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Par ailleurs, considérant les services écologiques rendus par ces sites, de manière plus ou moins directe, et compte-tenu qu’ils sont souvent déjà exploités directement par l’Homme, ou que certains usages passés ou présents peuvent influer sur les conditions d’exploitation, il convient également de s’interroger sur l’impact possible de l’exploitation de ces ressources minérales sur les économies des nations établies à proximité des sites concernés. 1.2. Objectifs de l’ESCo L’ESCo sur les impacts environnementaux de l’exploitation des ressources minérales marines profondes répond à une demande du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie. Elle a vocation : 1) à donner aux pouvoirs publics tous les éléments scientifiques disponibles et fiables, leur permettant d’évaluer et de répondre le plus justement possible aux demandes qui leur sont soumises sur les ressources minérales marines profondes ; 2) à identifier les besoins nouveaux de connaissances et des études scientifiques qu’il conviendrait de mener pour combler certaines lacunes dans nos connaissances ; 3) Les résultats de l’expertise pourront également nourrir d’autres réflexions visant à définir le cadre réglementaire que devront respecter les industriels dans la perspective d’une exploitation future des ressources minérales marines dans la ZEE française. Le rapport d’expertise est étayé, par un corpus total d’un peu plus de 13 900 références, tous chapitres confondus, composé essentiellement d’articles scientifiques et de rapports techniques. Les experts en ont extrait, analysé et assemblé les éléments pertinents pour éclairer les questions posées, par une sélection d’environ 2 000 références considérées comme d’intérêt majeur. 1.3. Méthode de l’ESCo L’équipe-projet est constituée de cinq pilotes scientifiques, soutenus par trois responsables de coordination. Quarante-huit autres chercheurs et ingénieurs ont été mobilisés pour leurs compétences spécifiques relevant de la géologie, de la géochimie, de la biochimie, de l’écologie, de la génétique, de l’économie, du droit… L’expertise repose dans sa grande majorité, sur un corpus bibliographique de références scientifiques nationales et internationales certifiées (articles scientifiques, ouvrages de références…). Certaines questions, notamment technologiques, juridiques et économiques, ayant fait l’objet de très peu de publications scientifiques s’appuient néanmoins sur des données existantes, issues de rapports et de documents techniques d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, nationaux et internationaux, ainsi que de données industrielles. Toutes ces informations ont été analysées et critiquées par les experts avant d’être présentées dans le rapport d’expertise. Parmi toutes les références identifiées en amont de la rédaction du rapport, certaines se rapportaient à des documents de travail confidentiels, dont les membres de l’équipe-projet connaissaient l’existence, ou à certaines données non encore publiées (cas des données des campagnes Futuna toujours confidentielles et non publiées par exemple). Ce type d’information n’a donc pas été intégré dans le rapport d’expertise, malgré le grand intérêt qu’il représente. Il en est de même pour certaines données technologiques et industrielles. 10


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