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mieux mettre en regard son potentiel face aux besoins exprimés par les entreprises, favorisant ainsi de nouvelles coopérations. Ce qui permet à la nouvelle directrice de la DIRE, Marie-Pierre Comets, d’affirmer que « les ASI sont porteurs d’une véritable vision prospective ». En interne, les ASI ont un rôle incitatif et structurant pour déve-lopper des recherches innovantes. Lors de cinq rencontres ASI qui se sont tenues en 2013, la DIRE, FIST et les laboratoires ont pu échanger sur de nouveaux développements possibles en lien à chaque fois avec une sous-thématique différente des ASI (bat-teries, maladie d’Alzheimer…). Des démarches porteuses, qui doivent être plus largement promues dans l’organisme. « Nous devons encore travailler à diffuser les ASI dans nos communautés scientifiques », admet Marie-Pierre Comets. Par ailleurs, les ASI font désormais partie des critères de sélec-tion du Comité des engagements, l’instance du CNRS qui traite les déclarations d’invention transmises par les laboratoires. En clair, plus une invention se rattache à une thématique ASI, plus elle a de chance d’être protégée ou de bénéficier d’un dispositif de maturation. « Si les ASI permettent de rationaliser le portefeuille de brevets, leur ambition et leur impact vont bien au-delà, insiste Marie-Pierre Comets. La part des thématiques ASI ira croissant dans les brevets déposés. » De même, les ASI peuvent avoir des répercussions sur la copro-priété intellectuelle avec les industriels. Si les avancées issues du partenariat sont situées hors ASI, alors le CNRS a davantage ten-dance à céder sa quote-part à l’entreprise ou encore à négocier avec elle le versement d’un cash libératoire. L’année 2013 a également fait progresser la construction des rela-tions entre le CNRS, FIST et les SATT. Là aussi, les ASI ont favorisé la mise en place de complémentarités dans le processus global de la valorisation. Si les SATT se concentrent sur des inventions qui nécessitent des temps de maturation courts et moyens, le CNRS se positionne sur des thématiques à haut potentiel d’innovation à moyen et à long terme. Le rôle de chacun étant clarifié, il devient possible de se passer le relais. Le CNRS peut par exemple, après avoir déposé un brevet, reprendre la valorisation d’une invention maturée par la SATT. Pour Marie-Pierre Comets, « ce nouveau mode de valorisation concertée est très porteur, il correspond à notre souhait de co-construire et de réussir ensemble dans le nou-vel écosystème de l’innovation en France ». Enfin, les ASI sont également mentionnés dans les conventions de site conclues entre le CNRS et ses partenaires académiques les in-citant à réunir leurs forces autour de certaines thématiques. « Les ASI constituent la colonne vertébrale du processus d’innovation Le CNRS est un innovateur reconnu par les industriels. En témoignent de nombreux partenariats sous forme d’accords-cadres avec des grands groupes, de laboratoires communs et de contrats industriels. Au-delà de ces solides relations sur le terrain, un déficit d’échanges à caractère straté-gique entre l’organisme et les grandes en-treprises a néanmoins été identifié. C’est de ce constat qu’est né en 2013 le Réseau Le coût d'un brevet sur 20 ans T12 T18 T30 20 ans Coût estimatif d'un brevet : dépôt en France, extensions à l'international (Europe, États-Unis, Canada, Japon…), entretien jusqu'à son passage dans le domaine public. Le transfert par la formation continue 760k€ Entreprises, services de l’État, hôpitaux… de plus en plus d’organisations font appel au CNRS pour former leurs salariés aux technologies de pointe. C’est ainsi qu’en 2013, CNRS Formation Entreprises a organisé 150 stages dans 56 laboratoires et dans tous les domaines. des entreprises partenaires, auquel ont déjà adhéré Air Liquide, Airbus Groupe, Safran, Suez Environnement et LVMH Recherche. L’objectif de ce « think tank » est bien de partager des visions à long terme… avec, certainement, davantage de projets communs à la clé ! Concrètement, le réseau organise des rencontres entre les directions scientifiques de l’organisme et les responsables R&D des entreprises, +50% de l’activité en 2 ans des visites de laboratoires, mais aussi des échanges avec des médaillés du CNRS, des créateurs de start-up ou encore des res-ponsables de bureaux du CNRS à l’étran-ger. Autant d’occasions, pour le CNRS, de mieux appréhender les grandes questions industrielles et, pour les entreprises, de connaître les terrains où l’organisme a une plus-value à apporter. UN RÉSEAU POUR SE RAPPROCHER DES ENTREPRISES et se déclinent à chaque étape de manière cohérente : ils porte-ront leurs fruits dans le temps sous forme de licences, créations de start-up ou prises de participation dans le capital d’entreprises », conclut Marie-Pierre Comets. 54 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS 66 k€ 108 k€ 580k€ 599 756 901 900k€ 2011 2012 2013 T0 Dépôt à l'INPI T9 Évaluation de l'inventivité Passage dans le domaine public Demande d’extension à l’étranger Publication de la demande de brevet Protection à l'international 150 k€ 6,5 k€ 5 ans 10 ans © CNRS / Sarah Landel © CNRS / Sarah Landel


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