s’organisent. Les pratiques de chasse et de cueillette se modifient profondément, et avec elles, le régime alimentaire. Ce comportement alimentaire dépend des ressources disponibles mais aussi de facteurs culturels.

Le Néolithique se met en place entre 10000 ans et 4000 ans av. J.-C. Durant cette période de relative stabilité climatique mais de grands changements socioculturels, les hommes se mettent à semer et à moissonner pour assurer leur subsistance.
Un lent processus de domestication s'enclenche alors, avec pour résultat l’« artificialisation » de la nature : des changements génétiques et morphologiques apparaissent dans les cultures comme les céréales ; celles-ci, riches en glucides, forment la base du régime alimentaire ; les protéines et les graisses proviennent désormais essentiellement d’animaux domestiqués. Pour la plupart, ces animaux sont originaires du Proche-Orient : bœuf, mouton, chèvre, porc.
Effet collatéral : l’élevage est source d’un certain nombre de maladies transmissibles aux hommes. Rappelons que plus de la moitié des pathologies humaines graves actuelles proviennent, directement ou indirectement, de contacts avec des animaux domestiques.

Rédaction :

Maryvonne Tissier (directrice de communication à la FRB)

Validation :

Jean-Denis Vigne (Directeur de recherches au CNRS, directeur du Laboratoire Archéozoologie et histoire des sociétés, MNHN / CNRS)

Sources de l'article

  • Entretien avec Jean-Denis Vigne (Directeur de recherches au CNRS, directeur du Laboratoire Archéozoologie et histoire des sociétés, MNHN / CNRS)
  • Dossier –exposition du ministère des Affaires étrangères (Biodiversité & Humanité)

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