Page 11

CNRS_RA2013

GÉNOMIQUE  DE BIEN MYSTÉRIEUX VIRUS GÉANTS N’y aurait-il aucune limite à la complexité des virus ? C’est en tout cas ce que laisse supposer la découverte de deux nouveaux virus géants par des chercheurs français1. Le premier, baptisé Pandoravirus salinus, a été trouvé en 2012 au large d’une plage des côtes du Chili. Pandoravirus dulcis a quant à lui été isolé la même année dans les sédiments d’une mare d’eau douce australienne. « La dénomination de Pandoravirus fait non seulement référence à la forme d’amphore atypique de ces microorganismes mais aussi au fait que leur contenu génétique est presque totalement inédit », explique Jean-Michel Claverie du laboratoire Information génomique et structurale (IGS) à Marseille. La description détaillée de ces deux premiers représentants de la famille des Pandoravirus est d’ailleurs pour le moins surprenante. Une analyse approfondie de leurs génomes a tout d’abord révélé qu’ils ne disposent d’aucun gène leur permettant de fabriquer une protéine de capside, cette structure géométrique qui enveloppe habituellement les virus. Par ailleurs, seulement 6 % des protéines codées par les 2 500 gènes de Pandoravirus salinus, le plus complexe de ces deux nouveaux virus géants, correspondent à des protéines déjà répertoriées dans des virus ou des organismes cellulaires. En dépit de leurs particularités, les Pandoravirus n’en restent pas moins des virus avec leur absence caractéristique de ribosome, de production d’énergie et de division. Pour Chantal Abergel, également du laboratoire IGS et coordinatrice du projet, la singularité de ces microorganismes témoignerait de l’émergence d’une vie cellulaire plus foisonnante que celle envisagée jusqu’à présent : « Le fait que les Pandoravirus ne puissent s’insérer dans aucune de ces trois branches du vivant que sont les bactéries, les eucaryotes et les archébactéries, plaide en faveur de l’existence d’une quatrième voie qui serait apparue il y a plus de 2 milliards d’années de cela ». 1 Laboratoire Information génomique et structurale (CNRS/Aix-Marseille Université) ; Laboratoire Biologie à grande échelle (CEA/Inserm/Université Joseph Fourier Grenoble 1) Science Juillet 2013 CHIMIE On le sait : la circulation d’ions entre l’intérieur et l’extérieur des neurones génère une activité électrique qui permet de propager l’information. Des chercheurs savent stimuler cette activité par la lumière. Pour cela, ils ont inséré une molécule photosensible dans la porte d’un « canal ionique » qui régule le passage des ions au travers de la membrane des neurones, contrôlant ainsi son ouverture ou sa fermeture. 9 VIVANT Proceedings of the National Academy of Sciences Décembre 2013 PALÉOGÉNOMIQUE La perte de la couleur sauvage du pelage est l’un des premiers effets de la domestication des chiens. C’est la découverte faite par des chercheurs grâce à une approche paléogénétique. Ils ont notamment identifié une mutation génétique responsable de la couleur noire qui semble directement résulter de la domestication. Ces variations de couleur en lien avec le processus de domestication apparaissent dès le Mésolithique (entre environ -10 000 et -5 000 ans). Plos One Octobre 2013 Le nombre impressionnant de gènes de nouveaux virus géants baptisés Pandoravirus en fait une sorte de chaînon manquant entre les autres virus connus et les micro-organismes cellulaires eucaryotes. © CNRS Photothèque/IGS/AMU PHYSIQUE CELLULAIRE Le dysfonctionnement du cytosquelette, élément de la cellule composé notamment d’actine, est souvent synonyme de pathologies graves. Des chercheurs ont ouvert une nouvelle piste thérapeutique potentielle en synthétisant des molécules capables de provoquer une croissance rapide de réseaux d’actine. Seules des molécules stabilisant ou détruisant le cytosquelette d’actine étaient disponibles jusqu’à présent. Nature Communications Juillet 2013


CNRS_RA2013
To see the actual publication please follow the link above