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CNRS_RA2013

Le forum grand public Les fondamentales, organisé à Paris en novembre 2013, a été un succès. Quels enseignements en tirez-vous sur les relations souvent complexes qu’entretiennent les citoyens avec les sciences ? Nous avons pu vérifier avec le forum Les Fondamentales Que reste-t- il à découvrir ? que lorsqu’on lui propose une information et des échanges de qualité, le public est au rendez-vous. Les citoyens sont friands de science et nous devons prendre cette demande au sérieux. Nous devons répondre à ce désir de rencontres, d’échanges de connaissances attractives, transmises par des gens – les chercheurs, les ingénieurs de recherche – qui ont de la passion. J’ai été pour ma part fier que l’organisme que je dirige soit en capacité de faire se rencontrer ce désir de savoir et d’échanges d’une part, et cette passion d’autre part. Ce type d’évènements fait partie intégrante de notre mission. À nous de profiter de l’image positive associée au CNRS et de la faire fructifier. Nos concitoyens se méfient, parfois à juste titre, des « experts ». Nous devons prendre cela au sérieux, dire la vérité, être transpa-rents, montrer la science telle qu'elle est. Cela signifie ne pas les traiter comme de simples récepteurs passifs mais les associer aux discussions. Notre forum montre que lorsque l’on agit ainsi, il y a du répondant.  Organisé du 14 au 16 novembre 2013, le forum Les Fondamentales a attiré près de 10 000 curieux venus participer aux nombreux débats avec les chercheurs. Avec quatre conventions de site signées l’an dernier, diriez-vous que la stratégie de partenariat du CNRS avec les universités et les établissements d’enseignement supérieur est renforcée ? Tel était notre objectif et je crois pouvoir affirmer qu’il est atteint. La tradition, dans un passé encore récent, était de signer avec cha-cun de nos partenaires, universités et écoles. Nous devions com-poser avec une pléthore de conventions à l’échelle d’une ville, d’une région. Avant même l’adoption de la loi incitant à la création de Com-munautés d’universités et d’établissements (Comue), nous avons enclenché un mouvement de synergie entre nos partenaires à travers des conventions de « site », qui ne recouvrent pas néces-sairement le territoire des régions. Le CNRS s’est mis en ordre de marche pour donner à ces conventions l’amplitude scientifique qu’elles méritent. Le rôle de directeurs scientifiques référents (DSR) attribué à nos dix directeurs d’institut a été déterminant. Les scientifiques ont ainsi travaillé aux côtés des délégués régio-naux pour établir les grands axes et les priorités de ces conven-tions de site. Le mouvement se poursuit désormais avec les Co-mue, dans lesquelles le CNRS a vocation à participer chaque fois que l’ambition nous paraîtra à la hauteur d’une grande université de recherche. Ces regroupements, qu’ils s’appellent Comue aujourd’hui, Idex en-core parfois, poursuivent la même idée : construire en France des ensembles multidisciplinaires fondés sur la recherche mais dans 5 © David Pell Multimédia © David Pell Multimédia


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