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Video/Robian - Mouvements de la marche
(563 ko)
Video/Robian - Mouvements des hanches, des genoux et des chevilles
(800 ko)

 






Flexion. Extension. Robian, paire de jambes métalliques articulées et branchées sous 24 volts, simule la marche humaine, des hanches jusqu’aux pieds, en passant par les genoux et les chevilles.

"Le but est ensuite de faire de Robian un ‘robot handicapé’", explique Fathi Ben Ouezdou, du LIRIS (CNRS FRE 2508), à l’université de Versailles Saint-Quentin.

"A la place du pied, par exemple, nous lui poserons une prothèse. Les capteurs dont il est bardé permettront alors de mesurer directement toutes les forces mises en jeu sur celle-ci durant la marche. Ainsi que tous les efforts musculaires, les vitesses et accélérations de chaque membre".


Des mesures qui permettront d’optimiser la conception des prothèses, bien sûr, mais aussi leur implantation sur les patients.

"Actuellement, les chirurgiens décident des angles de pose en se fondant sur leur unique savoir-faire, explique le chercheur du LIRIS. Nous allons modéliser les problèmes qu’ils rencontrent et leur fournir un outil d’aide au diagnostic." Les tests d’usure des prothèses seront aussi considérablement améliorés comparés à ceux des machines actuelles qui ne décrivent qu’un mouvement très simplifié, bien loin du cycle complet de la marche.



Cela n’a l’air de rien, pourtant ces simulations mécaniques sont une première. Car si de bluffants humanoïdes métalliques déambulent dans les laboratoires du monde entier, japonais en tête, leur marche n’a vraiment rien d’humaine.
"Parce que ces robots ont les pieds plats…", acquiesce Fethi Ben Ouezdou.

"Or la flexibilité de l’avant du pied est capitale dans le processus de la marche. Mais aucun autre robot actuel ne possède cette faculté", rappelle avec fierté le chercheur, déjà en contact avec une société fabricant des prothèses.


Mi-avril, Robian se déplacera à la cadence humaine ordinaire (1 m/s environ) et sera même complété d’un torse. Et dès 2004, le robot bipède devrait chausser sa première prothèse. Celle-ci sera conçue en collaboration avec des chirurgiens orthopédistes, du service du Pr. T. Judet, à l’hôpital Raymond Poincaré, à Garches. Le robot est aussi promis à une collaboration en neurophysiologie.

"Je suis en contact avec Alain Berthoz, spécialiste connu pour ses travaux avec les astronautes, commente Fathi Ben Ouezdou. A terme, il serait fascinant de pouvoir modéliser, grâce à Robian, les ordres donnés par le cerveau pour actionner les jambes par exemple", s’enthousiasme le chercheur.

 


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