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CNRS_RA2013

Le CNRS en force dans le Flagship Graphène Grâce à sa politique de structuration, le CNRS s’est octroyé une place prépondérante au sein du Flagship graphène, un consortium européen doté d’un milliard d’euros sur dix ans. Flexible, léger, ultrarésistant, transparent et excellent conducteur, le graphène, isolé en 2004, s’est rapidement imposé comme un matériau très innovant promis à de nombreuses applications, notamment en électronique. Afin de valoriser son potentiel, un projet nommé FET1 Flagship Graphène a été lancé début 2013 par la Commission européenne, suite à un processus fortement sélectif qui a abouti à seulement deux lauréats2 sur 35 pré-projets soumis fin 2010. Cet ambitieux programme de recherche et développement rassemble 76 partenaires académiques et industriels issus de 17 pays européens. Grâce à la structuration étroite de son tissu de recherche, à la mobilisation de toute une communauté de chercheurs – liée notamment à l’existence antérieure de deux groupements de recherche du CNRS, « Graphène et nanotubes » et « Physique mésoscopique quantique » –, la France s’est hissée au premier rang des pays initiateurs de ce consortium, avec 14,4 % des 54 millions d'euros de budget de la phase de lancement d’une durée de 30 mois. Le CNRS s’imposant, et de loin, comme le premier organisme européen dans ce cadre. « Notre force repose sur une structuration forte de la communauté française sur ces thématiques, précise Giancarlo Faini, directeur adjoint scientifique de l’Institut de physique (INP) du CNRS. En nous appuyant sur un réseau déjà mobilisé, nous avons pu négocier avec les partenaires du Flagship les contours du projet ainsi que l’intégration d’un nombre significatif d’équipes françaises. » Une réussite à porter également au crédit d’un investissement fort, dès l’origine, de la direction du CNRS auprès du coordinateur du Flagship et de la Commission européenne. Pilotée par l’INP, la communauté hexagonale impliquée dans le programme – qui réunit quinze laboratoires du CNRS, du CEA, d’universités, de l’Onera et de Thales – a esquissé les contours de son action lors 20 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS STRATÉGIE d’une journée de réflexion en avril 2013. L’objectif ? Dresser un état des lieux de l’implication des équipes françaises mais aussi identifier de nouveaux projets portés par des équipes non encore impliquées dans le consortium, plus de 9 millions d’euros étant dédiés à l’intégration de nouveaux partenaires. Une force de proposition qui a permis aux partenaires français de faire valider sept thèmes sur les douze retenus par le bureau exécutif en octobre 2013 suite à l’appel à projets. Dans le même élan, le CNRS a convié la communauté scientifique, en janvier 2014, à un deuxième symposium en partie axé sur la valorisation des premières recherches menées. Avec 22 familles de brevets à son actif, le CNRS se positionne en effet comme le tout premier acteur institutionnel en matière de propriété industrielle sur ce matériau d’avenir, qu’il a d’ailleurs identifié comme l’un de ses axes stratégiques d’innovation en 2013. 1 Technologies futures et émergentes. 2 FET Flagships Graphène et Human Brain Project. Feuillet cristallin composé d’atomes de carbone, le graphène est promis à de nombreuses applications, notamment en électronique. © CNRS Photothèque / Vincent Bouchiat


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