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L'ENJEU AFFICHE PAR LES CREATIONNISTES « SCIENTIFIQUES » ET LES SPIRITUALISTES : LA MORALE


Qu’il s’agisse du mouvement « Intelligent Design » aux Etats-Unis, véritable créationnisme scientifique, ou de l’ « Université Interdisciplinaire de Paris » (UIP), fer de lance en France d’un créationnisme philosophique, le providentialisme propose d’incorporer des éléments de spiritualité dans la démarche scientifique, soit comme source d’hypothèses à tester, soit comme éléments de preuve : « Un créateur ne peut être exclu du champ de la science », nous dit Jean Staune, secrétaire général de ladite université, dans un article traitant de l’UIP (Le Monde, 2 septembre 2006). Une affirmation aussi forte remet en cause rien moins que les limites de la science, c’est-à-dire le nouveau contrat que la science avait passé avec la connaissance voici deux siècles, et qui mettait le créateur hors du champ légitime de la science. Les questions relatives à celui-ci devaient être traitées par d’autres modes d’affirmation sur le monde (philosophie, théologie). Cette affirmation remet aussi en cause le principe de parcimonie, normalement utilisé partout en sciences (voir plus haut). Quelle stratégie permettrait de masquer de telles remises en cause ? La première des stratégies consiste à tabler sur le manque de formation de nos intellectuels, de nos journalistes et du public en histoire des sciences et en épistémologie. Cette stratégie est quelque peu passive. La seconde stratégie, plus active, consiste à faire à la science ce qu’on fait en général au matérialisme : on lui reproche d’être immorale. On propose alors de réintroduire la providence dans la mécanique démonstrative des sciences pour la moraliser, afin qu’elle s’imprègne de « valeurs ». La communication providentialiste est assez bien rôdée et, sans que nous ne nous en apercevions, imprègne les plus généralistes de nos media.

L’argument est fallacieux pour plusieurs raisons. La première est que la spiritualité n’a pas nécessairement à être convoquée dès lors qu’elle n’a pas le monopole de la morale. Mais surtout, la seconde est qu’on confond deux niveaux, d’une part le cœur méthodologique des sciences (en quelque sorte le moteur du véhicule), le « comment on démontre », qui est amoral et non pas immoral, et d’autre part le contrôle social de la science (le volant du véhicule) qui est le niveau de l’éthique. Tout se passe comme si, parce que la voiture ne se dirige pas où l’on souhaite, il fallait spiritualiser le moteur au lieu de spiritualiser le volant –si tant est qu’il faille spiritualiser quoi que ce soit. A nous, citoyens, de nous emparer du volant – à quoi voulons-nous utiliser notre science ? – mais laissons la logique et les méthodes scientifiques tranquilles.

Les spiritualistes de l’Université Interdisciplinaire de Paris, en intitulant leur déclaration publiée dans Le Monde « Pour une science sans a priori » (23 février 2006), convoquent les scientifiques sur le versant de la métaphysique en les menaçant de se couper de la société s’ils refusent d’obtempérer. Notons que le rapport de la science et de la philosophie vis-à-vis la société est, chez eux, inversé. Leur rôle n’est plus d’initier « la société » à de nouvelles découvertes ou de nouvelles idées, mais de se plier aux représentations de « la société » sous peine de se couper d’elle ! Leur préoccupation communicante est ici à peine voilée. En d’autres termes, au lieu d’expliquer à cette société que la science ne saurait servir aucune métaphysique, que les prétendues attentes de la société impliquent d’abord la mobilisation des philosophes, qu’éthique et morale se gèrent au niveau du contrôle citoyen des activités de la science, et non au niveau des méthodes de démonstration ; ils reproduisent les confusions qui sont celles de la majorité de nos concitoyens pour en tirer un bénéfice de communication. Nous l’avons vu, de la science vers la philosophie, ou de la science vers la métaphysique, la science ne peut opérer qu’une contrainte critique passive (« servir à »), mais pas au soutien actif d’une posture métaphysique (« servir ») ; elle n’est pas outillée pour cela. Or, c’est bien un soutien actif de la science en faveur de postures métaphysiques spiritualistes qu’attendent les signataires de la déclaration. Un tel soutien serait un dévoiement de ce que peuvent réellement faire et dire les scientifique dans l’exercice de leur métier, comme l’ont souligné des scientifiques opposés à la déclaration spiritualiste dans le même journal (Le Monde, 5 avril 2006). S’ajoute à cela un aspect plus politique : un scientifique du secteur public payé par un Etat laïque n’est pas légitime lorsqu’il faire croire que sa science sert telle ou telle posture métaphysique. On ne tolèrerait pas cela d’un enseignant utilisant l’autorité de sa fonction pour promouvoir sa religion dans une classe. En d’autres termes, si l’on convoque le scientifique à la barre du tribunal métaphysique, où la peine encourue est de « se couper de la société », c’est en tant que philosophe qu’il doit y aller et laisser la science tranquille. S’il s’agit d’un philosophe conséquent au tribunal de l’UIP, le dialogue risque d’être une fois de plus un affrontement philosophique entre matérialisme et spiritualisme.

L’article du journal Le Monde paru le 2 septembre 2006 poursuit à ce titre cette même confusion, et montre comment le spiritualisme tire profit des mauvaises articulations intellectuelles entre science et philosophie, science et morale, science et éthique. Le journaliste Michel Alberganti analyse le mouvement providentialiste français nommé « Université Interdisciplinaire de Paris » et démasque le jeu de son initiateur et secrétaire général Jean Staune, avec raison. Mais c’est pour réduire ensuite le propos de la majorité des scientifiques à quelques slogans dont il dit que ce sont ceux de « militants ». Le « militant » est implicitement disqualifié puisqu’il est soupçonné de plier les faits aux besoins de sa cause. L’article supposé nous renseigner sur le rôle de l’UIP ne fait que personnaliser l’opposition entre le matérialisme méthodologique auquel se conforme silencieusement l’immense majorité des démarches scientifiques, et le providentialisme déclaré de quelques uns. Il souligne l’existence de « confusions » dans les recherches en Biologie sans les préciser, en oubliant de dire d’abord que la théorie darwinienne de l’évolution reste la meilleure théorie que l’on ait pour le moment –non pas parfaite ni dogmatique mais simplement la plus cohérente. Il tait que sa remise en cause prend ses sources en dehors de la Biologie. Surtout, et c’est là la meilleure illustration des confusions qui règnent, le journaliste donne ensuite amplement la parole à Pierre Perrier, autre membre de l’UIP, parole justifiée par l’argument d’autorité d’un Curriculum vitae. Perrier prône le retour des valeurs dans les sciences, qu’Alberganti identifie à l’éthique tout en laissant confuse la fin de son article. En raison de l’indépendance des méthodes et des objectifs de la science déjà évoquée plus haut, la grande majorité des scientifiques n’utilise pas de valeurs dans le cours des démonstrations ni ne démontrent le bien fondé de valeurs. Même si certains ont pu le faire au cours de l’Histoire des sciences, ils ont été récusés a posteriori (Gould, 1983). Cela n’empêche pas pour autant les scientifiques d’exprimer ou de se plier à des valeurs au niveau du contrôle social de la science, par exemple lorsqu’un biologiste signe une charte contre la souffrance animale alors que l’anesthésie d’un animal ne sert pas en elle-même à l’expérience. En ne soulignant pas en fin d’article cette différence de niveaux, celui du cœur démonstratif et celui du contrôle social, Alberganti laisse entendre que les scientifiques conscients du matérialisme de leurs méthodes nient l’éthique, ce qui est faux. Il reproduit ainsi la manipulation des providentialistes. On peut penser que ce n’est qu’un incident. En fait, il s’agit de l’illustration d’un défaut majeur et très répandu de formation épistémologique qui finira par avoir des conséquences politiques. Or l’identification correcte des contours de la démarche scientifique, nous l’avons vu aux USA, est aussi et déjà un problème politique.

Nous avons déjà identifié la relation asymétrique entre science et philosophie, et la nécessaire cécité des méthodes scientifiques à l’égard des questions et pressions politiques, idéologiques, morales, religieuses, mercantiles. Répétons-le, il s’agit bien des méthodes de démonstration, pas du contrôle social qui s’organise atour. D’autre part, il n’est pas question de délivrer ici une vision angélique de la science mais de rappeler le type de contrat que le scientifique passe avec la connaissance. Les scientifiques sont des femmes et des hommes comme les autres. Ici ou là, ils ne savent pas toujours résister à ces diverses pressions, et leurs méthodes du même coup peuvent s’en ressentir. Mais cela ne nous autorise pas à oublier, ou pire nier, qu’il existe un type de contrat que le scientifique a signé avec la connaissance, qui stipule le respect d’un ensemble de contraintes méthodologiques. En d’autres termes, ce n’est pas parce que une loi (« il est interdit de tuer son voisin ») subit parfois des entorses (« hier untel a tué son voisin d’un coup de fusil ») que cette loi elle-même est injustifiée. Il reste du devoir des scientifiques de faire identifier les spécificités des assertions qu’ils produisent, même si les règles qui les régissent subissent parfois des entorses.

Un scientisme naïf, précisément parce qu’il est ignorant des limites méthodologiques de la science citées plus haut, et de son unique but de faire progresser les connaissances objectives, consiste à assigner à la science des tâches pour lesquelles elle n’est pas faite aujourd’hui : répondre sur l’existence de Dieu, ou valider des postures politiques. Par exemple, on entend ici ou là qu’ « il ne faut pas être raciste parce que la science nous dit que les races n’existent pas ». Ici aussi on commet une intrusion du scientifique dans le champ moral et politique. Et si la science donnait subitement un sens à la notion de race, faudrait-il alors pour autant devenir raciste ? Les bonnes raisons de ne pas être raciste doivent être morales et politiques, la science n’a pas à être convoquée. Le scientisme naïf croit que la science doit avoir réponse à tout et tout de suite, quelle que soit la nature de la question. Pour la même raison il rejette la science dès qu’elle ne répond pas (à tort ou à raison) à une question ou dès qu’elle change son interprétation sur tel ou tel fait. Ou bien il convoque la providence pour combler ce qui est vécu comme une insupportable lacune. Nous ne sommes pas éduqués à laisser temporairement de l’inexpliqué dans notre représentation du monde. La science ne répond pas à n’importe quel type de questions, seulement à celles qui relèvent d’un accroissement de connaissance objective. Et même dans ce champ là, elle n’explique pas tout (sinon elle n’aurait plus de travail), elle a pour vœu de tout expliquer potentiellement, et selon ses propres méthodes, ce qui est différent. Les « trous » dans nos connaissances objectives ne sont pas des justifications pour changer ces méthodes, pour y introduire la religion ou pour rejeter des sciences, mais une zone de travail à investir par les scientifiques.


QUELQUES PIEGES A DEJOUER POUR LE CORPS ENSEIGNANT

Faits et théories

La stratégie de communication des anti-évolutionnistes commence par affirmer haut et fort que l’évolution « n’est qu’une théorie ». Le « que » suggère une dépréciation des théories par rapport aux faits. Cette vision implique que seul le fait, n’importe quel fait, serait noble et surtout s’exprimerait de lui-même, laissant les théories au niveau des spéculations sans fondements ni preuves. L’un des motifs épistémologiques urgents à enseigner est qu’en sciences il n’y a pas de faits possibles sans théorie autour, et sans une certaine mécanique de la preuve. C’est banal, mais c’est très important. Une dent humaine fossilisée dans un terrain inhabituel est un fait extraordinaire si l’on a en tête toute l’anatomie comparée des dents et la stratigraphie. Sinon ça n’est qu’un vulgaire caillou. Cela ne veut pas dire que la connaissance objective n’a pas de portée universelle… car une théorie reste acceptée tant qu’elle n’est pas réfutée elle-même par des expériences reproductibles. Les faits assurent la cohérence d’une théorie tandis que la théorie investit l’appréhension du fait. Faits et théories se construisent ensemble. Charles Otis Whitman écrivit qu’ « une théorie sans faits est une fantaisie, mais des faits sans théorie ne sont que chaos ». Malheureusement, dans la bouche du public et surtout celles des créationnistes, le mot « théorie » est souvent péjoratif, assimilé à des spéculations sans fondements car seul le fait serait noble. Par conséquent, tout manipulateur habile a recours aux seuls « faits ». Le mot est d’autant plus martelé que l’on veut vous empêcher d’identifier toute la construction théorique ou la représentation du monde qu’il y a derrière.

Quelles sont les manières d’établir la preuve ?

L’une des objections spontanées à la théorie de l’évolution consiste à dire que d’une part l’évolution biologique n’est pas expérimentable et d’autre part que finalement on ne peut rien savoir de l’évolution passée parce qu’on n’a pas de machine à remonter le temps pour « aller y voir ». La première objection est tout simplement erronée. On expérimente l’évolution biologique sur des organismes à temps de génération courts comme des mouches drosophiles, des champignons ou des bactéries. L’industrie agronomique ne cesse de courir après l’évolution des parasites, ravageurs et autres destructeurs de plantes cultivées. D’autre part, on n’a pas besoin de machines à remonter le temps pour que l’évolution soit crédible. En fait, on ne peut pas comprendre les sciences de l ‘évolution si l’on a pas conscience qu’elles renferment différents régimes de preuve. Pour faire court, nous les nommerons ici « preuve historique » et « preuve expérimentale ».

1 . La preuve historique
La preuve historique consiste à observer des faits actuels, les mettre en cohérence, en déduire les conditions du passé à l’origine de ces faits. Dans cet exercice de rétrodiction, c’est la cohérence maximale des faits qui garantit la pertinence de la conclusion et le pouvoir explicatif de la théorie. La cohérence d’une théorie est mesurée à l’aide de formules mathématiques simples. Parmi plusieurs théories possibles, on choisit celle donc la valeur de cohérence est maximale. Les observations de départ étant reproductibles, la preuve historique est donc reproductible par autrui, par conséquent elle produit de la connaissance objective. Par exemple, en sciences de l’évolution, les chercheurs construisent des phylogénies, c’est-à-dire construisent des arbres qui traduisent les degrés d’apparentement relatifs entre des êtres vivants. Ces degrés d’apparentement ne sont pas construits à l’aide de machine à remonter le temps, ni sur la base de registres d’état civil. Ces arbres résultent d’un exercice de reconstitution à partir d’observations à expliquer. Ces observations sont les répartitions des attributs des êtres vivants. Si nous avons cinquante espèces animales devant les yeux, nous sommes immédiatement capables d’observer leurs attributs. Certaines ont quatre pattes. Parmi celles-ci, certaines ont des poils. Parmi celles-ci, certaines ont le pouce opposable au reste des doigts. Ces attributs (pattes, poils, pouce opposable) ne sont pas distribués n’importe comment. Ils sont distribués parmi les espèces selon une hiérarchie perceptible : tout ceux qui ont le pouce opposable ont déjà les poils, tous ceux qui ont des poils ont déjà quatre pattes… c’est-à-dire que la répartition des attributs n’est pas complètement chaotique : on ne trouve pas de poils en dehors de ceux qui ont quatre pattes, ni de pouce opposable en dehors de ceux qui ont des poils. Il y a des attributs à expliquer, leur mise en cohérence maximale se traduit par la construction de groupes, qui peuvent prendre la forme d’ensembles emboîtés, ou bien d’un arbre (nous tairons la recette ici par souci de place). Ici, la cohérence maximale consiste à mettre dans un seul et même ensemble tous ceux qui ont des poils, au lieu de les ranger séparément avec ceux qui n’en ont pas en ensembles distincts. Pour réaliser cette mise en cohérence, on utilise la représentation de l’arbre (qui est une série d’ensembles emboîtés). De manière sous-jacente à notre action, c’est la phylogenèse qui explique cet emboîtement des attributs en un « ordre naturel ». L’arbre phylogénétique résultant traduit non seulement les degrés relatifs d’apparentement des espèces par l’emboîtement de leurs attributs, mais il raconte également le déroulement historique de leur apparition, c’est-à-dire l’ordre relatif de leur acquisition. On a donc reconstitué une histoire argumentée et vérifiable par autrui.

2 . La preuve expérimentale
La preuve expérimentale, quant à elle, consiste davantage à agir sur le monde réel en mimant des forces évolutives telles qu’on se les représente. Pour simuler l’origine abiotique de molécules biologiques tels les acides aminés, Stanley Miller et Harold Urey ont soumis des composés abiotiques simples (méthane, hydrogène, ammoniaque, eau) à certaines conditions physiques dont on pensait qu’elles devaient être celles d’une terre primitive (chaleur, électricité). Ils ont fabriqué in vitro de nombreux acides aminés (constituants élémentaires des protéines) et les bases puriques des acides nucléiques (constituants élémentaires de l’ADN). Lorsqu’ils travaillaient sur des espèces à temps de génération très court, les biologistes ont pu « voir » l’évolution dans leur laboratoire. Dès les années trente, Philippe L’Héritier et Georges Teissier ont vérifié l’évolution biologique expérimentalement en maintenant des populations de 3000 à 4000 petites mouches du vinaigre dans des cages et en les soumettant à certaines contraintes de nourriture. On fait aujourd’hui cela couramment avec des bactéries, notamment lors de « phylogénies expérimentales » réalisées en laboratoire. Le régime de preuve est dit ici « hypothético-déductif ». C’est l’expérience qui explique la phylogenèse.

Il est très important de comprendre que toute la biologie et toutes les sciences de l’évolution fonctionnent ainsi sur deux régimes de preuves distincts. Les sciences des structures (anatomie comparée, embryologie descriptive, paléontologie, systématique, phylogénie moléculaire…) sont des sciences historiques : la phylogenèse explique la répartition des structures à travers le vivant. Les sciences des processus (génétique moléculaire, embryologie, physiologie, génétique des populations, écologie…) sont des sciences expérimentales où la phylogenèse est expliquée par des expériences. Dans le premier cas, la phylogenèse explique, dans le second elle est à expliquer. Si l’on se trompe de régime de preuve, on arrive vite à des aberrations. C’est pourtant ce que font certains scientifiques, en prétendant que la systématique (la science des classifications) n’est pas une science parce qu’elle ne suit pas un schéma argumentatif de type hypothético-déductif fondé sur une expérience. C’est aussi ce que feront les créationnistes, en reprochant à la paléontologie de ne pas être une science pour les mêmes raisons.

On constate donc que la scientificité d’une affirmation tient plus à son objectivité, c’est-à-dire à la possibilité de la vérifier par la reproduction d’expériences ou d’observations, qu’au régime de preuve lui-même : expérimental ou historique.




 
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