Le voyage d'un naturaliste autour du monde

ETAPE 2

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Le voyage de Darwin

ETAPE 2

Du 27 décembre 1831 au 28 février 1832
Ténériffe, Canaries, Cap-Vert, Bahia


Darwin démarre l’aventure par un terrible mal de mer tandis que le Beagle fait route sur Bahia au Brésil. Le 6 janvier, le navire s’apprête à accoster à Ténériffe, la plus grande des îles Canaries, au large du Maroc. Problème : les autorités locales l’en empêchent, craignant que l’équipage n’y apporte le choléra qui sévit en Angleterre. Le jeune naturaliste qui rêvait de visiter l’île est fort désappointé. Le capitaine FitzRoy décide alors de mettre les voiles en direction des îles du Cap-Vert, à la latitude du Sénégal. Les explorateurs y parviennent le 16 janvier et jettent l’ancre à Porto-Praya sur l’île volcanique désolée de San-Iago.

L’heure des premières observations a sonné pour Darwin, mais aussi celle des interrogations. En effet, une longue bande de calcaire parfaitement horizontale, située bien au-dessus du niveau de la mer, retient son attention. Les coquillages qu’elle contient prouvent qu’elle était autrefois immergée. Comment est-elle donc arrivée là ? Si des mouvements volcaniques violents étaient à l’origine de cette élévation, ils auraient brisé cette longue bande. La thèse de lents mouvements, sur de très longues périodes, proposée par le géologue Charles Lyell, dont Darwin est un adepte, semble bien correspondre à ce cas particulier. Le temps de rencontrer quelques autochtones et d’observer quelques animaux… le voilier repart déjà ! Après deux rapides escales sur les Rochers de Saint-Paul infestés de requins et sur l’île de Fernando de Noronha brûlée de sécheresse, le Beagle entre dans le port de Bahia le 28 février 1832.

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