images    1 2  











Processus de l'imagerie par TEP































 



Fabrication et observation d’objets à l’échelle nanométrique
La tomographie par émission de positons (TEP)

Ce type d'appareil, appelé tomographie par émission de positons (TEP), combine radiologie et médecine nucléaire. Contrairement aux techniques d'imagerie classiques qui offrent des images anatomiques, la TEP révèle une image fonctionnelle, quantitative, qui témoigne de l'activité de la cellule. De quelle façon ? Les chercheurs injectent dans le corps du patient un traceur radioactif qui s’accumule dans les tissus ayant la plus grande activité cellulaire, par exemple dans les cellules cancéreuses. Ces tissus se manifestent alors sous forme de zones chaudes. Ainsi, une molécule analogue du glucose (appelée le FDG), marquée par un isotope radioactif (le fluor 18, ou un isotope du carbone ou de l’oxygène) est injectée dans le corps du patient, car les cellules cancéreuses sont connues pour consommer davantage de glucose que les cellules saines alentour.

En terme de résolution, les caméras TEP sont moins performantes que l'IRM ou le scanner puisque elle est de l'ordre de 5 mm à 1 cm. Alors la caméra TEP et le Scanner TDM (Tomodensitomètre ou Scanner X) sont combinés côte à côte, de façon à effectuer les deux examens l'un après l'autre pour obtenir une image finale multimodale précise à l’échelle nanométrique du métabolisme des cellules. L’enregistrement regroupe les coupes de la répartition du FDG dans les tumeurs (image fonctionnelle) et le repérage anatomique de celles-ci (image anatomique). Cette combinaison permet de localiser avec précision une lésion ou une anomalie de fonctionnement. Les chercheurs peuvent ainsi optimiser un protocole lors d'une radiothérapie, évaluer la réaction des cellules du patient au traitement et l’extension de la maladie, ou éviter le recours à des procédures invasives comme des biopsies. Seule contrainte : pour l’examen, le patient à jeun doit être immobile pendant une heure après l’injection du FDG, puis pendant la demi-heure d’enregistrement des images...