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CNRS_RA2013

STRATÉGIE Coup d’accélérateur pour les plateformes en biologie Afin de répondre aux besoins croissants des chercheurs en sciences du vivant en matière d’équipements, de stockage et d’analyse de données et de développement de nouveaux modèles, le CNRS développe une stratégie de mutualisation des moyens et des compétences aussi structurante qu’efficace. Déjà bien structuré grâce à l’action du groupement d’intérêt scientifique IBISA – Infrastructures en biologie, santé et agronomie –, porté depuis 2007 par l’ensemble des acteurs français dans ces domaines, le réseau de plateformes français en biologie a reçu récemment un coup d’accélérateur, en bénéficiant des financements du programme des investissements d’avenir. Porteur de sept Infrastructures nationales en biologie et santé sur les vingt projets lauréats des investissements d’avenir, le CNRS a joué un rôle leader dans la structuration de ces outils innovants, qui permettent aux chercheurs de bénéficier des tout derniers progrès technologiques malgré leur coût. Il a ainsi impulsé leur articulation selon les trois grandes priorités de la recherche actuelle en sciences du vivant : le développement d’organismes modèles, les méthodes d’analyse à haut débit et l’imagerie. L’organisme a également développé une stratégie adaptée pour mutualiser l’accès des chercheurs aux équipements localisés sur différents sites et organiser la coordination nationale de ces unités locales. Objectifs ? Augmenter la compétitivité des équipes et faciliter l’insertion du réseau de plateformes dans l’environnement européen et international. « Grâce à l’enveloppe globale de 250 millions d’euros allouée à ces infrastructures par les investissements d’avenir, dont 114 millions sont gérés directement par le CNRS, nous avons pu effectuer une structuration pionnière au niveau international », souligne Daniel Boujard, directeur adjoint 12 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS scientifique de l’Institut des sciences biologiques du CNRS, en charge des infrastructures nationales. Et d’ajouter : « Nous disposons désormais, par exemple, des réseaux de recherche les mieux constitués en matière d’imagerie au niveau mondial ». Cette politique a déjà commencé à porter ses fruits, avec plusieurs avancées essentielles réalisées en 2013 à l’aide de ces infrastructures. Citons, parmi d’autres, la découverte des Pandoravirus1, chaînon manquant entre les virus et les micro-organismes cellulaires eucaryotes, ou encore d’Arpin2, une protéine régulant la migration cellulaire. Au-delà de l’impulsion apportée à la recherche fondamentale française, ces plateformes ouvrent également la voie à des partenariats transnationaux, à l’image du projet d’intégration du Centre national de ressources biologiques marines3 (EMBRC-France) à l’European Marine Biological Resource Center, nouvelle infrastructure européenne intégrant douze stations de biologie marine. 1 Voir article page 9. 2 Voir article page 13. 3 Il regroupe les trois stations marines du CNRS et de l’UPMC : Roscoff, Villefranche-sur- Mer et Banyuls-sur-Mer. ÉQUIPEMENT UN CYCLOTRON POUR LA RECHERCHE MÉDICALE Seul cyclotron de sa catégorie en Europe à être uniquement dédié à la recherche académique, Cyrcé, installé sur le campus de Strasbourg-Cronenbourg, est désormais opérationnel. L’objectif de cet accélérateur de particules : produire de nouveaux radioéléments exploitables par la communauté scientifique pour progresser dans le diagnostic, le suivi de médicaments et la découverte de nouveaux protocoles thérapeutiques, notamment en cancérologie et en neurologie. Le cyclotron du projet Cyrcé est inspecté avant sa mise en route définitive. © CNRS Photothèque/IPHC / Nicolas Busser


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