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Nouvelles publications scientifiques, créations de laboratoires, annonces de prix... Avec "En direct des labos", retrouvez toutes les deux semaines des informations issues des instituts du CNRS et complémentaires des communiqués de presse.
La mécanobiologie étudie l'impact des contraintes mécaniques, qui "massent" les cellules au sein des tissus. Elle ouvre des perspectives pour optimiser la prise en charge de pathologies chroniques, ainsi que pour améliorer l'ingénierie tissulaire, enjeux majeurs en médecine moderne. En étudiant l'allongement des jonctions épithéliales chez l'embryon du nématode C. elegans, des scientifiques apportent un nouvel éclairage à notre compréhension de la mécanobiologie. Leur article est publié dans Developmental Cell.
Derrière la relation bien connue, au sein des récifs coralliens, entre les poissons-clowns et leurs anémones-hôtes, se cache une dynamique évolutive bien plus complexe. En étudiant 14 espèces, des scientifiques révèlent, dans une étude publiée dans Current Biology, que les aspects morphologiques, physiologiques et comportementaux doivent être pris en compte pour comprendre les mécanismes fins à l’origine de leur diversification.
Dans une étude parue dans Nature Communications, des scientifiques montrent que, dans les cellules intestinales de souris, des filaments d’actine, composants du cytosquelette qui donnent aux cellules leur organisation spatiale, forment des structures en forme d’étoile sous leur noyau. Ces étoiles d’actine communiquent entre elles et constituent un réseau régulier à large échelle dans l’épithélium intestinal. Cette étude permet de mieux comprendre comment l’épithélium digestif reste stable et organisé.
Dans une étude publiée dans Nature Genetics, des scientifiques montrent que certaines structures tridimensionnelles de l’ADN, nommées G-quadruplexes, jouent un rôle clé dans la régulation de l’expression des gènes chez les mammifères. Ces structures présentes dans 40 % des régions promotrices des gènes, régions qui régulent leur expression, facilitent l’accès de la machinerie cellulaire qui initie la transcription.
Loin de se limiter à l’école, l’apprentissage des mathématiques commence aussi à la maison. Dans une étude publiée dans Child Development, des scientifiques révèlent que de simples activités ludiques réalisées en famille peuvent renforcer les compétences mathématiques des enfants. Cette étude établit pour la première fois un lien causal entre les pratiques familiales et le développement mathématique sans recourir à des dispositifs stricts et complexes.
Un stimulus bactérien, le lipopolysaccharide (LPS) qui est un constituant de la paroi des bactéries notamment présentes dans l’intestin, peut conduire dans certaines conditions à une inflammation au niveau intestinal. Des chercheurs du CNRS ont montré que l’inflammation induite par le LPS démarre par un stress oxydant, et qu’une molécule appelée Mn1 diminue à la fois le stress oxydant et l’inflammation. Ces travaux pourraient contribuer au traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Les catalyseurs à atomes uniques suscitent un intérêt croissant en catalyse hétérogène car ils permettent de réduire la quantité de métaux utilisée, et donc le coût du procédé. Cependant, caractériser précisément les environnements de coordination de chaque atome métallique isolé reste un défi majeur. Des scientifiques montrent comment la spectroscopie RMN du 195Pt permet de visualiser précisément l’environnement local d’atomes de platine. Des informations clés pour aller vers de meilleures performances catalytiques.
Une équipe de chercheurs montre, dans une étude parue dans Nature Communications, que l’agencement spatial des arbres de différentes espèces dans les forêts mixtes joue un rôle clé dans l’optimisation de fonctions telles que la productivité forestière, le stockage du carbone et le recyclage des nutriments. Ces effets sont renforcés par le nombre d'espèces présentes, soulignant l'importance de l'organisation spatiale et de la diversité d’arbres pour optimiser les bénéfices écologiques des programmes de reboisement.
Dans un contexte général de changement climatique, la mesure de la transpiration des arbres se révèle déterminante pour affiner les modèles écohydrologiques et écophysiologiques. Une étude, publiée dans Hydrology and Earth System Sciences, propose une méthode innovante en s’appuyant sur des mesures électriques passives du flux de sève.
L'étude menée au Laboratoire réactions et génie des procédés en collaboration avec EDF R&D montre qu'il est possible de réduire de plus de 25 % le coût énergétique du captage du CO2 dans l'air ambiant par absorption dans un solvant. Pour que cette solution soit économiquement viable, il sera toutefois nécessaire de réduire sensiblement les coûts d'investissements de cette technologie. Ces résultats sont publiés dans la revue Industrial & Engineering Chemistry Research.
Onze scientifiques en ingénierie ont été nommés membres de l'Institut universitaire de France pour une durée de cinq ans, par arrêté du ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Le 4 juillet 2025, la Maison Minatec de Grenoble a accueilli le lancement institutionnel du PEPR Med-Ooc, dans le cadre du plan France 2030. Ce programme de recherche prioritaire, porté par le CEA, le CNRS et l’Inserm, vise à transformer la recherche biomédicale grâce à une technologie de rupture : les organes et organoïdes sur puces.
Alexandre Aubry, chercheur du CNRS à l'Institut Langevin, a reçu le prix Jean Jerphagnon par la Société française d'optique. Cette distinction récompense des travaux impactants pour l’innovation optique, avec pour objectif la promotion de l’innovation technologique et la diffusion de l’optique-photonique.
Des chercheuses et chercheurs sont parvenus à maintenir une émission infrarouge intense dans des nanotubes de carbone de quelques dizaines de nanomètres seulement. Ceux-ci permettront de produire des sondes plus performantes pour l’imagerie en profondeur des tissus biologiques.
Les anyons sont des quasi-particules jusque-là observées uniquement dans un système à deux dimensions. Pour la première fois, un comportement "anyonique" a été observé expérimentalement dans un gaz quantique unidimensionnel. Ce résultat est prometteur pour le calcul quantique puisque certaines propriétés des anyons permettraient l’obtention de qubits plus stables pour celui-ci.
Membre du laboratoire Géographie-cités et professeure d’urbanisme et d’aménagement à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sabine Barles a reçu le Grand prix de l’urbanisme 2025 en reconnaissance de ses travaux sur le métabolisme urbain, une approche qui analyse les flux de matière et d’énergie mobilisés par les villes.
Antoine Coutrot, chercheur du CNRS au Laboratoire d'informatique en image et systèmes d'information étudie la navigation spatiale comme marqueur du déclin cognitif. Il est récompensé par la médaille de bronze du CNRS.
Assistant-ingénieur en infographie au Laboratoire interdisciplinaire des sciences du numérique, Cyril Verrecchia utilise la capture de mouvement pour créer des avatars s'exprimant en Langue des signes française (LSF), qui est sa langue première. Pour son travail sur ce sujet, il a obtenu la médaille de cristal du CNRS.
Akila Mokhtari, directrice administrative et financière au laboratoire Grenoble images parole signal automatique, coordonne l’ensemble des activités de gestion et contribue au bon fonctionnement de l’unité. Elle est récompensée par la médaille de cristal du CNRS.
Flora Jay, chercheuse du CNRS au Laboratoire interdisciplinaire des sciences du numérique, conçoit des outils d’analyse de données génétiques et de génération de génomes synthétiques pour explorer les grandes dynamiques évolutives des populations. Elle est récompensée par la médaille de bronze du CNRS.
Marine Amouroux, ingénieure de recherche à l'Université de Lorraine et membre du laboratoire Cran est responsable de la plateforme de photodiagnostic PhotoVivo. Elle est récompensée par la médaille de Cristal du CNRS.
© CNRS
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