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Nouvelles publications scientifiques, créations de laboratoires, annonces de prix... Avec "En direct des labos", retrouvez toutes les deux semaines des informations issues des instituts du CNRS et complémentaires des communiqués de presse.
Pour fabriquer des ARN viraux efficaces et non reconnus par les défenses de la cellule, les virus grippaux volent la « coiffe » protectrice de certains ARN cellulaires. Une étude publiée dans la revue Nature décrit en détail comment les virus réalisent ce piratage moléculaire, ouvrant de nouvelles pistes pour le développement d’antiviraux.
Les cellules multiciliées tapissent plusieurs de nos organes et jouent un rôle clé dans l’élimination du mucus, des particules et des agents pathogènes. Pourtant, la manière dont ces cellules spécialisées se forment reste encore mal comprise. Dans un article publié dans Journal of Cell Biology, des scientifiques ont mis au point un nouveau modèle expérimental permettant d’observer, pas à pas, les premières étapes de leur différenciation chez le Xénope. Ce travail ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre les ciliopathies.
Du 16 au 22 mars 2026, la 28ᵉ édition de la Semaine du cerveau se déroule dans toute la France et dans de nombreux pays. À cette occasion, plus de 120 villes françaises accueillent conférences, ateliers, débats, expositions et rencontres pour permettre au grand public de découvrir les avancées de la recherche en neurosciences et de dialoguer avec celles et ceux qui la font. La Semaine sera inaugurée par une conférence nationale le 11 mars à l'Hôtel de Ville de Paris à 18h30, précédée d’une conférence de presse à 17h30.
Ethel Browne Harvey et Hilde Pröscholdt Mangold ont mené des recherches pionnières en embryologie, Ida Henrietta Hyde a contribué à la mise au point des premières microélectrodes pour la stimulation de cellules individuelles, et Marthe Gautier a joué un rôle essentiel dans la découverte de la trisomie 21 à l’origine du syndrome de Down. Pourtant leurs noms restent peu connus de la communauté scientifique. Dans un article publié dans eLife, des chercheuses reviennent sur leurs parcours et analysent les mécanismes d’un biais systémique persistant : l’« effet Matilda », qui désigne la tendance à minimiser, ignorer ou attribuer à d’autres les découvertes réalisées par des femmes.
Certains virus minuscules appelés deltavirus, tel le virus de l’hépatite D, ne peuvent se propager qu’en s’appuyant sur d’autres virus. Une étude publiée dans Cell montre qu’ils peuvent même voyager cachés à l’intérieur des particules de ces virus « helpers », comme dans un cheval de Troie. Grâce à l’imagerie à haute résolution et à des tests d’infectivité, les scientifiques révèlent ce mode de transmission inattendu, observé avec plusieurs virus très différents, qui pourrait influencer le déplacement et l’évolution de ces agents infectieux.
Une équipe franco-britannique de scientifiques a exploré deux protéines humaines récemment identifiées comme enzymes immunitaires. Des études structurales in vitro suggèrent que, dans une cellule infectée par un virus par exemple, ces enzymes peuvent s’assembler en filaments capables de dégrader une molécule centrale du métabolisme. Hérité d’ancêtres bactériens, ce mécanisme sert chez l’humain de signal d’alarme permettant à la cellule de réagir aux agents pathogènes.
Transformer le dioxyde de carbone (CO₂) en carburants de synthèse ou en méthane tout en réduisant l’empreinte environnementale des procédés constitue l’un des défis majeurs de la transition énergétique. Des scientifiques européens proposent aujourd’hui une plateforme de synthèse innovante et respectueuse de l’environnement pour produire des catalyseurs performants pour cette conversion. Leurs travaux sont publiés dans le Journal of Materials Chemistry A.
Les mousses polyuréthanes, largement utilisées dans le bâtiment et l’isolation, doivent leurs performances aux isocyanates, des composés aujourd’hui fortement réglementés pour leur toxicité. Des scientifiques du CNRS, en partenariat avec SOPREMA, montrent qu’il est cependant possible de concevoir des mousses polymères rigides plus durables qui se passent totalement de cet ingrédient efficace mais toxique.
Un consortium de scientifiques européens a mis au point un nouvel outil moléculaire capable à la fois de favoriser la formation de cristaux de protéines et de les rendre immédiatement visibles par fluorescence. Une approche qui pourrait simplifier et accélérer l’accès à leurs structures tridimensionnelles, essentielles pour comprendre le vivant et développer de nouvelles thérapies.
Les forêts abritent une grande partie de la biodiversité terrestre et jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat et la production de ressources comme le bois. Dans une étude publiée dans Global Change Biology, une équipe de recherche démontre que les forêts tempérées riches en espèces d’arbres résistent mieux au stress hydrique et maintiennent plus durablement leur productivité face au changement climatique. Ce bénéfice de la diversité tend cependant à disparaître dans les forêts à forte densité d’arbres.
Des scientifiques viennent de proposer un nouvel opérateur en physique des ondes dédié à l’imagerie quantitative des milieux complexes. Cet outil permet notamment de détecter, localiser et caractériser des cibles jusque-là invisibles car enfouies dans des milieux particulièrement diffusants. Publiés dans Nature Physics, ces travaux ouvrent des perspectives en biomédecine, dans le domaine militaire et pour les contrôles industriels non destructifs.
Une équipe de recherche franco-suédoise a montré que l’évaporation de l’eau peut provoquer la séparation spontanée de deux lipides pourtant très proches chimiquement. En créant un gradient d’hydratation, l’évaporation réorganise localement la composition du mélange, jusqu’à inverser les proportions initiales. Ces résultats sont publiés dans la revue PNAS.
Stefania Oliveri, ingénieure de recherche CNRS, responsable de la ressource "dépôts de couches minces/traitements thermiques" de la plateforme technologique MIMENTO de l’Institut FEMTO-ST, nous raconte son parcours et son travail. Mise en place dans le cadre de l'Année de l'ingénierie, l’exposition « Ingénieuses, les ambassadrices de l'ingénierie » met en lumière douze portraits de femmes ingénieures, chercheuses ou personnels support.
Une équipe de recherche a développé une méthode qui permet, à partir des images d'IRM de patients ayant subi un AVC, d’améliorer l’évaluation des zones du cerveau pouvant récupérer après un traitement de reperfusion. Ces résultats ouvrent la voie à une meilleure prise en charge des patients, en particulier de ceux jugés parfois inéligibles à ce genre de traitement. Ils sont publiés dans la revue Stroke.
Des scientifiques ont développé une approche permettant de compenser les problèmes d’aberrations en échographie du cerveau offrant une image 3D super-résolue du réseau vasculaire cérébral corrigée de ses artefacts. Publiés dans Science Advances, ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives notamment pour le diagnostic et la prévention des accidents vasculaires cérébraux.
Des mathématiques entre lycéennes, le temps d'une semaine : voilà le projet des Cigales, école thématique du Centre international de rencontres mathématiques. Une entrée au cœur d'un monde de passionnées, alliant recherche, exposés scientifiques et balades dans les calanques.
Antoine de Mathelin a reçu le prix de thèse maths entreprises & société pour ses travaux réalisés au Centre Borelli (CNRS/ENS Paris-Saclay) sur le développement de modèles de machine learning pour optimiser la conception de produits industriels. Créé en 2013 par l'Amies, ce prix a pour objectif de pour promouvoir les thèses de mathématiques réalisées en partie en collaboration avec un partenaire socio-économique et ayant des retombées directes pour celui-ci.
Pour fabriquer le filtre optique de l’instrument MICADO du futur Extremely Large Telescope de l’ESO, les scientifiques du Laboratoire des matériaux avancés ont transposé les techniques de fabrication des miroirs « parfaits » des interféromètres d’ondes gravitationnelles. Ils ont ainsi conçu une lame optique de grande taille en mesure d’isoler avec une efficacité de 97% et une sélectivité de 92%, toute la gamme de rayonnement du visible au proche infra-rouge.
Alors que matière et antimatière ont été produites en quantités quasiment égales au cours des premiers instants de l’Univers, pourquoi, aujourd’hui, la matière prédomine-t-elle de manière aussi écrasante ? L’expérience n2EDM, qui vient d’être lancée, cherche à répondre à l’une des questions majeures de la cosmologie contemporaine.
Des scientifiques sont parvenus à contrôler l’état quantique d’un défaut cristallin, créé artificiellement dans un matériau, au moyen d’un laser résonnant. Cette approche leur a permis de générer des photons indiscernables, briques de base de l’information quantique optique. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature Communications. A long terme, l’équipe de recherche ambitionne d’étudier le potentiel applicatif de cette approche à la fabrication d’un ordinateur quantique basé sur les photons uniques indiscernables.
En théorie quantique des champs, l’espace « vide » n’est jamais réellement vide. Il fourmille plutôt de de minuscules oscillations susceptibles de se transformer en particules si un processus physique les active. En perturbant périodiquement un gaz froid d’atomes d’hélium avec un laser, des scientifiques sont parvenus à créer des excitations à partir du vide quantique, selon un processus analogue à la création de matière en cosmologie. Ce travail est publié dans les Physical Review Letters.
Et si deux salariés exerçant le même métier échangeaient simplement leur poste pour réduire leurs trajets domicile-travail ? À partir de la Base Tous salariés de l’Insee, une étude menée par des scientifiques en partenariat avec le Forum Vies Mobiles estime pour la première fois le potentiel d’une telle politique publique. Elle montre qu’un droit à l’échange de postes pourrait améliorer la qualité de vie de millions d’actifs tout en réduisant significativement les émissions de CO₂ liées aux mobilités quotidiennes.
En s’appuyant sur plus de 300 études menées sur une période de près de cinquante ans, une vaste enquête internationale, récemment publiée dans la revue Academy of Management Annals, révèle la vitalité et la diversité des organisations dites « alternatives ». Coopératives, collectifs, communs, tontines, communautés de soin ou monnaies locales… Il existe une pluralité de façons de travailler et de s’organiser, fondées sur la solidarité, le collectif et un ‘faire monde’ sensible.
Des scientifiques du projet international PRISMARCTYC, réunissant des équipes du CNRS, indiquent dans une étude récente parue dans Commun Earth Environ que tout le carbone stocké dans le pergélisol n’est pas transformé en gaz à effet de serre lors de son dégel, mais que le cycle du carbone des lacs de fonte est modifié. Des concentrations sans précédent de carbone organique dissous, ont en effet été observées dans des lacs récents et des les lacs anciens de plusieurs milliers d’années en Yakoutie Centrale.
L’épisode de pollution observé en novembre 2024 dans la plaine Indo-Gangétique, un vaste territoire s’étendant le long de l’Himalaya, a été particulièrement sévère comparé aux autres années, entraînant la fermeture des écoles et un confinement des personnes les plus vulnérables à New Delhi. Dans un article récemment publié dans la revue Journal of Geophysical Research Atmospheres, une équipe du CNRS décrypte les mécanismes à l’origine de ces épisodes de pollution, en s’appuyant sur une analyse conjointe de 18 années d’observations satellitaires et de réanalyses météorologiques.
Prévoir une éruption volcanique à temps pour alerter les autorités et les populations reste un défi majeur à l’échelle mondiale. Une équipe internationale, impliquant des scientifiques du CNRS, propose une nouvelle méthode de détection, baptisée « Jerk » (en français « à-coup »), capable d’identifier en temps réel des signaux précurseurs très précoces des éruptions volcaniques à partir d’un seul instrument sismologique. Ce résultat est paru dans la revue Nature Communications.
En se rapprochant de la planète Mars, Phobos, la plus grande lune de Mars, subira d’abord une érosion de sa surface avant d’être détruite par les forces de marée exercées par la planète rouge. Cet événement à venir est décrit par un duo de chercheurs du CNRS dans une étude mise à la une de la revue Astronomy & Astrophysics.
© CNRS
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