Réalisation d’un rouge à lèvres

Jusqu’aux années folles, le maquillage des lèvres s’effectuait grâce à une pâte colorée fabriquée à base de raisins et vendue dans de petits pots.

Aujourd’hui, le rouge à lèvres comprend parfois jusqu'à 15 constituants et cela afin de répondre aux nombreuses exigences des consommatrices. Les critères qui vont favoriser les choix des formulateurs sont non seulement la teinte et le brillant, mais encore, la consistance, l’adhérence, la facilité d’emploi et le parfum, ainsi d’ailleurs que la tolérance et la photostabilité.

Comme on peut le voir ci-dessous, la plupart de ces paramètres sont pris en compte dans le choix des matières premières.

Excipient

Il comprend en général 2 constituants : des cires (5 à 25%) qui apportent la consistance, des huiles (10 à 50%) responsables de la brillance, l’adhérence et l’onctuosité.

Colorants et agents nacrants

Composés de pigments minéraux ou organiques, les agents colorants sont accompagnés d’agents nacrants synthétiques (mica recouvert d’un oxyde métallique, par exemple).

Conservateurs, antioxydants

La nature même de l’excipient favorise la prolifération des micro organismes qui sont responsables ensuite des changements physiques, ou chimiques du produit : les conservateurs ont pour objectif de limiter ou empêcher cette prolifération.

Parfums

Ils contribuent à rendre agréable l’utilisation du rouge à lèvres et doivent répondre à de nombreux critères de solubilité, de stabilité, innocuité, etc…

Autres additifs
Souvent riches en protéines, ils apportent une plus grande souplesse d’étalement. Récemment, des poudres polyamides (organosols) ont été intégrées dans les rouges à lèvres dont elles protègent les principes et conservent la douceur.

Armand Lattes
Laboratoire"Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique",
Université Paul Sabatier, Toulouse.