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INTERVIEW DE XAVIER INGLEBERT VERS UNE GESTION RATIONNELLE ET MAÎTRISÉE Pouvez-vous nous résumer les grandes idées-forces de votre action en 2013 ? Je tiens tout d’abord à souligner que, dans un environnement très contraint par les tensions de la crise économique, nous avons réussi à préserver un niveau de recrutement satisfai-sant – notamment en renouvelant l’intégralité des départs à la retraire de 2010 à 2013 – et à offrir de nouveaux services aux laboratoires. Pour y parvenir, nous avons poursuivi et amplifié notre action autour de trois grands axes : mutualiser, rationali-ser, maîtriser les risques. Vous parlez de maîtrise des risques. La direction générale déléguée aux ressources a entrepris depuis trois ans un grand chantier autour de ce thème. Pouvez-vous nous en brosser les contours ? Ce chantier s’est construit progressivement et forme désormais un tout, consacré par les modifications de l’organigramme de la DGDR en 2013. À l’origine, la notion de maîtrise des risques était limitée aux seuls aspects financiers : il s’agissait de mettre en oeuvre des démarches de fiabilisation destinées à sécuriser les écritures et de garantir la transparence de l’action publique. La certification sans réserve des comptes 2013 du CNRS en a été un des aboutissements. Puis cette notion a été appliquée aux questions de sécurité, d’hy-giène et de santé au travail, avant d’être étendue aux risques juri-diques, en effet le CNRS et la recherche n’échappe pas à la judicia-risation de la société. C’est ainsi que, par exemple, a été créé un pôle spécifique au sein de la direction des affaires juridiques. Cette « cellule des participa-tions  » élabore la réflexion, la méthodologie et les outils juridiques nécessaires à l’essor des nouvelles structures institutionnelles de 60 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS la recherche : IDEX, contrats de site, Communautés d’universités et d’établissements (Comue), bref, tout ce qui constitue l’ossature des futures grandes universités de recherche. Qu’en est-il plus précisément pour les questions de santé au travail ? Il s’agit d’un point essentiel. Dans la perspective de la création des nouveaux CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) au niveau national et dans les délégations pendant l’année 2013, j’ai décidé de rattacher directement à la direction générale déléguée aux ressources un pôle Santé et sécurité au travail. Ce pôle réunit la Coordination nationale de prévention et de sécurité et la Coordination nationale de méde-cine de prévention. Le CNRS a aussi le devoir de garantir la sécurité de ses agents et de son patrimoine… Cette obligation incombe à toute organisation publique. Au CNRS, elle est prise en charge par le Fonctionnaire de sécurité de défense (FSD) placé auprès du président. La portée de son action opérationnelle a été renforcée par la création le 1er janvier 2014, au sein de la DGDR, de la direction de la sûreté (DIRSU), dont la responsabilité a été confiée au même FSD. Ainsi, le FSD ne fera pas que concevoir les dispositifs au profit, par exemple, des agents en poste ou en mission à l’étranger : il sera en mesure de les mettre en oeuvre au quotidien et de mobi-liser les ressources nécessaires, notamment dans les cas d’ur-gence. Il en est de même pour la politique de protection du pa-trimoine scientifique et technique, dont la déclinaison concrète dans les laboratoires revêt de forts enjeux. © CNRS Photothèque / Frédérique Plas Xavier Inglebert, directeur général délégué aux ressources, a poursuivi en 2013 son action pour optimiser les ressources financières et humaines de l’organisme. Le point en interview.


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