Les grandes questions
 
  Quels sont les principaux facteurs de risque ?
 
       
 

 
 
 

 

 

(1)

(2)

(3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   


 

 

 

 

 
  • les facteurs environnementaux chimiques
    Le tabac joue un rôle très important dans les cancers des voies respiratoires (poumons et bronches). Il a été également démontré qu’il était impliqué dans les cancers de la vessie et du pancréas. Les décès par cancer du poumon sont 17 fois plus fréquents chez les fumeurs que chez les non-fumeurs
    (1).
    L’alcool augmente le risque de cancers de la bouche, du pharynx, du larynx et de l’œsophage. Sa consommation excessive multiplie par 10 le risque de cancer du foie.
    La consommation excessive de graisses animales ou végétales augmente le risque de cancers de l’intestin.
    De nombreux produits chimiques utilisés encore aujourd’hui dans le cadre professionnel sont identifiés comme cancérigènes. On estime que 4 à 8% des cancers ont une origine professionnelle.
    Certains médicaments à forte dose pourraient augmenter le risque de cancers.

  • les facteurs environnementaux physiques
    Les rayonnements comme les radiations ionisantes des bombes atomiques ou les rayons ultraviolets émis par le soleil, augmentent le risque de cancer
    (2) et (3). Leur effet se traduit par une modification de l’ADN des cellules touchées qui peuvent alors se transformer en cellules cancéreuses.

  • les virus cancérigènes
    Ces virus agissent sur l’ADN des cellules en provoquant des mutations. Ils sont à l’origine de 15% des cancers.

  • les facteurs génétiques
    Certaines formes de cancers peuvent être transmises de manière héréditaire. Cependant, les cas de cancers strictement héréditaires sont rares, c’est le cas par exemple du rétinoblastome. Plus fréquents, les cancers familiaux sont définis par le fait qu’il existe des familles avec une incidence élevée de cancers (en particulier les cancers coliques ou l’association des cancers du sein et de l’ovaire).
    D’autre part, certaines maladies génétiques prédisposent à l’apparition des cancers comme celles où les gènes de réparation de l’ADN sont modifiés.

  • Cellules graisseuses et cancer du sein : un mélange à risque
    L'obésité, outre ses conséquences directes sur la santé (maladies cardiovasculaires, diabète), est de plus en plus soupçonnée de jouer un rôle dans le pronostic du cancer du sein, en particulier dans sa propension à se répandre.

  • Epidémiologie et cancer
    ("Evolution de l'incidence et de la mortalité par cancer en France de 1978 à 2000" - Réseau français des registres du cancer, Inserm, InVS, 2003.)

    En 20 ans le nombre de nouveaux cas de cancers décelés, a augmenté de 63%. En 1980, on dénombrait 150 000 nouveaux cas tandis qu’en 2000, 280 000 nouveaux cas ont été décomptés. La mortalité due au cancer a elle augmentée de 19%.

    Cette différence entre incidence et mortalité s’explique facilement. D’une part, les techniques de dépistage ont sensiblement évolué ces dernières années. D’autre part, les diagnostics plus précoces permettent de diminuer le risque de décès. Enfin, les progrès thérapeutiques réalisés entre 1980 et 2000 ont augmenté la survie des malades.

    Le cancer du poumon est le plus mortel. Il constitue à lui seul 6% des décès en France, toutes causes confondues. En 2000, on dénombrait 27 000 nouveaux cas de cancers du poumon (dont 80% chez les hommes) et presque autant de personnes en décédaient.