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CNRS_RA2013

La zone-atelier, miroir des territoires Vaste réseau inter-organismes de recherches interdisciplinaires sur l’environnement et les anthroposystèmes, les zones-ateliers labellisées par le CNRS inscrivent la recherche dans le temps et dans les territoires. Un modèle résolument innovant. Sur le modèle des Long Term Ecological Research Networks (LTER) américains, les zones-ateliers regroupent des chercheurs de plusieurs disciplines – écologie, physique, géographies physique et humaine, histoire, sciences de la terre, de la vie, sciences de l’ingénieur… – pour comprendre l’évolution de territoires constitués d’écosystèmes présentant différents degrés d’anthropisation. L’objectif de ces consortiums ? Identifier les questions de recherche fondamentale soulevées par ces sociétés et ces territoires, et construire des réponses intégrées à ces questions. Si cette approche interdisciplinaire des questions éco-sociologiques se révèle propice à l’innovation, par la production d’outils opérationnels de gestion des territoires, elle favorise aussi la production scientifique. C’est ainsi que le bilan de publications des douze zones-ateliers fait apparaître en 2013, outre les travaux propres à chaque unité de recherche, plus de 600 publications issues de collaborations interdisciplinaires ou inter-organismes dont la réalisation a été facilitée voire générée par l’existence des zones-ateliers. 14 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS « Tant par la rigueur de ses critères de labellisation, de gouvernance et d’évaluation des zones-ateliers que par l’excellence scientifique qui leur est associée, le CNRS fait figure d’exemple en Europe », souligne Gudrun Bornette, directrice adjointe scientifique de l’Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS. Une reconnaissance internationale qui stimule l’émergence de zones-ateliers transfrontalières, telles que la zone-atelier Bassin de la Moselle (ZAM), associée avec le Luxembourg, ou encore la zone-atelier Arc jurassien, labellisée en 2013 et qui développe un partenariat privilégié avec la Suisse. La collaboration scientifique autour des modulations climatiques lancée avec les pays scandinaves ou le projet de grande infrastructure de recherche LTER en cours d’élaboration avec les autres pays européens participent par ailleurs à la construction de l’espace européen des LTER, dans lequel les zones-ateliers pilotées par le CNRS ont valeur de modèle. Cette dynamique s’étend à l’échelle mondiale : le mémorandum d’entente signé par le CNRS et le bureau des LTER américains le 27 février 2013 a donné le coup d’envoi à une coopération historique, permettant aux deux réseaux de faire converger leurs travaux sur des thématiques et des sites communs. Comme par exemple la collaboration entre la zone-atelier Alpes et le LTER Niwot Ridge, reliant durée d’enneigement et processus écologiques. Relevé de végétation dans les Alpes françaises, dans le cadre de la zone-atelier Alpes qui étudie les dynamiques couplées des écosystèmes alpins, de leurs usages et du climat. © CNRS Photothèque / Parc national des Écrins / Clotilde Sagot


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