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DES RÉMUNÉRATIONS ET PERSPECTIVES DE CARRIÈRE AMÉLIORÉES POUR LES TECHNICIENS 62 2013, UNE ANNÉE AVEC LE CNRS Xavier Inglebert entouré des dix-neuf délégués régionaux du CNRS et de Joëlle Raguideau, directrice de la mission pilotage et relations avec les délégations régionales et les instituts. Je voudrais aussi souligner le déploiement d’un module du système d’information décisionnel du CNRS, Zento, spécifiquement dédié aux laboratoires. Il concernait à la fin 2013 quelque 400 unités. Les données de pilotage qu’il procure sont utiles aux directeurs de structures ainsi qu’à leurs gestionnaires, leur fournissant une bonne visibilité sur toutes les données qui les concernent : effectifs et démographie du laboratoire, relations avec les partenaires… Qu’en est-il de l’offre en matière informatique ? La direction des systèmes d’information (DSI) a finalisé le déploie-ment d’une offre de services sécurisée sur la base d’une tarifica-tion attractive. Cette offre est proposée à tous les laboratoires qui le souhaitent, ces derniers restant libres de l’adopter ou non. Elle a été conçue pour sécuriser la circulation et le stockage d’infos, ce qui est un enjeu très important dans un organisme comme le nôtre, et dans un souci de rationalisation de la dépense informa-tique. Cerise sur le gâteau, les laboratoires qui l’ont adoptée ont exprimé leur satisfaction ! Plus inattendu, vos services travaillent aussi à améliorer la qualité des réponses aux appels d’offres européens… C’est exact. Le plan d’action Europe élaboré par la Mission pilo-tage et relations avec les délégations régionales et les instituts (MPR) contribue à simplifier les procédures administratives des projets européens. Pour aider les chercheurs à améliorer la qua-lité de leurs projets, nous avons aussi renforcé en 2013 le pool d’ingénieurs de projets européens (IPE) qui accompagnent les chercheurs dans le montage des projets. Nous avons également mis en place, à la demande expresse des lauréats des bourses eu-ropéennes ERC et en un temps record, un dispositif d’avance de fonds afin qu’ils puissent engager leurs projets dans les plus brefs délais. Pour finir, nous avons conçu en 2013 une nouvelle appli-cation de suivi des temps. Baptisée Tempo et lancée tout début 2014, elle est spécialement destinée aux bénéficiaires de projets de recherche dont les coûts de personnels sont valorisés, et no-tamment les projets des programmes-cadres européens. Passons maintenant au plan d’action pour une réorganisation des fonctions support3. Où en est-on sa mise en oeuvre ? Plusieurs étapes importantes ont été franchies. Le nombre et le périmètre des délégations régionales franciliennes ont été arbi-trés. C’est ainsi que nous avons décidé de réduire leur nombre à cinq, les délégations Île-de-France Est et Paris A étant ame-nées à fusionner en une délégation localisée sur le campus de Villejuif. Les périmètres de ces cinq entités – Paris Michel-Ange, Paris Villejuif, Paris Gif, Paris Meudon et Paris B – seront désor-mais en cohérence avec ceux de nos partenaires universitaires en Île-de-France. Je pense en particulier à la réorganisation de la délégation régionale située à Gif-sur-Yvette qui accompagne la création de l’université Paris-Saclay. Un autre motif de satisfaction concerne le projet de dématéria-liser la chaîne de la dépense au CNRS, de la commande jusqu’au traitement des factures. Après une phase pilote concluante, qui s’est étalée d’octobre 2013 à février 2014, le tout nouveau service central de traitement de la dépense, que nous avons créé en un an seulement, s’apprête à engager le déploiement de la réforme dans toute la zone « Grand Est ». Quand elle sera achevée, cette réforme, pilotée par la direction des comptes et de l'information financière (DCIF) en collaboration avec la direction déléguée aux achats et à l'innovation (DDAI), fera de l’organisme un des éta-blissements publics les plus avancés en termes de dématérialisa-tion administrative ! Le CNRS est parfois critiqué pour sa lourdeur administrative en même temps que l’on lui reconnaît volontiers ses solides compétences en gestion. Comment situez-vous votre action entre ces deux extrêmes ? J’ai le sentiment que le CNRS a réussi à préserver ses fondamen-taux en matière de gestion, je pense en particulier à l’accompa-gnement RH, tout en faisant évoluer sa gestion. Les services du CNRS restent réputés dans l’administration fran-çaise pour la qualité de leur accompagnement de proximité et le suivi personnalisé des agents ainsi que leur réactivité face aux difficultés. C'est le résultat de l'engagement sans faille de leurs agents au siège, dans les déléga-tions régionales et dans les labo-ratoires et je tiens à les en remer-cier profondément. 1 Unité de logistique internationale services et soutien aux expériences. 2 Agence de mutualisation des universités et établissements. 3 Plan d’action 2012-2015 pour une organisa-tion rénovée des fonctions support. L’année 2013 a été marquée par la transposition aux EPST1 d’un décret de 2009 qui fixe de nouvelles dispositions statutaires pour les personnels du corps des techniciens, soit environ 3 600 agents du CNRS. Premiers effets, immédiatement sensibles : une revalorisation salariale suite à leur reclassement au 1er novembre 2012 dans une nouvelle grille de rémunération et un accroissement du nombre d’agents remplissant les conditions pour être promus. Une hausse que le CNRS a choisi d’accompagner en augmentant le nombre de promotions offertes aux techniciens en 2013. À plus long terme, leurs perspectives de carrière seront améliorées. 1 Établissements publics à caractère scientifique et technologique. © CNRS DR16


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