Le voyage d'un naturaliste autour du monde

ETAPE 13

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Le voyage de Darwin

ETAPE 13

Du 31 mai au 12 octobre 1836
Le Cap, Sainte-Hélène, Ascension, Bahia, Falmouth


Les explorateurs parviennent le 31 mai 1836 au cap de Bonne-Espérance où ils découvrent un paysage déprimant. La petite ville de Simon’s Bay ne comporte en effet que de monotones maisons, très peu de jardins et quasiment aucun arbre. Les environs de Cap Town sont toutefois plus accueillants et la ville elle-même arbore un caractère tout britannique.

Mais ce qui plaît apparemment le plus à Darwin durant cette escale, ce sont ses discussions avec Sir John Herschel, astronome et philosophe anglais résidant au Cap. Tous deux sont alors loin de se douter qu’ils seront un jour enterrés côte à côte à l’abbaye de Westminster à Londres!

Le 18 juin, le Beagle met les voiles pour Sainte-Hélène qu’il atteint le 8 juillet. Cette île perdue en plein Atlantique Sud s'élève abruptement de l’océan, tel un immense château noir. Charles s’installe près du tombeau de Napoléon à partir duquel il explore les environs malgré un vent impétueux et de fréquentes averses. Ses observations penchent en faveur de la théorie selon laquelle cette île volcanique est géologiquement très ancienne, avec des pics montagneux faisant partie d’un immense cratère dont le côté méridional a été balayé par la mer.
Dans les hauteurs, le naturaliste répertorie d’anciennes espèces de coquillages terrestres. Il impute leur extinction aux cochons et aux chèvres dont l’introduction sur l’île a détruit les forêts qui leur servaient d’habitat.
Dans les parties basses de l’île, de nombreuses plantes importées d’Angleterre ont également envahi l’écosystème.

Le 14 juillet, le voilier met le cap au Nord-ouest et jette l’ancre cinq jours plus tard sur l’île volcanique désolée d’Ascension. Darwin est intéressé par des rats à la fourrure différente et de plus petite taille que le rat commun. Selon lui, il s’agit d’espèces importées devenues sauvages et dont les caractéristiques ont varié pour s’adapter aux conditions insulaires. Un nouvel indice de l’évolution après ses découvertes sur les îles Galápagos!

La géologie du lieu l’intrigue aussi vivement et notamment les "bombes volcaniques", ces masses de lave projetées en l’air et figées sous forme sphérique. Mais son excitation atteint son apogée lorsqu’il reçoit une lettre de ses sœurs lui annonçant que certains de ses pairs souhaiteraient le voir prendre place parmi l’aréopage des hommes de science importants. Fou de joie, il se met à escalader en bondissant les montagnes de l’île, faisant résonner les roches volcaniques sous son marteau de géologue! Pour le jeune naturaliste, l’Histoire est en marche…

Le 23 juillet, le capitaine FitzRoy décide de retourner à Bahia afin de compléter des observations chronométriques faites au début du périple. Ceci déconcerte certains membres de l’équipage désireux maintenant de regagner l’Angleterre au plus vite. Darwin se fait au contraire une joie de revoir une dernière fois la beauté de la nature tropicale! La côte brésilienne est atteinte le 1er août. Le 19, l’équipage amorce son retour définitif vers l’Angleterre qui sera entrecoupé par deux très brèves escales sur les archipels du Cap-Vert et des Açores.

Le 2 octobre 1836, le Beagle pénètre dans le port anglais de Falmouth après un périple de quatre ans, neuf mois et cinq jours!

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