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CNRS_RA2013

Très présent en Europe et à l’international, le CNRS se positionne de plus en plus comme un moteur de la science mondiale, ce qui appelle une gouvernance plus stratégique de ses coopérations internationales. Interrogé sur le bilan qu’il tire de la participation du CNRS au 7e PCRD1, Patrick Nédellec, nommé en 2013 à la tête de la direction Europe de la recherche et coo-pération internationale (DERCI) du CNRS, considère que « nous n’avons pas démérité dans notre participation à ce programme-cadre, bien au contraire ! » De fait, le CNRS est l’organisme européen qui a signé le plus de contrats de recherche dans ce cadre : 1 465 soit 21 % de la totalité des contrats français. Présents dans tous les volets du 7e PCRD, notamment dans les programmes collaboratifs, les chercheurs du CNRS ont été particu-lièrement actifs dans les programmes individuels d’ex-cellence, dont les bourses de l’European Research Council (ERC). Petit bémol, ils coordonnent relativement peu de projets européens. « Nous avons une marge de progres-sion sur ce point et nous allons nous y atteler. Car s’il est vrai que coordonner un projet européen représente un investissement très important, c’est une occasion unique de peser sur son orientation scientifique », ex-plique Patrick Nédellec. Tous ces constats ont été utiles à l’organisme pour pré-parer Horizon 2020, le nouveau programme-cadre eu-ropéen. « Actif durant la phase de préparation des pro-grammes de recherche, le CNRS a aussi beaucoup oeuvré en 2013 à la simplification des procédures administra-tives  », souligne le directeur de la DERCI. En interne, il a été décidé de mieux accompagner les chercheurs dans le montage des projets, notamment collaboratifs. Pour cela, le pool d’ingénieurs de projets européens (IPE) a été renforcé et les Instituts ont prévu des actions de soutien aux chercheurs. Autres points notables, en 2013, le CNRS a renforcé sa po-sition dans plusieurs instances stratégiques européennes, notamment Science Europe, dont Alain Fuchs a été élu au conseil de direction, et le CLORA – club rassemblant des organismes de recherche français – dans les locaux duquel le bureau du CNRS à Bruxelles doit s’installer. UN PILOTAGE STRATÉGIQUE Sur le volet international, la DERCI a réalisé en 2013 un vaste état des lieux, « préalable à la mise en oeuvre d’un pilotage encore plus stratégique des coopérations de l’organisme », explique Patrick Nédellec. Pour cela, les données existantes sur les missions à l’étranger, les copublications internationales, les budgets dédiés à la coopération internationale et les outils existants ont été croisées. Quels enseignements peut-on en tirer ? Tout d’abord, la richesse de l’action internationale du CNRS apparaît dans la variété des outils mis à disposi-tion des chercheurs. Avec les conventions d’échanges LE CNRS, PREMIER ORGANISME BÉNÉFICIAIRE DU 7E PROGRAMME-CADRE EUROPÉEN (7E PCRD) CNRS France 6,2 % 1 465 projets Part et rang des trois premières institutions contractantes dans les projets du 7e PCRD FRAUNHOFER1 Allemagne 4,9 % CEA2 France 3,0 % Part moyenne dans le programme 7,6 % 7,1 % 9,5 % 15,3 % 5,0 % 10,8 % 17,9 % 2,1 % Espace 55 Le CNRS monte sur la première marche du podium en nombre de contrats signés. 1. Fraunhofer-Gesellschaft zur Foerderung der angewandten Forschung E. V. 2. Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. Des projets collaboratifs : le programme Coopération (32,4 milliards d’€) Part relative du CNRS dans le programme Coopération du 7e PCRD Santé TIC 10,2 % Nano Énergie Environnement Transport Dans ce programme, le CNRS est présent partout… Une bonne illustration de sa pluridisciplinarité et de son excellence ! Sécurité Sciences socio., éco. et humaines 8,2 % Agro-alimentaire 8,1 % L’INTERNATIONAL AU COEUR DE LA STRATÉGIE DU CNRS


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