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 La biologiste du développement Margaret Buckingham reçoit la médaille d’or du CNRS des mains de Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et d’Alain Fuchs en décembre 2013. 7 Nous pilotons au CNRS 105 groupements de recherche interna-tionaux (GDRI), 158 laboratoires internationaux associés (LIA) et enfin 30 unités mixtes internationales (UMI) qui constituent des aides précieuses à la structuration des collaborations sur le moyen-long terme. Certaines sont partagées avec de grandes entreprises comme Solvay4 en Chine ou aux États-Unis ou encore Thales5 à Singapour. Elles sont appréciées aussi bien par les chercheurs français que par nos partenaires étrangers. À ceci s’ajoutent les dix bureaux du CNRS installés à l’étranger, dans des pays stratégiques. C’est un fait : la science française est beaucoup plus connue et reconnue à travers le CNRS qu’à travers ses universités. C’est pourquoi nous avons entrepris de faire bénéficier de cet acquis l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur et en particulier ceux dont nous sommes partenaires au sein des Co-mue. Le CNRS doit contribuer à renforcer la présence et la visibi-lité de l’ESR français en partageant ses savoir-faire et ses outils. Vous avez fixé à la Mission pour la place des femmes au CNRS des objectifs ambitieux en matière d’égalité professionnelle. Dans quels domaines précis le CNRS doit-il progresser ? La place des femmes au CNRS est un sujet de préoccupation – je pense en particulier à leur sous-représentation dans les postes de responsabilité – pour nous comme elle l’est pour l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche. Même si, aujourd’hui, le taux de recrutement des femmes au CNRS s’avère plutôt moins mauvais que dans un certain nombre de pays, nous ne pouvons © CNRS / Xavier Pierre pas, nous ne devons pas nous contenter de ce maigre résultat. Les progrès à accomplir sont multiples. D’où l’idée d’un plan pour l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes qui touche à toutes les questions, qu’il s’agisse de l’articulation temps familial/temps de travail, des rémunérations, des pro-gressions de carrière, des conditions de travail avec leurs obs-tacles concrets à l’égalité. Le CNRS veut également agir sur les récompenses, un domaine dans lequel il nous est aisé d’imposer la parité car nous dispo-sons d’un vivier de chercheuses brillantes. La Médaille d’or a été décernée à la grande biologiste Margaret Buckingham. Cette récompense qui est considérée comme la plus haute distinction scientifique dans notre pays, et qui sert souvent de marche-pied vers le Nobel, n’avait pas été attribuée à une femme depuis vingt-sept ans. Il ne s’agit pas pour nous d’un effet de mode mais d’un acte de justice. La question du genre, de l’égalité entre les sexes consti-tue une nouvelle frontière pour les pays développés comme les nôtres. 1 Jean Zay fut de 1936 à 1939 ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts. Ses cendres ainsi que celles de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion seront transférées au Panthéon en tant que « grandes figures qui évoquent l’esprit de résistance ». 2 Sur la période 2007-2011 selon le Global Scimago Institutions Rankings 2013. 3 Stratégie nationale de l'enseignement supérieur. 4 Deux unités mixtes internationales associent le CNRS et Solvay : l’UMI COMPASS (Complex Assemblies of Soft Matter laboratory), située à Bristol en Pennsylvanie (États-Unis), et l’UMI E2P2L (Eco-Efficient Products and Processes Laboratory) basée à Shanghai (Chine). 5 Dans le cadre de l’UMI Cintra.


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