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CNRS_RA2013

Échange d’informations, mutualisation des compétences, transfert de bonnes pratiques… le regroupement d’unités du CNRS au sein de puissants pôles à visibilité internationale présente de nombreux avantages. À l’image de la Cité lyonnaise de l’environnement et de l’analyse, alias CLEA… Inaugurée le 6 décembre 2013 en présence de Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, CLEA réunit sur trois bâtiments l’Institut des sciences analytiques1 (ISA) et le centre Irstea2 de Lyon-Villeurbanne, deux entités spécialisées en sciences analytiques, dans les domaines de la santé et de l’environnement, et en gestion de l’eau. Au total, environ 500 personnes se sont regroupées sur les 21 800 m² de la Cité, constituant un véritable continuum recherche-enseignement-innovation. Une ambition qui a justifié un investissement de 66 millions d’euros de l’État et de la Région Rhône-Alpes et des maîtrises d’ouvrage du CNRS et d’Irstea. Résultat : un centre de recherche unique à dimension européenne, qui s’inscrit dans la volonté affirmée du CNRS de structurer ses unités en pôles compétitifs et attractifs. Analyse des matériaux, qualité et sécurité alimentaire, analyse des effluents industriels, urbains ou agricoles, traçabilité… les sciences analytiques, sources de méthodes, INTERNATIONAL 26 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS d’outils et de concepts pour analyser la matière, doivent répondre à des besoins scientifiques et sociétaux toujours plus pointus : on comprend donc tout l’enjeu pour le CNRS de se munir d’un pôle fort. De fait, l’enjeu de ce projet au long cours était pour le CNRS de regrouper sur un même site et au sein d’une seule unité – l’ISA –, trois entités jusqu’alors essaimées dans l’agglomération : le Laboratoire des sciences analytiques, le Centre de résonance magnétique nucléaire à très hauts champs et le Service central d’analyse. L’objectif ? « Gagner en synergies, en visibilité, en cohérence et en dynamique de recherche, répond Dominique Massiot, directeur de l’Institut de chimie (INC) du CNRS. Tout en évitant les excès des superstructures, l’ISA joue un rôle structurant non seulement dans le cadre de la chimie analytique, mais aussi auprès de l’ensemble des acteurs du territoire : le public, les industriels, nos partenaires… » Sans oublier bien sûr les mutualisations induites par un tel regroupement… et la qualité des équipements mis à la disposition des chercheurs. Témoin le spectromètre RMN dont dispose CLEA : rien de moins que le plus puissant du monde ! 1 CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon. 2 Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. STRATÉGIE Regroupement d’unités : l’union fait la force IMAGERIE VERTE Un système d’imagerie qui n’expose pas les personnes à des sources électromagnétiques artificielles : ce rêve est en passe de devenir réalité. Des chercheurs ont imaginé et validé expérimentalement un concept de radar passif qui exploite le bruit électromagnétique d’origine thermique. Nommé THEDAR, il pourrait avoir des applications en médecine mais aussi en télédétection ou en radioastronomie. Physical Review Letters Mai 2013 CINÉTIQUE CHIMIQUE ULTRARAPIDE Action ! Pour la première fois, des physiciens et des chimistes ont filmé en temps réel les étapes successives de la naissance d’une molécule dans un solvant. Une performance réussie grâce à des techniques ultrarapides de rayons X et à un algorithme d’exploitation des mesures, qui n’avait rien d’évident du fait de l’extrême rapidité des mouvements atomiques au cours des réactions chimiques dans des liquides. Journal of the American Chemical Society Février 2013 UNE PASSERELLE SCIENTIFIQUE ENTRE LILLE ET SHANGHAI Basée à Shanghai, l’unité mixte internationale E2P2L (Eco-Efficient Products and Processes Laboratory) entre le CNRS et Solvay a trouvé un partenaire de poids : l’Unité de catalyse et chimie du solide à Lille. Une convention signée en février 2013 favorisera les échanges scientifiques entre les deux villes. Ce qui rassemble ces deux laboratoires, c'est l’éco-innovation, ou comment développer des procédés et matériaux en réduisant considérablement leur empreinte écologique. En un an, une quinzaine de brevets ont déjà été déposés ! © CNRS DR7 / Vanessa Cusimano


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