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Nouvelles publications scientifiques, créations de laboratoires, annonces de prix... Avec "En direct des labos", retrouvez toutes les deux semaines des informations issues des instituts du CNRS et complémentaires des communiqués de presse.
Pendant deux à trois milliards d’années, les êtres vivants sur Terre étaient uniquement sous forme de cellule unique. Dans quelles conditions les êtres vivants à plusieurs cellules sont-ils apparus ? Comment la vie s’est-elle complexifiée ? Une étude publiée dans Nature met en évidence un nouveau type de multicellularité chez les plus proches cousins des animaux, les choanoflagellés, qui suggère un scénario de nos très lointaines origines plus complexe qu’imaginé.
Certaines bactéries du sol aident les plantes à se défendre contre les maladies. Dans un article publié dans Nature Plants, des scientifiques montrent qu’une molécule produite par des bactéries est détectée par les racines grâce à un mécanisme inédit impliquant les lipides et la déformation de la membrane cellulaire. Ce signal déclenche ensuite une réponse immunitaire dans toute la plante, jusqu’aux feuilles.
Des scientifiques viennent de réaliser la synthèse totale de l’owerreine, une molécule naturelle rare, membre d’une famille de substances naturelles réputée pour ses propriétés biologiques prometteuses, notamment en cancérologie. Par une stratégie inspirée des processus du vivant et un assemblage moléculaire particulièrement délicat, ils montrent la capacité de la chimie de synthèse à reproduire des architectures naturelles d’une grande complexité. Ces travaux publiés dans Angew. Chem. ouvrent de nouvelles perspectives pour l’exploration de molécules bioactives et la conception de futurs médicaments candidats.
Le projet FeROS, coordonné par Elisabeth Davioud-Charvet, directrice de recherche au Laboratoire d'Innovation moléculaire et applications, vient de décrocher un financement du programme EIC Pathfinder Open. Ce projet ambitieux vise à concevoir une nouvelle génération de molécules antiparasitaires, à la fois plus efficaces et mieux ciblées. À l’interface de la chimie et de la biologie, FeROS s’inscrit dans un enjeu majeur de santé publique : lutter contre des maladies parasitaires qui touchent des millions de personnes dans le monde, dans un contexte de résistances croissantes aux traitements existants.
Lauréate 2026 d’une subvention de Human Frontier Science Program (HFSP), la chimiste Anne Imberty et son équipe au Centre de recherche sur les macromolécules végétales voient leurs travaux distingués à l’échelle internationale. Le projet « Checkpoint CellWall : Re-enacting the interplay between intrusive plant cells and hosts tissus » vise à mieux comprendre le parasitisme chez les plantes, un phénomène encore largement méconnu mais aux enjeux importants pour l’agriculture et les écosystèmes.
Comment les récepteurs biologiques parviennent-ils à reconnaître et transformer sélectivement des molécules ? Des chimistes viennent de franchir une étape importante dans la conception de récepteurs artificiels inspirés du vivant dans une étude publiée dans le Journal of the American Chemical Society. Ils décrivent une nouvelle cage moléculaire capable de capturer sélectivement des molécules, puis de les relâcher de manière contrôlée sur simple variation de l’environnement. Une avancée vers des « machines moléculaires » capables de rivaliser avec les performances des enzymes naturelles.
Le développement de l’urbanisation au niveau mondial s’accompagne d’une explosion de l'utilisation de lumières artificielles durant la nuit, entraînant des effets majeurs sur les êtres vivants, que ce soit sur leurs comportements ou le fonctionnement de leur organisme. Des scientifiques ont étudié l’impact de cette pollution lumineuse sur la santé du crapaud commun et montrent que les individus les plus exposés s’avèrent en moins bonne condition physique.
Une étude publiée dans Ecology Letters révèle que le réchauffement climatique réduit considérablement l'efficacité des parasitoïdes, ces petites guêpes qui contribuent à réguler les populations d'insectes dans la nature et protègent les cultures agricoles contre les ravageurs.
Placée dans une boîte de Pétri, une tête d’embryon, isolée du corps, continue à osciller spontanément et longuement. Vincent Fleury, scientifique au sein du laboratoire Nanomédecine, biologie extracellulaire, intégratome et innovations en santé, publie dans Scientific Reports une étude qui détonne et vient bouleverser notre façon de comprendre l'évolution humaine.
L’assimilation de connaissances en continu par les systèmes d’intelligence artificielle repose sur un compromis délicat entre leur tendance à l’oubli des connaissances anciennes et leur rigidité face l’incorporation de nouvelles données. Dans une étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques ont utilisé des approches bayésiennes inspirées des synapses biologiques, afin d’introduire de l’incertitude et de mieux équilibrer mémoire et adaptation.
Des scientifiques ont révélé comment la croissance hélicoïdale des filaments de la levure pathogène Candida albicans permettait à ceux-ci d’explorer et d’envahir leur environnement. Ces résultats, publiés dans PNAS, éclairent d’un jour nouveau les mécanismes d’infection fongique et ouvrent des pistes face à des pathologies en hausse.
Des scientifiques ont réalisé la première observation expérimentale de la localisation d'Anderson d'ondes ultrasonores scalaires. Ils ont piégé les ondes dans un milieu constitué d'un fluide contenant des billes métalliques, fabriquées par un procédé microfluidique innovant. Les résultats sont publiés dans Science Advances.
À l’Institut XLIM se dessine l’avenir des télécommunications. De récents travaux, parus dans Advanced Functional Materials, mettent au jour le tellurure de germanium : un nouveau matériau à changement de phase capable de basculer entre communication et détection dans le domaine térahertz. Il est une brique technologique essentielle pour les futurs réseaux 6G.
La célèbre équation de Boltzmann quantifie la croissance de l’entropie pour des distributions statistiques qui dépendent à la fois des positions et vitesses des particules. Son analyse fait un pas notable avec la preuve de la régularité globale pour des distributions indépendantes de la variable d’espace, y compris pour une classe importante d’interactions très singulières. L’article, paru dans Inventiones mathematicae, établit la grande généralité de la décroissance de l’information statistique de Fisher sous l’effet des collisions.
Pourquoi y a-t-il des vagues dans l'océan, et comment peut-on les modéliser avec un ordinateur et des équations ? Un article de Maria Kazakova, maîtresse de conférences au Laboratoire de Mathématiques Appliquées, et Arnaud Duran, maître de conférences à l’Institut Camille Jordan et l’Institut Universitaire de France.
Créé en 2026, le groupement de recherche de physique topologique a pour mission l’étude des propriétés topologiques et géométriques émergentes dans les systèmes physiques classiques et quantiques. Il fédère 150 scientifiques qui travaillent sur des plateformes très variées, des nanosciences aux métamatériaux, de la photonique à la phononique, de l’acoustique aux fluides.
Les physiciennes du CNRS Valentina Emiliani et Maïmouna Bocoum sont lauréates cette année respectivement du prix Irène Joliot Curie de la Femme scientifique de l’année et du prix Irène Joliot Curie – Jeune femme scientifique.
Pourquoi certaines normes sociales inefficaces persistent-elles malgré l’évolution des préférences individuelles ? Une expérience publiée dans la revue PNAS et pilotée par des scientifiques du CNRS et de l’université de Nottingham montre qu’une minorité d’innovateurs ne suffit pas à provoquer un changement vers une norme nouvelle : sans coordination, même une majorité favorable reste attachée à l’ancienne norme. L’introduction d’un leader permet de surmonter cette inertie en orientant les comportements.
À mesure que les systèmes d’intelligence artificielle interviennent dans des décisions organisationnelles telles que le recrutement, l’octroi de crédits ou la conduite de véhicules autonomes, attribuer une responsabilité claire devient de plus en plus difficile. Une étude menée par des scientifiques des laboratoires Dauphine recherches en management et Lille économie management , publié dans les revues MIS Quarterly et MIT Sloan Management Review, propose d’adopter une « responsabilité narrative » plus active et ouverte, essentielle pour renforcer l’apprentissage, la démocratie et la résilience des organisations.
Directeur de recherche CNRS au Centre d’analyse et de mathématique sociales et directeur d’études à l’EHESS, Camille Roth combine informatique et sociologie pour développer des approches hybrides quali-quantitatives. Son dernier projet européen, l’ERC Proof of concept Hyperquest, vise à démontrer l’applicabilité des hypergraphes sémantiques pour extraire des informations à partir de textes.
Thomas Degueule, chargé de recherche CNRS au Laboratoire bordelais de recherche en informatique, étudie l'évolution des bibliothèques logicielles et les défis qu'elle pose aux développeurs qui en dépendent ou les créent. Il est récompensé par la médaille de bronze du CNRS.
Si les émissions atmosphériques de mercure (Hg) ont fortement diminué en Europe depuis les années 1970 grâce aux politiques environnementales, la réponse des écosystèmes reste contrastée. Dans les régions de haute montagne, le changement climatique pourrait perturber cette dynamique de récupération. Une étude publiée dans Environmental Science & Technology révèle que la fonte des glaciers alpins libère du mercure accumulé depuis des décennies, ce qui entraîne une augmentation inattendue de ses apports dans certains lacs.
Les glissements lents profonds, qui accommodent une partie du mouvement des plaques tectoniques, demeurent mal compris. Une étude sur des essaims de séismes de basse fréquence sur plusieurs failles majeures révèlent que leur dynamique, contrôlée par la température, suit des lois universelles simples : bien que leur durée et fréquence varient avec la profondeur, la vitesse de glissement reste quasi constante. Ces résultats apportent un cadre unifié pour comprendre la physique des failles en profondeur.
Une équipe internationale impliquant des scientifiques du CNRS, vient de réaliser une avancée majeure dans l’étude des amas globulaires, des structures stellaires presque aussi anciennes que l’Univers. Grâce à des simulations numériques de pointe, les scientifiques ont reconstitué l’évolution complète de ces amas d’étoiles. Ces travaux représentent un pas de plus vers la compréhension deleur mystérieuse origine et leurs propriétés à la naissance.
Des équipes de recherche ont récemment apporté de nouvelles perspectives sur la convection profonde atmosphérique, dont la compréhension est primordiale pour appréhender les enjeux du climat futur. Une première étude, basée sur des observations spatiales, révèle des interactions inédites entre les nuages tropicaux et les circulations atmosphériques, absentes des théories actuelles. Une seconde montre que le réchauffement climatique influence surtout le nombre d’orages, et non leur intensité, pour conserver énergie et masse.
Une équipe de scientifiques s'est lancé le 4 mai dans une aventure de recherche à bord du Marion Dufresne au Mozambique et en Afrique du Sud pour. L'objectif ? Retracer la variabilité climatique naturelle au cours des derniers 10 000 à 20 000 ans afin de mieux contraindre les projections climatiques et leurs conséquences sur le fonctionnement physico-chimique et biologique de l’océan de l’hémisphère Sud. Entretien avec sa coordinatrice, Meryem Mojtahid, paléoclimatologue et professeure à l’Université d’Angers, au sein du Laboratoire de planétologie et géosciences.
© CNRS
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