Evolution de la végétation durant les différents interglaciaires en Europe : une grande similitude.
Grâce aux sédiments piégés dans les cratères du Velay (France) l’évolution du couvert végétal en Europe a pu être reconstitué à partir des pollens sur les quatre précédents interglaciaires : stades isotopiques marins 5 (~130 ka) ; 7 (~245 ka), 9 (~340 ka), et 11 (~430 ka). La grande similitude entre les différents interglaciaires est frappante. Dans tous les cas, après une phase de colonisation pionnière par les pins (Pinus) et secondairement les bouleaux (Betula), a lieu une phase plus ou moins longue d’expansion du cortège du chêne (Quercus) et du noisetier (Corylus) qui correspond à l’optimum thermique. Puis se développent des feuillus et des conifères moins thermophiles et/ou à dispersion plus lente et enfin la forêt boréale. Sauf pour cette dernière étape qui n’est pas encore atteinte, on retrouve la même dynamique générale qu’au cours de l’Holocène.



D’après les travaux de J-L. De Beaulieu, M Reille, J. Guiot, V. Andrieu, R. Cheddadi (1997) .