Page 44

CNRS_RA2013

TRAITEMENT DU SIGNAL UN LOGICIEL BOOSTE LA SURVEILLANCE DES ÉOLIENNES 42 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS ÉTUDE PROSPECTIVE Le séisme de janvier 2010 à Port-au-Prince en Haïti a provoqué un afflux massif de blessés graves des membres. Une étude réalisée sur deux ans à partir d’une cohorte de 305 d’entre eux montre que le taux d’emploi à un an des blessés graves ayant suivi un traitement de chirurgie de sauvegarde n’est atteint qu’à deux ans par les personnes amputées. Un résultat qui plaide pour l’amélioration de la qualité des soins dans ces grandes catastrophes et une professionnalisation des acteurs de l’humanitaire. Plos Currents Disasters Juillet 2013 Roulements, engrenages, arbre, génératrice… au sein d’une éolienne, le vent met l’ensemble du mécanisme à rude épreuve. Afin de détecter au plus tôt d’éventuelles traces de fatigue, une chercheuse du laboratoire Grenoble image, parole, signal, automatique (GIPSA-lab) a développé un système de diagnostic de l’état de santé d’une éolienne à partir des vibrations qu’elle produit. À l’origine de cette innovation, les puissants outils mathématiques mis au point par la chercheuse et son équipe. Des algorithmes qui permettent, à partir de données fournies par des capteurs installés sur une machine tournante, d’extraire d’un intense bruit vibratoire l’ensemble des fréquences et modulations porteuses d’informations sur l’état de chaque pièce de cette machine. « L’originalité de notre approche réside dans le fait qu’il n’y a pas besoin d’avoir une connaissance a priori de la machine pour extraire les signaux pertinents, explique Nadine Martin, de GIPSA-lab. Elle fonctionne de plus également dans le cas de machines dont le fonctionnement normal n’est pas stationnaire. » Ainsi, alors qu’en 2011 la chercheuse entreprend de nouer des partenariats avec l’industrie, elle se tourne naturellement vers le monde de l’éolien. Et entame une collaboration de trois ans avec l’entreprise polonaise EC-system. À la clé : un système embarqué entièrement autonome, capable d’informer l’exploitant de toute défaillance mécanique des pales, du boîtier d’engrenages, du roulement principal ou du générateur. Et tirant de surcroît parti des caractéristiques de courant et de tension de la génératrice, elles aussi révélatrices d’éventuelles défaillances mécaniques. « Nous avons présenté un prototype au Forum européen sur l’éolien à Barcelone, en mars 2014, précise Nadine Martin. Et après des tests réalisés sur deux éoliennes exploitées par Valémo à Arfons, une option de licence pour la fabrication et la commercialisation de notre système a été accordée à EC-system. » De quoi garantir un entretien des capacités de production d’une énergie durable… dans la durée ! INNOVATION AEROVIA, UNE START-UP EN PLEINE CROISSANCE En 2010, quatre chercheurs du Groupe de spectroscopie moléculaire et atmosphérique1 fondent Aerovia pour valoriser les développements technologiques du laboratoire. Objectif : industrialiser et commercialiser des instruments de détection et de mesure de traces de gaz reposant sur des méthodologies innovantes par laser. Cette start-up issue du CNRS poursuit depuis son développement industriel avec l’entrée dans son capital, en 2013, du groupe Schlumberger, leader mondial des services à destination des industries d’exploration et de production de pétrole et de gaz. 1 CNRS/Université de Reims.  GÉOMAGNÉTISME Observée en 1692 par Edmund Halley, la dérive vers l’ouest du champ magnétique terrestre n’avait jamais reçu d’explication satisfaisante. Des chercheurs français et danois en proposent une simple, confortée par des simulations numériques qui reproduisent la dérive sur de longues périodes de temps. La clé résiderait dans les couplages entre les différentes enveloppes de la Terre, et l’action de la force de Coriolis dessus. Nature Octobre 2013 Dans cette simulation informatique, les rubans gris montrent le mouvement fluide vers l’ouest dans le noyau de la Terre. © CNRS Photothèque / Julien Aubert CONVECTION On considère généralement que les matériaux de la croûte océanique sont incorporés au manteau terrestre par enfouissement et remontent à la surface au niveau de certains volcans. Théorie confirmée par la découverte de signatures en isotopes du soufre anormales dans des inclusions isolées, microscopiques, trouvées dans les laves d’un volcan des Îles Cook en Polynésie. Elles prouvent la présence dans le manteau terrestre profond d’une croûte océanique vieille d’au moins 2,45 milliards d’années. Nature Avril 2013


CNRS_RA2013
To see the actual publication please follow the link above