Energie nucléaire

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Le thorium remplacera-t-il l’uranium ?

Dans l’esprit du public, le destin du nucléaire est irrémédiablement lié à l’uranium. Or pour produire de l’énergie nucléaire, une autre voie est possible, celle du thorium. La particularité de cette filière ? Elle est mise en œuvre dans des réacteurs dits à sels fondus. Ainsi, son combustible, au lieu d’être solide comme dans un réacteur "traditionnel", est liquide. De quoi adapter à la demande, et notamment en fonction des exigences de sécurité, la quantité de matière fissile dans le réacteur. Et en cas d’urgence, la possibilité de vidanger très rapidement.
Outre le thorium, un réacteur à sels fondus pourrait également utiliser de l’uranium naturel et du plutonium. Mais les calculs montrent qu’il est alors difficile de régénérer le combustible, et il existe des doutes sur la solubilité du plutonium.
Si aucun réacteur au thorium produisant de l’énergie n’a jamais été construit, son concept est pris très au sérieux par les spécialistes du Forum international génération IV, puisqu’ils l’ont retenu parmi les six filières possibles pour le nucléaire dit de quatrième génération dont l’une pourrait être amenée à prendre le relais de la génération à laquelle appartient l’EPR.
Autre avantage d’un réacteur au thorium, c’est un "mange tout". Ainsi, il pourrait incinérer les déchets dits transuraniens de la filière actuelle, ce qui n’est pas acquis pour les autres réacteurs de la quatrième génération. De même qu’il pourrait incinérer ses propres déchets une fois arrivé en fin de vie, en même temps que ceux des autres générations IV. Sans compter que le thorium se trouve en abondance à l’état naturel.
La Chine ne s’y est pas trompée qui entend reprendre à son compte les travaux notamment développés par des chercheurs français sur les réacteurs au thorium. Alors même que la France, avec une dizaine de spécialistes travaillant sur le sujet, semble pour l’heure tourner le dos à la filière.

CNRS    sagascience